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Correspondance manuscrite originale de John-Antoine Nau et Yette à Fanny Fénéon, le 19 novembre 1911 depuis Porto-Vecchio, Tournant de la Marine.(Support : papier libre)Retranscription : Porto-Vecchio, 19 novembre 1911,Tournant de la MarineMa chère Fanny,Nous avons été bien peinés, Yette et moi de voir que vous êtes toujours aussi triste. Ma chatte et moi ne sommes pas toujours excessivement gais, - alors nous savons ce que c’est – et sympathisons très fortement avec les amis qui se font encore plus de bile que nous. On vous aime bien dans ce coin-ci et j’espère que nous ne resterons plus si longtemps sans vous voir. Si les choses marchent bien pour nous, j’étudierai de plus en plus sérieusement notre déjà vieux projet de colonisation en commun. Cela peut nous faire, à vous, un âge mûr, à nous une vieillesse assez agréables;Je vois avec chagrin qu’aucune combinaison portovecchienne m’agrée beaucoup à M. Duquesne. Il m’a écrit une lettre fort gentille et aimable mais où le désir d’admirer les plages corses ne perce pas le moins du monde. Il ne me demande quelques renseignements que par acquit de conscience et je crois, d’après ce qu’il me dit, que le séjour d’une bourgade située dans un beau paysage mais dépourvue des moindres distractions, lui serait assez insupportable. Quand on a, soi-même, horreur de ce qu’on appelle les « distractions », on comprend assez mal qu’un ami en désire, mais on arrive à se rendre compte des choses par analogie lointaine. Si l’on nous proposait un pays muni de toutes les ressources, très amusant, très joyeux mais éloigné de la mer et des bois, un pays sans petits chemins sauvages et frais, sans horizons lumineux et nacrés, sans fleurs sauvages et sans sauvagerie, nous enverrions ce pays à tous les diables. C’est la même chose pour M. Dusquesne en renversant les termes. Je crois que la Corse ne serait décidément pas son rêve.Nous avons passé l’été dans les montagnes au-dessus de Porto-Vecchio avec les Boiry. (Félix connaît le mari qui est peintre.) Et depuis que le froid nous a chassés des sommets nous les avons ramenés avec nous au Tournant de la Marine (Porto-Vecchio).En voilà des copains qui aiment la Corse ! Bien plus que nous, - qui ne raffolons pas des habitants, malgré leurs bonnes qualités, qui faisons des réserves de toute sorte, même au sujet de la beauté du pays… Ces amis Boiry, en Corse, représentent les immigrants temporaires enthousiastes ; nous, les immigrants temporaires résignés et pas trop mécontents, consolés par quelques paysages ; M. Duquesne représenterait le résident exaspéré toujours prêt à fiche un pétard géant sous le Monte Cinto pour faire sauter l’île. J’ai compris son esthétique.Les amis Boiry ne vont pas, du reste, tarder à nous quitter : M. Boiry a des raisons picturales qui le rappellent de rentrer à Paris, mais ses quatre mois de Corse l’ont charmé et il ne demande qu’à revoir le plus tôt possible l’île aux maquis.Pour nous, je crois que le cycle corse se terminera l’année prochaine aux vacances. Nous viendrons, sans doute, à Paris, irons faire un petit tour sur des plages septentrionales, pour changer un peu, - guère, de climat, mais beaucoup de paysage, - et chercherons ensuite une nouvelle patrie – toujours temporaire. Si la galette rapplique, nous irons peut-être jeter les premières fondations de notre future colonie fénéono-nauesque ; sinon… il y a encore des Portugals, des régions d’Espagne inconnues de nous, pour attendre l’ère de ce que nous voudrions appeler le l’ère du « bonheur définitif sur terre. » Ne désespérons jamais, malgré les deuils et les chagrins ! (Allons bon ! Voilà que je fais mon petit pasteur protestant !)Yeyette veut ajouter un petit mot à ma lettre. Je vais donc, tout-à-l’heure, lui laisser une petite place.J’espère que Félix, aussi bien que vous et les trois amis Duquesne, se porte comme tous les ponts de Paris réunis, plus l’obélisque et la Tour Eiffel.Nous serons bien contents de vous voir le plus tôt possible car il nous arrive bien souvent de nous ennuyer de vous.Nous vous embrassons tous de tout cœur et demeurons vos vieux amis qui vous aiment bien.E.A.J. Nau Torquet et YetteOh ! Je vous en prie, dites donc à Félix qui me demande depuis deux ans ce que je pense de Léon Werth, que je le considère comme un garçon du plus grand talent et un critique d’art merveilleux.
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Correspondance manuscrite originale de John-Antoine Nau adressée le 12 juin 1913 à Jean Royère, directeur de
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Correspondance manuscrite originale de John-Antoine Nau adressée depuis Porto-Vecchio (Tournant de la Marine) à Félix Fénéon, 15, rue Eugène Carrière, Paris.Sans date, cachet postal indiquant « Porto-Vecchio, 5 octobre 1910 »(Support : carte postale, Porto-Vecchio - coin de refuge - Editions Simon Ferracci - Photo Peinture A. Breger Frères, 9 rue Thénard, Paris)Retranscription : Tournant de la Marine, (Porto-Vecchio) – [On me dit que cette adresse suffit]Madame et Monsieur Félix Fénéon15, rue Eugène-CarrièreParisChers et bons amis,V’là notre adresse. On vous écrira bientôt plus sérieusement.Ceci n’est que pour vous embrasser de tout cœur comme on vous aime ainsi que les amis Duquesne.Votre vieux,John-Antoine Nau
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Correspondance manuscrite originale de John-Antoine Nau adressée depuis Ajaccio (Villa Miot, Place Miot) le 9 janvier 1916 à Jean Royère, 33, rue Franklin, Paris (16e).(Support : carte postale, 360 - Les calanches de Piana)Retranscription : De J.A. NauVilla Miot, Place Miot, Ajaccio (Corse), 9 janvier1916Vieux frangin,À moi, Comte deux mots !... Pas plus pour aujourd’hui, car je n’ai qu’une demi-minute à moi ; mais je ne veux pas rester sans te remercier des livres qui sont bien arrivés. Tu es un bon fieu, comme d’habitude et je t’écrirai, cette semaine (ou plutôt entre lundi 10 et lundi 17).Yette et moi t’embrassons de tout coeur, comme nous t’aimons, ainsi que la dame Boudette et Guezitte.Ton vieux frangin,John-Antoine Nau« Que devient Melle Uhlu ? » me demande ma fille Titine.
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Correspondance manuscrite originale de John-Antoine Nau adressée à Jean Royère, directeur de La Phalange , 84, rue Lauriston, Paris (16e).
Sans date, cachet postal indiquant « Porto-Vecchio, 5 janvier 1911 ».
(Support : carte postale - Collection J. Moretti, Corte (Corse))
Retranscription : Monsieur Jean Royère Directeur de la « Phalange » 84, rue Lauriston Paris.
