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Conférence de Francis Beretti, Professeur émérite de l'Université de Corse, réalisée le mercredi 13 avril 2016 dans le cadre du cycle de séminaires "La Corse des voyageurs" de la Bibliothèque Universitaire et du Centre Culturel Universitaire. Réalisation : Nicolas Fresi
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Conférence de Stella Retali-Medori, Maître de conférences Habilité à Diriger des Recherches en linguistique romane à l'Université de Corse, organisée dans le cadre d'a Ghjurnata Dante in Corsica. Cette journée prenait part dans le cadre du 750ème anniversaire de la naissance de Dante et dans la continuité de la Chaire Esprit méditerranéen Paul Valery. Elle a été organisée le 27 mai 2015 par la Fondation de l'Université de Corse et le Laboratoire Lieux, Identités, eSpaces et Activités (CNRS-Université de Corse). Réalisation : Nicolas Fresi
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Table ronde, organisée dans le cadre d'a Ghjurnata Dante in Corsica. Participants : Pierre Santucci, Toni Casalonga, Dominique Foata, Jacques Fusina, Pascal Ottavi. Cette journée prenait part dans le cadre du 750ème anniversaire de la naissance de Dante et dans la continuité de la Chaire Esprit méditerranéen Paul Valery. Elle a été organisée le 27 mai 2015 par la Fondation de l'Université de Corse et le Laboratoire Lieux, Identités, eSpaces et Activités (CNRS-Université de Corse). Réalisation : Nicolas Fresi
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Conférence de Jean-André Cancellieri, professeur d'Histoire médiévale à l'Université de Corse, organisée dans le cadre d'a Ghjurnata Dante in Corsica. Cette journée prenait part dans le cadre du 750ème anniversaire de la naissance de Dante et dans la continuité de la Chaire Esprit méditerranéen Paul Valery. Elle a été organisée le 27 mai 2015 par la Fondation de l'Université de Corse et le Laboratoire Lieux, Identités, eSpaces et Activités (CNRS-Université de Corse). Réalisation : Nicolas Fresi
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Le Centre Culturel Universitaire organisait le mardi 12 mai 2015 au Spaziu Universitariu Natale Luciani, à Corte, une présentation de l'ouvrage Les utopies insulaires : la Corse. Cet ouvrage collectif paru en 2014, coordonné par Jean-Pierre Castellani, professeur émérite de l'Université de Tours, rassemble des contributions de différents membres de l'Université de Corse : - Francis Beretti, - Marie Hélène Ferrandini, - Olivier Jehasse, - Jacques Orsoni, -Alain Di Meglio La présentation de cet ouvrage a été animée par Fabienne Crastes, Professeur agrégé de l'enseignement du second degré à l'Ecole Supérieure du Professorat et de l'Education de l'Université de Corse.
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Organisée le mercredi 8 avril 2015 par le Centre Culturel Universitaire dans le cadre des Journées des Arts et de la Culture dans l'Enseignement Supérieur, ces convergences proposaient confronter par des lectures, des jeunes poètes de l’Université de Corse avec des poètes confirmés invités pour la circonstance. Les poèmes étaient à la fois en langue corse et en français. Réalisation : Nicolas Fresi
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Organisée le mercredi 8 avril 2015 par le Centre Culturel Universitaire dans le cadre des Journées des Arts et de la Culture dans l'Enseignement Supérieur, ces convergences proposaient confronter par des lectures, des jeunes poètes de l’Université de Corse avec des poètes confirmés invités pour la circonstance. Les poèmes étaient à la fois en langue corse et en français. Réalisation : Nicolas Fresi
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« Pascal Paoli, la Révolution corse et Napoléon Bonaparte : pour un projet scientifique économique novateur » est un projet confié par les autorités publiques de Corse (Collectivité Territoriale de Corse) à l’Università di Corsica Pasquale Paoli à travers son Laboratoire Lieux, Identités, eSpaces et Activités (CNRS-Université de Corse). L'inauguration du cycle de séminaires a été organisée le jeudi 6 novembre 2014 au Spaziu culturale Natale Luciani à Corte. Ce projet a été placé sous la responsabilité scientifique de Jean-Dominique Poli, Maître de conférences en Littératures comparées, et de Jean-Guy Talamoni, Docteur en Langues et Littératures Régionales, afin de traiter les différents aspects scientifiques et de valorisation. Il a débuté par une première phase de 18 mois incluant ce cycle de séminaires ainsi qu'un colloque international prévu pour le mois de juillet 2015. Réalisation : Nicolas Fresi
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La littérature corse : Interview de Patrizia Gattacecca
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La littérature corse : Interview de Ghjacumu Fusina
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La littérature corse : Interview d'Alanu Di Meglio