Monsieur,
Votre revue est admirable et je la fais lire à tous mes amis.
Giovanni-Antonio Navetti
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Correspondance manuscrite originale de John-Antoine Nau adressée à Jean Royère 15 juin 1914, depuis Porto-Vecchio.(Support : carte postale, Porto-Vecchio - Forêt de pins au bord de la mer - Collection Vve Bartoli et Fils (Porto-Vecchio))Retranscription : Porto-Vecchio, 15 juin 1914Vieux frangin,Tu fus bien gentil de m’envoyer les épreuves du « Duelliste ». J’ai écrit un mot à Davray84 et un à Vielé- Griffin pour les remercier comme je te remercie. Chouette ! Ça va passer, alors ! Mon vieux, tu es une providence pour moi ! Je n’arrive à rien passer tout seul.Je t’écrirai plus longuement ces jours-ci en te réexpédiant « Niseis » dont je crois que nous ne ferons pas grand-chose à moins que le bon Jean Finot ne la prenne.Très bien ton article sur Révoil. Merci de me l’avoirenvoyé. Très, très intéressant.
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Correspondance manuscrite originale de John-Antoine Nau à Toussaint Luca, le 4 janvier 1913 depuis Porto-Vecchio, Tournant de la Marine.(Support : papier libre)Retranscription : Porto-Vecchio (Corse),(Tournant de la Marine),4 janvier 1913Mon cher confrère et ami,Je vous envoie tous mes meilleurs vœux de bonheur pour l’an 1913 et ces vœux vous seraient parvenus plus tôt, si je n’avais pas eu un tas de petites occupations agaçantes, voire insupportables qui m’ont tanné tous ces temps-ci. Vous savez que nous redevenons la Corse classique : nous affirmions, avec raison du reste, aux Pinzuti de passage chez nous, que l’île était admirablement tranquille, qu’on ne tirait plus que sur les lièvres et les merles, que nous étions le département modèle : Allons, bon ! Cette année qui a été déplorable comme récoltes a été horriblement fertile en « bandits d’occasion ». Il n’y a plus assez de gendarmes sur le « continent » : on nous bouffe tous nos Pandores et nous serons forcés de commander des gendarmes aux fabriques de l’Étranger qui manufacturent ce genre d’articles. Enfin, espérons que cet état de choses, d’ailleurs peu dangereux pour les gens tranquilles comme nous, va se modifier prochainement. Vous m’avez dit fort gentiment que si j’avais besoin de la Préfecture de la Corse, vous seriez aimable pour intervenir amicalement : Or, si, personnellement, je vis, farouche et calme dans mon petit coin, je connais un jeune homme qui aurait bien besoin d’un coup d’épaule. (C’est le parent d’un de mes très bons amis.) Ce jeune homme qui s’appelle Pierre Valli, qui est très intelligent et très honnête et qui fut facteur intérimaire des Postes à Porto-Vecchio, se trouve actuellement sans place et sans argent. Quand on n’a plus eu besoin de lui comme facteur intérimaire on l’a envoyé « balayeur de feuilles » selon la formule élégante adoptée dans le monde, et aussi selon l’usage immémorial.Il serait bien heureux s’il pouvait être nommé à la place vacante de porteur-auxiliaire du télégraphe à Porto-Vecchio.C’est, je le répète, un très gentil garçon, intelligent, honnête et travailleur. Je vous serai bien reconnaissant si vous pouvez faire quelque chose pour lui.Avec mes meilleurs souhaits, mon cher ami, et ceux de ma femme, je vous prie de recevoir une bonne et affectueuse poignée de main.Votre ami,John-Antoine Nau Note rédigée par Pierre Valli et jointe à la lettre :Valli Pierre – 31 ansServices successifs3 ans de services militaires comme secrétaire. Libéré le 18 septembre 1906.Postulant facteur rural des postes (août 1906)Facteur intérimaire depuis décembre 1906 au 30 juin 1910.1er juillet 1910 au 20 septembre 1912 : facteur auxiliaire temporaire, attaché au Bureau de Porto-Vecchio.
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Correspondance manuscrite originale de John-Antoine Nau à Toussaint Luca, le 24 janvier 1913 depuis Porto-Vecchio.(Support : papier libre)Retranscription : Porto-Vecchio,24 janvier 1913Mon cher ami,Allons, bon ! Voilà ma femme qui veut couper l’herbe sous le pied de mon futur facteur, lequel m’adresse justement aujourd’hui ses états de service calligraphiés sur un papier (Je vous transmets ci-joint le papier). Je n’en veux pas du tout aux Mallaroni qui sont de bons voisins et des gens très intéressants, très honnêtement et dignement mistouflards, mais mon futur facteur est aussi un type d’un patriotisme des plus édifiants. Allons-nous, ma femme et moi, devenir des chefs de bandes de partisans et nous flanquer des coups de schiopetta, elle au nom des Mallaroni, moi au nom de Pierre Valli ?Nous avions assez des Balésistes et des Caïtucolistes, ici, et apparaissent les Vallistes et les Mallaronistes !Nous devenons bien embêtants, n’est-ce pas ? Mon cher ami, mais songez (pour nous pardonner) que nous sommes des Pinzuti qui essayons de travailler pour des Corses. Ne nous en veuillez pas et agréez la forte et affectueuse poignée de main de votre reconnaissant ami,John-Antoine Naudit Giovanni-Antonio NavettiSous-Corse de 3e classe.(Vous remarquerez que j’ai déjà monté de trois classes, le Pinzuto inculte et nouvellement débarqué n’ayant droit qu’au titre de Sous-Corse de 6e classe.)Et dire que je ne vous ai pas remercié de tout cœur pour tout ce que vous voulez bien faire pour Pierre Valli !! Mais je vous en sais un gré infini.
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Correspondance manuscrite originale de John-Antoine Nau à Toussaint Luca, le 10 octobre 1912 depuis Porto-Vecchio, Tournant de la Marine.(Support : papier libre)Retranscription : Porto-Vecchio, 10 octobre 1912,Tournant de la MarineMon cher ami,Votre affectueuse lettre m’a fait le plus grand plaisir. Je rentrais, justement, d’un voyage assez fatigant chez les Pinzuti et j’ai eu, dans l’île qui me devient chère, la joie de trouver tout de suite la poignée de main épistolaire d’un Corse pour lequel j’éprouve la plus vive sympathie.C’est un beau pays, votre Corse.Malheureusement, l’admirable baie de Porto-Vecchio, si saine malgré les calomnies continentales, si vertement boisée, si exquise, est actuellement sous des nuages que l’on croirait fabriqués en Seine-et-Oise. (Made in Germany, si l’on veut).Alors, vous voilà dans l’Administration.Ne soyez pas trop dur pour mes frères, les bons réacs, qui sont d’excellents bougres, je vous l’assure. Je sais que vous êtes un terrible extrême-gaucher mais cela ne retire rien à mon amitié pour vous, si gentil quoique radical-socialiste.Du reste, les haines politiques, c’est de la blague. Dans notre pays, nous sommes tous des frères, -pas si ennemis qu’on le croit,- malgré les imprécations dont les vaincus chargent les vainqueurs. Il y aura une réconciliation nationale plus tôt qu’on ne croit. Je vous envie de pouvoir aller assister au mariage du cher ami Guy Lavaud. J’aurais eu bien du plaisir à m’y trouver, mais je suis si sauvage, si Caraïbe et au besoin Canaque et Zoulou, (tout cela ensemble malgré toutes les lois de l’anthropologie), qu’il est préférable que je demeure dans mon île. J’aurais dégoûté la noce avec ma tête d’homme « qui cherche toujours la sortie. »Il est triste d’être incivilisé à ce point, mais je n’y puis plus rien : je suis trop vieux !En vous remerciant encore de votre lettre si cordiale, je vous serre bien affectueusement la main.Votre ami,John-Antoine NauJe vais écrire au copain Lavaud.
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Correspondance manuscrite originale de John-Antoine Nau à Toussaint Luca, le 10 janvier 1913 depuis Porto-Vecchio, Tournant de la Marine.(Support : papier libre)Daniel Thaly (Roseau, La Dominique 1879-La Dominique, 1950), médecin de formation, poète antillais d’inspiration parnassienne, chef de file de l’école « doudouiste », mouvement littéraire quifait la part belle à l’exotisme et aux stéréotypes insulaires.Retranscription : Porto-Vecchio (Corse),Tournant de la Marine,10 janvier 1913Mon cher confrère et ami,Je tiens à vous remercier tout de suite du grand plaisir que vous m’avez fait en m’envoyant votre beau livre de poèmes Nostalgies Françaises. Non moins reconnaissant de la trop belle et trop aimable dédicace que vous avez écrite pour mon exemplaire, je porterai pourtant : c’est vous qui êtes un grand poète et je ne suis qu’un vieux semi-lyrique, tout au plus. Votre livre m’a énormément plu ; Il est plein de choses délicieuses et je les relirai, certainement, un nombre considérable de fois. Vous avez évoqué splendidement le ciel merveilleux, si féériquement changeant des Antilles, la confondante beauté de leur flore, l’air paradisiaque de là-bas, en des vers inoubliables. Bien que je sois un prisonnier (assez reluctant) de l’Europe et me sente pour cette partie du monde moins amicalement disposé, j’aime beaucoup ce que vous dites des paysages français que vous idéalisez en grand artiste.Voilà un livre qui doit vous placer très haut parmi les poètes français et je suis heureux de vous en féliciter en confrère plus âgé et moins bien doué mais nullement jaloux. Vous êtes le poète complet qu’attendaient les Antilles, c’est un bonheur pour tous ceux qui aiment les belles îles caraïbes vertes et or sur l’azur chaud et lumineux que l’apparition de semblables poèmes.J’ai été très flatté que vous ayez mis un de mes vers en épigraphe à d’autres vers plus beaux qui sont de vous.Je serai bien heureux si l’an prochain me ????? (si j’ai de la chance !) aux Antilles.Je puis enfin, de la Martinique ou de la Guadeloupe venir vous serrer la main.Encore mille félicitations, mon cher confrère et ami, et trouvez là l’expression de la vive et cordiale admiration de votre ami.John-Antoine Nau
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Correspondance manuscrite originale de John-Antoine Nau à Jean Royère.(Support : papier libre)Retranscription : Vieux frangin,Un quart de mot pour t’envoyer le petit bout de lettre pour M.r Francis Charmes.En te remerciant d’avancer, je te prie d’embrasser pour Yette et pour moi l’amie Boudette et la gentille Guezitte comme nous t’embrassons, c’est-à-dire de tout cœur. Ton vieux frangin,John-Antoine NauMaria Sardina est nommée à Porto-Vecchio (Sartène)Moi à Ajaccio comme candidat étrangerYette à BastiaToutoune à CalviBidoche (fille de Titine-Toutoune) à CorteUhlu doit être nommée quelque part ! ??? J’aurai fait passer quatre suffragettes et un féministe.
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Correspondance manuscrite originale de Johan-Antoine Nau, le 27 avril 1914 depuis Porto-Vecchio, Tournant de la Marine.(Support : papier libre)Retranscription : Porto-Vecchio (Corse),Tournant de la Marine,27 mars avril 1914Monsieur et éminent confrère,Mon intime ami Jean Royère, le poète fondateur de la « Phalange », veut se charger de vous apporter prochainement le manuscrit d’un, - (dirai-je d’un acte en vers ?)– d’un poème dialogué, plutôt, dont la forme et le ton pourraient, peut-être, convenir à la « Revue des Deux Mondes ».Sans me permettre de compter sur accueil hospitalier dont je serais très fier, je sais que le fin et consciencieux lettré que vous êtes examinera en toute impartialité les vers de « Niseis ».Veuillez agréer, Monsieur et éminent confrère, l’expression de mes sentiments de haute et respectueuse considération.John-Antoine Nau
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Correspondance manuscrite originale de Johan-Antoine Nau, le 24 décembre 1913 depuis Porto-Vecchio, Tournant de la Marine.(Support : papier libre)Retranscription : Porto-Vecchio (Corse),Tournant de la Marine,24 décembre 1913Chers amis,Un tout petit mot pour vous souhaiter à tous deux une bonne et heureuse année ainsi qu’à l’ami Gustave.Savez-vous si Fanny et Félix68 sont revenus de leur exploration en Allemagne ? Je voudrais bien leur écrire un petit mot à l’occasion de la nouvelle année, mais ne sais où les trouver actuellement.Nous vous étreignons tous trois (et même tous les cinq si nos Allemands sont là), très affectueusement, Yette et moi.Votre vénérable ami,John-Antoine Nau
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Correspondance manuscrite originale de Johan-Antoine Nau à Toussaint Luca, le 30 mars 1913 depuis Porto-Vecchio, Tournant de la Marine.(Support : papier libre)Retranscription : Porto-Vecchio, 30 mars 1913,Tournant de la MarineMon cher ami, Excusez-moi d’employer ce papier à lettre primitif, mais personne de la maison n’est allé aujourd’hui chez Alessandri, Ferracci ou Bàrtoli et ma boite à « velin » est vide.Merci d’avoir fait si gentiment vos efforts pour obtenir quelque chose pour cette oie de Mallaroni. C’est un très brave bougre, très digne d’intérêt, mais il est gâteux. Il aura encore fait quelque idiotie pour qu’on raie sa femme de la liste des nécessiteux !!Quand ma femme lui a appris le résultat de l’affaire, il a paru étonné mais point trop attristé, ou bien ce fut le contraire. En tout cas, lorsqu’on lui demanda ce qu’il voulait qu’on tentât pour lui afin de le repêcher, il leva les bras au ciel, sembla invoquer Allah et déclara en pur dialecte continental qu’ « y y avait pus moyen d’rien fiche » !S’il trouve quelque chose, je vous ennuierai encore, mon cher ami, avec les histoires de ce sympathique veau. En attendant, il semble vouloir offrir quelques jours de vacances, à vous et à nous.C’est une tourte mais un très brave homme très travailleur, (bien que retraité), et affligé de huit enfants dont six tout à fait à sa charge.Venez donc faire un tour en Corse. Vous nous ferez grand plaisir, à ma femme et à moi et puis vous verrez à Porto-Vecchio des types qui ne sont pas dans un sac, et comme je parie que vous n’en détenez pas à Campile. De plus vous pourrez admirer l’oiseau (je parle de mon excellent Mallaroni) et comme vous savez le Corse, je vous assure qu’il ne vous embêtera pas. (On m’affirme qu’il est très rigolo quand il parle son idiome naturel !)Après cela qu’importe qu’il soit rasant et même barbant quand il se sert du langage « pinzuto » officiel !Que faites-vous de bon dans l’Ardèche ? Le joyeux Rhône vous inspire-t-il de belles poésies ?Ma femme vous est aussi reconnaissante que moi du mal que vous vous êtes donné pour notre voisin. Elle vous fait, comme moi, mille amitiés.Merci encore. Je vous serre énergiquement la pince et demeure votre tout dévoué ami,John-Antoine NauMédaillé de la Campagne du Fium’Orbo(quatorze fois à l’ordre du jour, deux caboulots fortifiés pris d’assaut, trois gendarmes flingotés, écorchés et proprement tannés, puis transformés en bottes de luxe, en culottes de cheval etc.)