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Table ronde autour de l'ouvrage "La Nostalgie", enregistrée le mardi 8 avril 2014 dans le cadre de l'inauguration de la chaire "Esprit méditerranéen - Paul Valery". Réalisation : Nicolas Fresi
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Sophie Tiedrebeongo, étudiante en Master 2 Sciences de l'Homme et de la Société, nous fait part des ressemblances culturelles qui coexistent entre le Burkina Faso et la Corse. Réalisation : Nicolas Fresi
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Sophie Tiedrebeongo, étudiante en Master 2 Sciences de l'Homme et de la Société, nous fait part des ressemblances culturelles qui coexistent entre le Burkina Faso et la Corse. Réalisation : Nicolas Fresi
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Sophie Tiedrebeongo, étudiante en Master 2 Sciences de l'Homme et de la Société, nous fait part des ressemblances culturelles qui coexistent entre le Burkina Faso et la Corse. Réalisation : Nicolas Fresi
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Conférence de Dominique Verdoni, Professeur des universités à l'Université de Corse, réalisée le mardi 3 décembre 2013 dans le cadre de l'Université Inter-Âges du centre culturel de l'Université de Corse. Réalisation : Nicolas Fresi
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Conférence de Dominique Verdoni, Professeur des universités à l'Université de Corse, réalisée le mardi 3 décembre 2013 dans le cadre de l'Université Inter-Âges du centre culturel de l'Université de Corse. Réalisation : Nicolas Fresi
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Christphe Luzi, Ingénieur de recherche à la M3C Université de Corse, nous parle du travail de numérisation de documents mené dans le cadre du projet "Identités, Cultures : les processus de patrimonialisation" mené par le Laboratoire Lieux, Identités, eSpaces et Activés (Université de Corse / CNRS). Une vidéo proposée par A meridiana, l'Université de Corse et le CNRS.
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Dominique Verdoni nous parle du projet "Identités, Cultures : les processus de patrimonialisation", dont elle est responsable, mené par le Laboratoire Lieux, Identités, eSpaces et Activés (Université de Corse / CNRS). Une vidéo proposée par A meridiana, l'Université de Corse et le CNRS
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Témoignage de Ghjacumu Thiers recueilli dans le cadre du projet "Puesia Corsa d'Oghje". Centre Culturel Universitaire - 2012
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Témoignage de Lucia Santucci recueilli dans le cadre du projet "Puesia Corsa d'Oghje". Centre Culturel Universitaire - 2012
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Témoignage de Ghjuvan Teramu Rocchi recueilli dans le cadre du projet "Puesia Corsa d'Oghje". Centre Culturel Universitaire - 2012
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Témoignage de Petru Matteu Santucci recueilli dans le cadre du projet "Puesia Corsa d'Oghje". Centre Culturel Universitaire - 2012
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Témoignage de Pasquale Ottavi recueilli dans le cadre du projet "Puesia Corsa d'Oghje". Centre Culturel Universitaire - 2012
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Témoignage de Sonia Moretti recueilli dans le cadre du projet "Puesia Corsa d'Oghje". Centre Culturel Universitaire - 2012
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Témoignage de Ceccè Lanfranchi recueilli dans le cadre du projet "Puesia Corsa d'Oghje". Centre Culturel Universitaire - 2012
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Témoignage de Patrizia Gattaceca recueilli dans le cadre du projet "Puesia Corsa d'Oghje". Centre Culturel Universitaire - 2012
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Témoignage de Ghjacumu Fusina recueilli dans le cadre du projet "Puesia Corsa d'Oghje". Centre Culturel Universitaire - 2012
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Témoignage de Ghjanghjaseppiu Franchi recueilli dans le cadre du projet "Puesia Corsa d'Oghje". Centre Culturel Universitaire - 2012
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Témoignage de Paulu Michele Filippi recueilli dans le cadre du projet "Puesia Corsa d'Oghje". Centre Culturel Universitaire - 2012
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Témoignage d'Alanu Di Meglio recueilli dans le cadre du projet Puesia Corsa d'Oghje . Centre Culturel Universitaire - 2012
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Témoignage de Marcu Biancarelli recueilli dans le cadre du projet Puesia Corsa d'Oghje . Centre Culturel Universitaire - 2012
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Témoignage de Marcellu Vittoriu Acquaviva recueilli dans le cadre du projet Puesia Corsa d'Oghje. Centre Culturel Universitaire - 2012
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Première de couverture de l'ouvrage écrit par John-Antoine Nau, prix Goncourt 1903, , intitulé Archipel Caraïbe.Préface de Jean Royère, Paris, éditions Excelsior, 1929, 259 pages.