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Correspondance manuscrite originale de Johan-Antoine Nau à Toussaint Luca, le 3 avril 1913 depuis Porto-Vecchio, Tournant de la Marine.(Support : papier libre)Retranscription : Porto-Vecchio, 3 avril 1913,Tournant de la MarineMon cher ami,Un tableau représentera plus tard le Martyre de St. Toussaint*-Luca bombardé par ses amis, comme Andrinople. Oui, c’est encore moi, (je n’en ai pas, un toupet !), qui viens vous embêter.Maintenant que Mallaroni se tient à-peu-près tranquille, c’est Pierre Valli celui qui désire être nommé facteur (intérimaire) du télégraphe à Porto-Vecchio qui voudrait bien savoir s’il sera accepté. On lui a demandé tous ses papiers, ce qui lui a donné de l’espoir mais, depuis près de six semaines, il n’entend plus parler de rien. Serait-il possible d’en toucher un mot au Préfet sans rendre fou de rage cet administrateur départemental si fort persécuté par nous ? Ah ! Non ! Je n’aimerais pas être préfet ou conseiller de préfecture ! On doit devenir très vite neurasthénique dans ces emplois-là, surtout quand on a des amis aussi barbants que je le suis.Maintenant, il faut vous dire que ce Valli est un copain, étant le cousin de notre meilleur ami de Porto-Vecchio. Mais ça ne m’empêche pas d’être bien désagréable ! Je me mets à votre place et souffre pour vous, pour le préfet de la Corse, pour tout le monde !Je vous remercie de faire toujours si bon accueil à nos éternelles demandes. Ma femme vous dit mille choses amicales et je vous serre fort cordialement la main.Votre insupportable ami,John-Antoine NauUn Corse un peu fatigué par la vieMais désireux d’avoir une « position »Taquinait chaque jour l’Administration Pour obtenir, (drôle d’envie !)Le poste de gardien d’un sérail officiel.Mais une vieille fille à prunelle andalouse Remuait enfers, terre et ciel(Et… la Préfecture à moins que je ne me blouse !)Afin qu’on lui donnât un gentil bachelier Bien bâti, de forte natureComm’secrétair’particulierDûment estampillé par cette préfecture.On se trompa dans le « travail » :On envoya le fort bachelier au sérail ; Puis une lettre solennelleFut rédigée un beau matin Nommant le vieux monsieur éteint Eunuque chez la vieille demoiselle !______MORALERien ne sert de courir, il faut « marcher » à point.Fables corses(par J.-A. Nau petit-fils, Ajaccio, 1940). *Pléonasme.
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Correspondance manuscrite originale de Johan-Antoine Nau à Toussaint Luca, le 20 mars 1913 depuis Porto-Vecchio, Tournant de la Marine.(Support : papier libre)Retranscription : Porto-Vecchio, 20 mars 1913,Tournant de MarineMon cher ami,Je vous remercie bien d’être assez gentil pour vous occuper de nos concitoyens. Ce sont de braves types que la galette surcharge si peu qu’ils sont obligés de lutter, de manœuvrer de toutes les façons afin d’en voir la couleur de temps à autre.Comme j’étais encore assez « loque » au reçu de votre lettre, c’est ma femme qui a écrit au Préfet de la Corse. Et ce qu’il y a de plus joli, c’est que le jour même où elle s’était livrée ou allait se livrer à sa besogne épistolaire, un Monsieur très beau, très, très élégant pour Porto-Vecchio, passait devant nos fenêtres. Il y avait, par hasard, au Tournant de la Marine, un certain mouvement de bons hommes et de bonnes femmes ; et tout le monde saluait le beau Monsieur. Nous finîmes, ma femme et moi, par nous dire que c’était au moins « un marchand de liège vraiment à la hauteur et qui devait singulièrement « rapporter » à nos frères Portovecchiens pour qu’ils se montrâssent si prodigues de marques de considération !!! Mais le petit Roccaserra , le docteur, conseiller général, gros monsieur, - et qui ne s’humanise pas avec tout le monde, descend vers la marine dans son équipage, - saute de sa voiture et se précipite sur le beau Monsieur qu’il comble de poignées de main et de marques d’amitié.-Oh ! Pour le coup ! dis-je à ma femme, c’est bien sûr le directeur de la future compagnie des Chemins de Fer du Sud de la Corse ou bien Minuto-Grosso ressuscité ! – Je parie, me dit ma femme en plaisantant, que c’est le Préfet !Renseignements près, le lendemain, c’était bien le Préfet accompagné du Sous-Préfet de Sartène et de quelques « énormes légumes », - venu à propos au sujet de l’attaque de l’automobile Ghisonaccia-Sartène. En bons provinciaux, mais fûmes très émus : Pensez-vous ! L’homme au seul nom duquel un grand frémissement fait onduler et courber les plus hauts maquis de la Corse, - avait promené son ombre sur les parois de notre grotte !! Je l’ai vu, de mes yeux vu, se gratter le nez comme un simple mortel, le jour où ma femme lui avait écrit ou allait lui écrire ! Morale : Il a une tête de bon zigue et de rigolo. J’aime assez ces cafetières-là et en augure bien pour l’infortuné Mallaroni.En vous remerciant encore, mon cher ami, je vous envoie la plus forte poignée de main et ma femme vous dit mille choses cordiales.Votre ami,John-Antoine NauDompteur de gendarmesEt futur assaillant pour automobiles publiques de la Corse.
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Correspondance manuscrite originale de Johan-Antoine Nau à Toussaint Luca, le 12 février 1913 depuis Porto-Vecchio, Tournant de la Marine.(Support : papier libre)Retranscription : Porto-Vecchio,Tournant de la Marine,12 février 1913Mon cher ami,Excusez-moi d’avoir mis tant de temps à répondre à votre aimable lettre dont ma femme et moi vous remercions beaucoup. J’ai passé mon temps à tousser, à cracher, à jouer trop bien mon rôle de bronchiteux, car il a fait, par ici, une humidité des plus déplorables. Tout semble se remettre à présent. Les oiseaux et les banditi chantent dans les buissons. Tutto va bene. Il n’y a que les gendarmes qui s’affligent, particulièrement ceux qu’on envoie du côté de Borgo. Dans cette actuelle Corse à la Mérimée, je ne reconnais plus l’île de tout repos, où je fus le seul bandit pendant plus de deux ans. Je n’aime pas la concurrence.Ce qui est dégoûtant, c’est que je ne fais aucun progrès en corse ; mais c’est quelquefois bien agréable de ne pas savoir la langue d’un pays. Quand un brave homme de la campagne ignorant du français, me parle des exploits de feu Balesi, je n’entends guère que le nom du glorieux défunt et suis désespéré de comprendre les anecdotes où notre Balesi joua un rôle si… bizarre. Je réponds par de belles phrases espagnoles que mon type n’écoute pas, continuant à chanter les louanges du « Lion de Roccapina » et pendant une demi-heure, parfois, nous causons, lui et moi de ce qui nous intéresse, chacun de notre côté. Nous nous quittons fort satisfaits de notre mutuelle société, et après cela on s’adresse des signes amicaux du plus loin qu’on se voit !Si parlais corse, je l’eng…attraperais et nous ne serions plus copains. Encore un bienfait de l’ignorance !Ne viendrez-vous jamais dans votre île ? Quand vous consentirez à faire connaissance avec notre étrange petite boite, située à 300 mètres environ de Porto-Vecchio, sur un fort joli cap tout vert, je vous assure qu’on vous recevra avec enthousiasme.Au plus tôt possible, mon cher ami. Ma femme vous dit mille choses cordiales et je vous serre très affectueusement la main.Votre ami,John-Antoine Nau
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Correspondance manuscrite originale de Johan-Antoine Nau à Louis Coulembier, le 30 octobre 1911 depuis Porto-Vecchio, Tournant de la Marine.(Support : papier libre)Retranscription : Porto-Vecchio,Tournant de la Marine,30 octobre 1911Mon vieux Louis,J’ai bien reçu, il y a quelques jours, la nouvelle qui est une petite merveille d’esprit ironique et bon enfant, et, aujourd’hui, ton poème qui a de grandes qualités. Je te demande pardon de ne t’avoir pas répondu plus tôt, mais je deviens vieux, bête et surtout paresseux. La nouvelle, j’en veux garder le texte pour moi, tel que tu l’as écrit, mais je l’enverrai, – cette nouvelle –, recopiée àRoyère qui ne pourra lui faire qu’un bon accueil. Il sera très content de la dédicace, j’en suis sûr. Le poème m’a intéressé aussi. Il renferme de très jolis vers :Flûte aux timbres trilles de fauvettes…Cependant que la flûte, encor,Allège en effleurantes caressesLe thème, etc.Très, très joli tout cela, comme aussi :Que, le basson gravement, le basson répèteEn une tierce timide et douce.La seule chose qui me contrarie, c’est que la fin n’est ne soit pas dans le mouvement que je sentais. (Je ne suis pas un mufle ; je veux toujours que ça marche comme je sens…) Le vers libre est plus difficile que tous les rythmes classiques en ce qu’il demande qu’un poème soit toute une harmonie qui se réponde, du commencement à la fin ; ce n’est, pour ainsi dire, qu’un seul vers flexueux et ondoyant comme une phrase musicale de Debussy, et je trouve la fin de ton poème en désaccord musical avectout ce qui précède. Il y a une rupture brusque de rythme que je ne comprends plus. Et puis, tu as eu une distraction: tu as écrit juvénal pour juvénile ; et la clarinette ne marche pas très bien là-dedans. Ce n’est pas un mauvais poème : il y a des choses excellentes, mais la fin est un peu dure. Il y a quelques vers délicieux qui rappellent le bon poète du « Moulin » et du « Clocher ». Repotasse un peu ta fin, mon vieux fiston, et je suis sûr que ça sera très bien. Allonge un peu les vers de la fin ladite fin ; il faut des vers un peu plus amples pour s’harmoniser avec :Exhalent leurs lointaines tristesses, etc.(ça c’est un très beau vers)Tu vois que je suis toujours le vieux pion ami. Tu feras des choses épatantes si tu masses sérieusement. Tu es très poète, avant tout poète et tu arriveras à des résultats très beaux en t’imposant quelque discipline. Je sais combien ce mot est hideux, combien je le hais, mais, surtout avec le vers libre, il faut absolument savoir ce qu’on va faire et suivre tout le temps sa musique sans flancher. Il faut avoir un dessin mélodique fait d’avance dans sa tête.Pardon de mon pionnisme, vieux copain. C’est parce que j’aime ce que tu fais que je suis aussi emmerdant.Envoie-moi vite le « Calvaire » et ne lâche jamais la divine poésie qui t’aime puisqu’elle t’a déjà donné de beaux vers.Sois très sévère pour toi. C’est la grande chose. Ne te laisse jamais aller à la facilité. (Dirait-on pas M’sieur Ernest Charles23 qui parlerait ! Quel pédant je fais !!)Yette et moi t’embrassons de tout coeur comme nous t’aimons, ainsi que la chère Yette II, Naini, Ourse, Maurice, Jules auquel je vais écrire et tous les Coulembier possibles et imaginables.Ton vieux parent qui t’aime bien,John-Antoine Nau Torquet