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Première de couverture de l'ouvrage écrit par John-Antoine Nau, prix Goncourt 1903, intitulé Cristóbal le Poète.Edité à Paris, aux éditions Paul Ollendorff en 1912, 257 pages.
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Première de couverture de l'ouvrage écrit par John-Antoine Nau, prix Goncourt 1903, , intitulé Poèmes triviaux et mystiques.Avec un portrait de John-Antoine Nau par Henri Edmond Cross, Paris, Albert Messein, coll. La Phalange, 1924.
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Première de couverture de l'ouvrage écrit par John-Antoine Nau, prix Goncourt 1903, , intitulé Lettres exotiques.Préface de Jean Royère, Paris, Les Marges, éd. Marcel Seheur, coll. de la Petite Ourse, 1933, 104 pages.
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Portait de John-Antoine réalisé par Henri Edmond Cross, très certainement au fusain. Ce portrait apparaît au verso de la couverture de l'ouvrage écrit par John-Antoine Nau : Poèmes triviaux et mystiques, Paris, Albert Messein, coll. La Phalange, 1924, 127 pages.
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Lithographie représentant le visage de John-Antoine Nau.
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Lithographie représentant de John-Antoine Nau accompagné de sa femme.
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Enveloppe adressée à Toussaint Luca, conseiller de préfecture d'Yonne, Auxerre. Très certainement envioyée par John-Antoine Nau.
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Courrier imprimé dont on ignore la date et le destinataire, rédigé par un groupement intitulé
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Correspondance manuscrite originale d'Henriette à Jean Royère, le 4 mai 1912 depuis Porto-Vecchio.(Support : papier libre)Retranscription : Porto-Vecchio, 4 mai 1912Mon cher Royère,Un tout petit mot pour vous remercier. Gino s’est tellement tourné les sangs avec son Cristobal qu’il en est malade.Nous sommes contents que ce sale bouquin paraisse enfin le 14 mai. Nous n’avons pas encore reçu les feuillets d’Ollendorff. Dès que Gino aura pris les adresses, il vous renverra la feuille de service de presse que vous lui avez communiquée.Gino est, comme vous, bien triste de la mort de ce pauvre Jules Rivière : c’était pour lui un camarade de trente ans ; il l’avait connu quand ce pauvre Jules avait quatorze ans.Je puis vous rassurer au sujet de la position de M.me Jules Rivière qui est très aisée.À la mort de la mère de Jules qui est fort vieille, elle sera très riche.Gino est très sensible à l’envoi que vous voulez bien lui faire de votre Dictionnaire de la Fable. Ce livre aura le plus grand prix pour lui puisque vous l’avez possédé pendant plus de vingt ans vous, son plus cher ami.Aussitôt qu’il sera mieux il vous écrira à ce sujet car il est très content d’avoir un livre qui a été si longtemps à vous.Je vous embrasse bien tous les trois comme je vous aime.Votre affectionnée,Henriette
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Correspondance manuscrite originale de Yette Nau à Toussaint Luca, le 24 janvier 1913 depuis Porto-Vecchio.(Support : papier libre)Retranscription : Porto-Vecchio,24 janvier 1913Cher Monsieur, Vous nous avez offert si gentiment votre aide en Corse, que je viens, en toute confiance, après mon mari, vous demander un service pour des compatriotes à vous.Il y a, près de chez moi, un ménage, (l’homme a servi dans les Douanes) : la femme est toujours malade. Ils ont sept enfants, tous des garçons : l’aîné a 25 ans; il est malade et à leur charge. De constitution trop faible, il a été refusé au service militaire. Le dernier enfant a trois ans. Ces voisins ont du pain tout juste, et encore !Je croyais qu’un ménage qui avait sept garçons avait une petite pension.Voici le nom du mari : Mallaroni Jacques, André, ancien douanier à Porto-Vecchio.Je vous serais reconnaissante, cher Monsieur, si vous pouviez faire obtenir à la famille Mallaroni la pension à laquelle je crois qu’elle a droit.Veuillez agréer, l’expression de mes sentiments les plus sympathiques.Yette Nau