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Correspondance manuscrite originale de Johan-Antoine Nau à Louis Coulembier, le 2 janvier 1916 depuis Ajaccio, Ecurie Miot, Bourbier Miot.(Support : papier libre)Retranscription : AjaccioÉcurie MiotBourbier Miot2 janvier 1916Chers amis,Merci de l’aimable carte du 23 Xbre que nous n’avons reçue qu’aujourd’hui. Ne chinons jamais les Postes, mais…C’est de tout coeur que nous vous embrassons tous les deux, – Yette et moi en vous remerciant de vos bons voeux : nous en formons de tout semblables pour vous et les vôtres, en désirant bien sincèrement que cette horrible guerre ait bientôt une fin heureuse. Puissent tous ceux que vous aimez et qui pâtissent de cette époque détestable vous revenir en belle et bonne santé.Pour des gens bien si exposés dans leur île paisible, nous prenons tout cela bien mal, ma femme et moi. Toujours tristes et angoissés, nous craignons toujours de mauvaises nouvelles de Rouen… et de partout !Gustave-Benjamin a encore été malade, – cette fois d’une broncho-pneumonie, – mais il va mieux et a pu nous écrire lui-même. Ma belle-soeur souffre toujours des yeux et le neveu Laloutzkÿ ne jouit pas d’une santé très brillante. Il est à Paris ou aux environs, mais, sans doute un peu brouillé par la maladie, Gustave ne nous donne plus pas son adresse exacte. Nous la lui avons demandée deux fois sans succès. Je sais que le pauvre vieux frangin est tourmenté et encore mal en point mais ça m’ennuiebeaucoup. Nous reviendrons à la charge et obtiendrons, peut-être, enfin le renseignement que nous désirons avoir.Que 1916 soit une année meilleure pour vous et pour tous, mon vieux Jules, – (tu as été bien gentil de nous écrire) ; – nous vous embrassons, ta femme et toi de avec toute notre vieille affection et je demeure ton vieux et simiesque mais fort affectionné ami,E.J.A. Nau- Torquet
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Correspondance manuscrite originale de Johan-Antoine Nau à Jean Royère, le 6 mars 1914 depuis Porto-Vecchio. La lettre comporte un croquis de l'auteur intitulé
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Correspondance manuscrite originale de Johan-Antoine Nau à Jean Royère, le 28 octobre 1913 depuis Porto-Vecchio.(Support : papier libre)Retranscription : Porto-Vecchio, 28 octobre 1913Vieux frangin,Merci encore pour ta lettre si gentille à laquelle je répondis hier :Aujourd’hui je viens encore t’embêter au sujet de la famille Valli dont je ne suis décidément qu’un vil séide :Toi qui connais un peu Barthou, ne pourrais-tu obtenir pour le neveu de Valli, Jacques Taffani qui sortit une fois avec toi, en bateau, une pension de 1.500 francs ancien au lieu de celle de 1.100 francs qu’on lui fait à Montpellier. Ce gosse de 20 ou 21 ans est très intéressant et très sympathique. Il est boursier de licence (ès sciences) à Montpellier, ou plutôt le sera dans peu de temps ; et il paraît que la pension que l’on fait aux boursiers de licence est élastique, – et, – de 1.100 peut passer à 1.200 et même à 1.500. Taffani est gentil, de bonne famille et très pauvre tout en étant très distingué.Il paraît qu’il a été épatant aux lycées de Bastia et de Marseille, que c’est un vrai costaud en sciences ; moi qui le connais presque aussi peu que toi, je le juge très intelligent et bon gars ; – je crois même qu’il est d’une intelligence extraordinaire. Or Valli m’affirme qu’un seul mot de Barthou pourrait lui assurer sa petite affaire.Je suis navré de t’embêter encore, – comme toujours ! – mais je sais que tu es un type selon mon coeur, un de ces gaillards qui, comme moi, quand je le pouvais, n’hésitent pas à faire 42 lieues ½ pour assurer le sort d’un inconnu sympathique.Tu vois comment nous sommes nous, les Corses, vrais, – ou fils adoptifs du pays ! Nous consentons à gêner, à ennuyer, à faire manoeuvrer pour sa plus grande fatigue et son plus grand ennui, un frère plus qu’ami, quand il s’agit d’un compatriote (??) Oui, l’amour du piston est en nous, comme tu le disais si justement ! Et puis, qu’est-ce que tu veux ? Je n’ose pas refuser de t’écrire quand on me parle d’un type intéressant et qu’on me dit : « Ah ! Mossié Rouillé, il pourrait pêt-être y mettre un coup dé main ! » Alors je faiblis malgré mon respect pour ton repos que j’ai si souvent dérangé ! Je dis « je vais lui écrire et nous verrons ! Je ne vous garantis rien, mais c’est un brave type, vous savez ! » Ça me dégoûte affreusement de t’assomer de toutes mes histoires corses, de te demander encore de trimer, de te fatiguer pour un tas de bougres que tu connais à peine, mais je suis d’une faiblesse hideuse !T’aurai-je assez embêté avec mes Corses !Reçu une très gentille et affectueuse lettre de Coulembier-Norac. Ce gars-là s’est ennuyé de nous deux à St-Gildas-de-Rhuys (Morbihan) cet été. Il se disait : « Ah ! si je pouvais être avec Royère et Nau en Corse, je serais très heureux ! Et de même s’ils étaient ici ! » Nous nous faisons des copains, tu vois.Norac a dû t’écrire pour le poème de lui que tu as inséré.Yette et moi, toujours nostalgiques, t’embrassons de tout coeur comme nous t’aimons, ainsi que la chère Boudette et l’amie Guezitte.Ton vieux frère qui voudrait bien que tu sois condamné à de « l’interdiction de séjour à Paris ».John-Antoine NauDis mille choses à la soeur de ta femme, Mme Elisa, et à ce bon M. Elie.Jeudi 29 octobre. Reçois ta bonne lettre à l’instant. Merci pour l’affaire Gaston-C Lévy66. Merci pour [ton] mot trop aimable dans l’article du « Paris-Journal ». T’écrirai samedi. Merci pour bonne idée Opéra-Comique mais les tritons sont dangereux au point de vue « ridicule ». Je créerai une nouvelle dégaine pour tritons sans queue.
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Correspondance manuscrite originale de Johan-Antoine Nau à Jean Royère, le 22 juillet 1915 depuis Porto-Vecchio.(Support : papier libre)Retranscription : Ajaccio,Sentine Miot,Petit Sahara Miot,22 juillet 1915Mon cher vieux frangin,Je t’envoie l’informe chose intitulée « Thérèse Donati ». C’est un sale bouquin, décidément, fait pour le public, et par conséquent, immonde.Si j’ai barré « roman corse » sur la première page, c’est que, réellement, c’est si peu corse que j’en suis honteux.Ce n’est pas en six ans qu’on « apprend la Corse ». Je crois qu’il faudrait pour cela passer des vingt-cinq ou trente ans dans cette île excellente mais compliquée au point de vue des moeurs et idées courantes. […]Je ne suis donc pas ravi du bouquin dont je t’encombre encore une fois, mon pauvre vieux ; car c’est décidément une chose bien médiocre. Comme je te l’ai dit, je voudrais bien que Humblot, Pellerin et Cie pussent en tirer 300 pages. Les bourgeois ne lisent ni les livres de 450 pagesni ceux de 270. Il leur faut 300 pages à ces…, « bas du dos », -de 300 à 370 ! Oui, – c’est leur taux ! Quelle race ! Quelle race ! Mais, hélas ! Je la connais !Tu dois me trouver bien sans-gêne. Voici que je t’afflige encore d’un petit tas de… matière dont Humblot, Pellerin, Ollendorff ne voudront peut-être pas.Crois-tu qu’une revue prenne cette saloperie et m’en donne 3 ou 400 francs ? […]C’est un bouquin jeté à l’eau, mais comme c’est un détestable livre et que j’ai besoin de quelques centaines de francs, je marche. En temps de paix ça aurait pu faire sa « petite affaire ». La bêtise du sujet aurait, peut-être, plu à l’idiot public. Mais actuellement, je serai bien contentet bien fier, si, – grâce à toi, – je touche quelques fafiots bleus. (Aujourd’hui jaunes, verts et d’un rouge rose sale.)Nous sommes toujours mal fichus, Yette et moi, dans cet abominable Ajaccio. Nous ne sommes plus malades, puisque c’est l’été, mais nous subissons le contrecoup d’un hiver et d’un printemps horribles. La guerre nous rend encore plus malheureux. Penser qu’à chaque instantdes gens plus intéressants, beaucoup plus intéressants que moi, – sordide vieillard, – meurent horriblement criblés de balles ! J’en ai mon sac de tout ça ! Dès que j’aurai deux sous, je filerai hors de l’Europe maudite que je ne veux plus voir ! Comme dans mes délicieuses Antilles, on ne peut rien faire, j’irai voir la Plata ou le Chili, – le coeur navré d’avance, mais je deviens si avide d’une petite pincée d’argent !! (Si je m’enrichis jamais, je mourrai dans la peau d’un avare toqué de l’amour de la galette ! C’est dégoûtant ! Moi qui étais si désintéressé, jadis ! Je ne suis plus qu’un salopiaud, mais j’ai été si fortement sevré de tout depuis près de quinze ans !) Pardonne-moi la vilenie de mon âme grossière etembrasse bien pour Yette et pour moi l’amie Boudette et la gentille Guezitte.Nous t’embrassons aussi de tout coeur, comme nous t’aimons.Ton vieux frangin,John-Antoine NauCopeau de la « Nouvelle Revue Française » m’a écrit jadis une lettre gentille. Voudrait-il de mon bouquin ??????????Tisserand m’a écrit qu’il t’avait vu et en était fort heureux. Connais-tu sa nouvelle adresse, à la campagne ?Je crois que Palandrie, fort attristé, serait heureux si tu lui écrivais un petit mot cordial comme tu sais les écrire au « Chalet du Pas de l’Ours » Montana (Valais), Suisse.
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Correspondance manuscrite originale de Johan-Antoine Nau à Jean Royère, le 20 mars 1913 depuis Porto-Vecchio, Tournant de la Marine.(Support : papier libre)Retranscription : Porto-Vecchio, 20 mars 1913Vieux frangin,Je t’envoie au triple galop une nouvelle : au galop, au galop car « Chatte file à la poste et ne veut rien attendre à cause de l’heure de l’auto publique. Mais je ne veux pas que cette prose parte sans vous avoir embrassés de tout cœur pour Yette et pour moi, toi, l’ami Boudette et la gentille Miss Guezitte.Ton vieux frangin, John-Antoine NauBonne santé ici. Et vous trois ?
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Correspondance manuscrite originale de Johan-Antoine Nau à Jean Royère, depuis Porto-Vecchio.(Support : papier libre)Retranscription : Porto-Vecchio (Corse)Tournant de la Marine[Sans date]Vieux frangin,Tu m’as consacré dans « Paris-Journal » un article trop beau, – cent fois trop beau !! Ne te figure pas que je ne t’en sois pas reconnaissant, mais c’est beaucoup trop chouette pour un vieux daim comme moi. Je t’en remercie un million de fois, car j’ai vu là encore toute la bonté et la beauté de ton âme délicate, et il n’y a personne d’assez gentil pour faire un article pareil sur ma gueule, (cet article qui me fera un bien énorme), mais, – oui, – c’est hyperbolique, comme tu le disais ! Maintenant, il est vrai de dire que si un article n’est pas hyperbolique, – aujourd’hui, – il ne prend pas. Et le tien est fait de façon à frapper le public pseudo-lettré et même quelques vrais littérateurs, – parmi ceux qui ont du poil au cul, comme le dit si bien Marcelle Tinayre.Dis-moi un peu ce que tu fais, vieux frère. Tu ne m’en parles plus. Tu luttes tout le temps et pour ton vieux frangin et pour cette garce de Vie, si belle et si terrible, – et tu ne me dis plus rien de ce que tu veux faire comme poèmes, etc.Ma nouvelle pour « Finot » avance très lentement, – mais avance. C’est insensé comme j’ai le travail difficile ; – et le temps que je mets à écrire des choses médiocres et faiblardes étonnerait n’importe quel littérateur dont la « facilité » serait médiocre. Deux pages de roman par jour et deux pages ou une page et demie de nouvelle m’esquintent le tempérament. Et ce n’est pas bien du tout, comme style. J’ai de hautes et grosses détentions de ce côté-là mais elles sont bien injustifiées. C’est plein de cheveux, ça ne se débrouille jamais. Presque toutes les phrases sont pourries d’incidentes ; et puis ça semble n’être jamais direct. C’est évidemment un vice de pensée qui crée le vice de style. J’ai la cervelle très embrouillée et ce fut toujours comme cela ! Inde mediocritas.Enfin, vieux frère, tu es bien gentil de chercher à me sortir de là. Je t’en remercie de tout coeur et désire que nous devenions tous deux des gens tout-à-fait costauds capables d’épater le public et de rouler la nommée Vie dans toutes les farines, – diamantées pour noces !Reçu pour la « Phalange » une facture une lettre-facture de Henri Aimé (signée de lui). Fais-lui prendre patience, car les eaux sont un peu basses en ce moment. Il est un peu dur pour ses collaborateurs, – le camarade ! Il parle de me faire, dans huit jours, présenter une quittance ! (sauf avis contraire de ma part). Je suis assez blessé de ce procédé, – bien que sa lettre soit fort polie. Dis-lui que tant qu’il sera là, – je me refuse à écrire une seule ligne pour sa « Phalange » quand elle (la Phalange), sera, de nouveau, à mon frère et ami Jean Royère , ce sera différent. Si tu veux que je lui écrive de ma bonne encore, je le ferai, mais tu as été trop bon pour moi pour que je veuille te causer des ennuis avec ce Monsieur, – en écrivant sans te le dire.Nous t’aimons bien, mon vieux Joâ ! Tu es un peu plus chic que tous ces chameaux-là. – Yette et moi t’embrassons de tout coeur, comme nous t’aimons, ainsi que les gentilles amies Boudette et Marguerite.Ton vieux qui t’aime bien,John-Antoine Nau