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Correspondance manuscrite originale de John-Antoine Nau, depuis Porto-Vecchio, dont on ne connaît pas le destinatire.Sans date, mais selon toute vraisemblance lors des derniers jours du séjour de l’écrivain à Porto-Vecchio.(Support : carte postale, Porto-Vecchio - Une partie des remparts vue de la Marine - Collection Vve Bartoli et Fils (Porto-Vecchio))Retranscription : Je t’écris sur deux nouvelles « vues » de Porto-Vecchio qui me paraissent moins infectes que les anciennes. Excuse ma paresse épistolaire d’aujourd’hui. Elle est effrayante et, depuis quelque temps, je ne puis plusécrire que de « la copie ». Les lettres, ça ne va pas plus ! La vieillesse, quoi ! Seule une des deux vues – celle reproduite ici – a été retrouvée. Mon roman avance. Il n’est pas bien mais certaines pages t’amuseront.Yette et moi te remercions de tout coeur et t’embrassons également de tout coeur comme nous t’aimions ?????? ainsi par la chère Boudette et la petite amie Guezitte.Ton vieux père qui t’aime bien, fils cher,John-Antoine NauP.S. : L’ami et « poisson bleu » Verooort ne m’envoie plus « Paris-Journal » depuis environ quinze jours.
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Correspondance manuscrite originale de John-Antoine Nau, depuis Porto-Vecchio, adressée à Jean Royère, directeur de
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Correspondance manuscrite originale de John-Antoine Nau, depuis Cargèse chez M. Pozzo di Borgo, adressée à Toussaint Luca, avocat, 20 rue des Ecoles, Paris (Ve).Sans date, mais cachet postal indiquant « Cargèse, 5 novembre 1909 ».(Support : carte postale - Un coin de la forêt de Valdaniello - Collection J. Moretti, Corte (Corse))Retranscription : Monsieur Toussaint LucaAvocat20, rue des ÉcolesParis (Ve)À bientôt, je l’espère dans votre belle île.Mon cher ami,Je vous suis bien reconnaissant de tout ce que vous voulez bien faire si gentiment pour moi.M. Frasseto a été charmant.Je vous écrirai bientôt un peu moins à la hâte.Bonne poignée de main,Votre ami,John-Antoine Nau(Giovanni Antonio Navetti)Chez M. Pozzo di Borgo,Retraité à Cargèse (Corse)
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Correspondance manuscrite originale de John-Antoine Nau et Yette à Fanny Fénéon, le 7 mai 1916 depuis Ajaccio, Cahute Miot, Banc de vase Miot.(Support : papier libre)Retranscription : Ajaccio (Corse),Cahute Miot,Banc de vase Miot,7 mai 1916Chers et bons amis,Voilà bien longtemps que je n’ai lu une ligne de vous ! Comme Yeyette, j’espère bien que ce silence n’est pas dû à un mauvais état de vos santés ou des santés des vôtres. Peut-être, êtes-vous, tout simplement, comme nous, - (qui n’écrivons plus guère à personne,) – horriblement agacés et assombris par cette atroce et longue reprise des mœurs de l’Âge de pierre… (en plein Âge d’acier, - ce qui est pire aggrave l’affaire !!)Je ne suis, du reste, qu’un lâche et sombre veau. Je n’ai jamais, depuis les tout premiers temps de la guerre, écrit à M. Duquesne. Donnez-moi son adresse exacte à Concarneau. Vous serez bien gentils.Dites-nous aussi un peu comment vous allez. Nous désirons bien apprendre que Madame Duquesne est un peu plus solide et que vous n’êtes plus inquiets pour elle.Mais, ô brillant Félix, et suave Fanny, si vous conservez tous deux le velouté floral de la jeunesse, - (car, de cela je ne doute pas) – vos petits amis d’Ajaccio ressemblent, maintenant à de bien vieux et tremblotants et minuscules roquets de manchon. Minuscules ? Pas moi ! Je suis trop gras, mais et ne suis minuscule que pour ma propre compassion, - comme petit être mal foutu et sénile. Mais Puss-Puss qui s’est donné trop de mal, ces dernières années, ressemble vraiment à un gracile bichon à longs poils, - (elle en a, des tiffes !!) – à un chienchien à pattes diaphanes qui a perdu sa petite caisse garnie d’ouate.Ah ! Nous les connaissons, les prodrômes de la vieillesse ! Yeyette ne marche se soutient plus que par les nerfs et votre vieux camarade John-Antoine est sourd comme un pot, ahuri et pusillanime comme un gosse. Heureusement, comme les choses vont un peu mieux et que comme v’là enfin l’printemps, nous commençons à espérer une troisième jeunesse.Ceux qui désespèrent sont des… huitres, comme disait Henri Brisson après sa quatorzième ( ?) veste comme candidat à la Présidence de la R.F.Enfin, je vous raconte toutes les bêtises possibles… Mais, nous voudrions bien avoir de vos nouvelles. Vous ai-je dit que nous avions un hôpital anglais pour Serbes, à moins de deux cents mètres de nous, dans le même terrain et en pleine vue ? Les doctoresses et infirmières anglaises « sortent » leurs blessés – et leurs lits, - dès qu’il y a le plus petit rayon de soleil. Le jardin où on les met n’est pas brillant par lui-même, mais comme blessés et malades slaves sont parés de chemises de flanelle de tous les bleus, de tous les roses, de tous les mauves, on prend, à distance, les lits de fer pour des « protège-plates-bandes » et les œgrotants (égrotants ?) pour des fleurs charmantes.Je n’ai pas dû vous dire davantage que, dans notre propre bout de jardin ( ?) – il y a une vieille grange que les popes serbes ont choisie pour y installer une chapelle schismatique ? À moins de dix mètres de la fenêtre de notre chambre, on célèbre des offices diurnes et nocturnes pendant lesquels les chantres… goualent comme de vieilles grilles de jardins de province.La Semaine Sainte, qui, par hasard, coïncidait avec la nôtre, (cela arrive, je le crois tous les treize ans,) – a, surtout, été épique. Jusqu’à près de minuit, les chantres ont fait le plus extraordinaire pétard, - et ils ont repris leur musique à cinq heures du matin. Ils n’ont « fermé cela » que du vendredi au dimanche. En tout cas, la nuit, le bout de jardin n’était pas banal à regarder dans le la vague lumière éclairage qui venait de la porte de la grange. Comme la chapelle était trop petite pour les fidèles, un bon tiers des braves Serbes demeurait dehors. Dans la lumière faible, on devinait que ces suppôts de la superstition, hommes et femmes, se poussaient, rigolaient, bouffaient, buvaient, - ou, - pour se distraire, - faisaient pipi sur les choux et les radis. Les cigarettes des hommes faisaient une longue constellation rougeâtre qui s’abaissait et remontait assez régulièrement. C’était bizarre… D’ailleurs, ces Serbes paraissent de bons enfants.Mais voilà bien du topo. Vous serez bien gentils de nous écrire un mot, nous disant comment vous deux, Madame Duquesne, Monsieur Duquesne et le copain Gustave, vous portez et se portent. Amitiés très affectueuses à tous ; et nous vous embrassons de tout cœur, comme nous vous aimons.Votre antique copain,E.A.J. Nau Torquet