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Correspondance manuscrite originale de Johan-Antoine Nau à Jean Royère , le 1er août 1914 depuis Porto-Vecchio.(Support : papier libre)Retranscription : Porto-Vecchio, 1er août 1914J’espère que tu es guéri, tu n’écris plus, vieux frangin.Cher vieux frère,Pardonne-moi de t’écrire sur cette feuille infâme, mais tout est tellement en l’air ici que, quand je suis sorti tantôt, j’ai complètement oublié d’acheter du papier à lettres.Qu’est-ce que c’est que cette guerre absurde et injustifiée ? Ici, tous les hommes au-dessous de mon âge sont mobilisés. On parle de l’assassinat de Jaurès (!!) de canonnades, de choses barbares du même genre ! Valli et Filippi partent pour Bonifacio sur l’ordre de l’autorité militaire. Tous les Roccaserra, etc. partent aussi. Il y a même un homme de 51 ans qui a reçu sa feuille de route !!Que deviens-tu dans tout cela ? J’espère que ton service à la Préfecture t’empêchera qu’on d’être inquiété par les sabreurs.Nous devions partir lundi soir – mardi matin sur le « Fraissinet » mais les bateaux de la Cie en question sont réquisitionnés, je crois, pour le transport des troupes algériennes en France.Quelle barbarie ! ¡ Que barbaridad ! comme disent nos congénères, les Espagnols !Quelle intelligente, belle, mais féroce espèce que la nôtre ! Quelle sauvagerie !Des gens qui savent que Baudelaire est un grand poète vont chercher à arracher les tripes de braves autres gens qui savent que Wolfang Goethe est un autre grand poète ! C’est horrible et idiot ! C’est anti-humain !! Nous aurons prochainement le devoir de faire une farouche et puissante campagne pacifiste. Je remercie les socialistes de l’avoir commencé. (Pauvre Jaurès ! Un type de vieux lettré comme nous !!) Ah ! Que je ne raconte plus d’histoires de vieux fou neurasthénique !Je t’embrasse de tout coeur ainsi que l’amie Boudette et la gentille Guezitte. Yette en fait autant.Ton vieux frère et père,John-Antoine Nau
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Correspondance manuscrite originale de Johan-Antoine Nau à Daniel Thaly, le 4 octobre 1911 depuis Porto-Vecchio, Tournant de la Marine.(Support : papier libre)Daniel Thaly (Roseau, La Dominique 1879-La Dominique, 1950), médecin de formation, poète antillais d’inspiration parnassienne, chef de file de l’école « doudouiste », mouvement littéraire quifait la part belle à l’exotisme et aux stéréotypes insulaires.Retranscription : Porto-Vecchio (Corse),Tournant de la Marine,4 octobre 1911Mon cher confrère,J’ai écrit à l’ami Royère au sujet de l’article à faire : je pense qu’il ne tardera pas à me répondre, car il doit être rentré à Paris. En tout cas, que je fasse l’article sur « Le Jardin des Tropiques » seul, ou que Royère me charge de parler des deux livres, je tâcherai de dire tout le bien que je pense d’une poésie qui m’est profondément sympathique. J’aime mieux le livre de vers libres, -soit ! (et entre parenthèses je crois ne vous avoir pas assez remercié de son envoi) mais je suis loin de haïr ( ?????) qui est d’un vrai poète.Avec quel plaisir j’ai retrouvé le « Jardin de bégonias » de la « Jolie Inconnue ! ». Tous ces poèmes sont d’ailleurs exquis et, du moment que je ferai l’un des articles, je serai content.Je vous ferai adresser, ces jours-ci, le numéro de Paris-Journal où il est, en une trop courte petite phrase, parlé de ce jardin rose. Alors la belle Dominique ne rétribue pas ses newspapersmen. Je tâcherai quand même de la mieux voir en me rendant en Haïti, l’année prochaine.Je veux, au moins pendant huit jours, admirer au milieu des femmes noires et dorées qui me sont familières, des Caraïbes rouges que je n’ai entrevues que dans de vagues romans.J’ai bien bien vu des Mexicaines et des Guatémaliènnes dans leurs paysages – mais une Caraïbe et un « jewel » que je n’ai jamais contemplé. Et puis votre île est si belle, parait-il ! Il y avait jadis un Martiniquais qui s’échappait chaque fois qu’il le pouvait pour aller chasser à la Dominique : « moins pou gibier même disait-il que pou paysage la qui ka réjoui n’âme moin pouôfondement oui. F…. ! » Je crois qu’il s’appelait Michalon.Je suis très flatté que vous ayez cité si gentiment des vers de la Fée Viviane. Je vous en remercie. Ça me fait un grand plaisir.Bonne poignée de main mon cher confrère et croyez à ma sincère et amicale sympathie.John-Antoine Nau
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Depuis 1380, date de la fondation de Bastia par la République de Gênes, les deux cités seront liées à la fois sur le plan politique, économique et artistique. À partir du XVIe, Bastia devient la capitale génoise de la Corse et le restera jusqu'au XVIIIe siècle. Ainsi, cette cité deviendra un foyer artistique important pour la Corse et qui sera également reconnu au sein de la Méditerranée. Les chercheurs de l'Université de Corse ont voulu mettre en exergue un axe artistique lié à une tradition populaire qui s'opère à partir de l'époque Moderne (XVIe - XVIIIe siècle) dans la capitale ligure et gagnera rapidement la Corse à travers sa capitale. Cet art populaire prend l'aspect d'édicules votifs qui se traduisent sous la forme de niches érigées sur la voie publique comportant une image pieuse à destination des passants. Les édicules votifs illustrent parfaitement un art à la portée du peuple qui s'introduit dans les quartiers, les rues et s'affiche sur les façades des maisons de notables. Ils incarnent la volonté du peuple de bénéficier de la protection divine en dehors des murs sacrés. Ces oratoires seront alors embellis tout au long des siècles tant à Gênes qu'à Bastia. Vénérés, les édicules deviennent des lieux de prière incontournables de l'époque Moderne à l'époque Contemporaine (XIXe - XXIe siècle).Porteur du projetFrédérique Valery, Docteur en langues et cultures régionales, mention histoire moderne.Vacataire en Histoire des Arts, Università di Corsica Pasquale Paoli - Laboratoire LISASuperviseurs du projet- Pr. Dominique Verdoni, Professeur de Langues et Cultures Régionales,Responsable de la Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses- Pr. Antoine-Laurent Serpentini, Professeur d'Histoire ModerneAvec la collaboration de- Jean Castela, PRAG, Responsable Pédagogique de Licence professionnelle Guide conférencier- Catherine Campocasso, PRAG et Responsable Pédagogique de la Filière des Arts Plastiques- Vanessa Alberti, MCF en Histoire ModerneLisa D'Orazio, Ingénieur de Recherches, M3C- Aurélien Leoni, Ingénieur d'Etudes, M3C- Sylvia Flore, Ingénieur d'Etudes, Responsable de la communication de l'Université de Corse
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Depuis 1380, date de la fondation de Bastia par la République de Gênes, les deux cités seront liées à la fois sur le plan politique, économique et artistique. À partir du XVIe, Bastia devient la capitale génoise de la Corse et le restera jusqu'au XVIIIe siècle. Ainsi, cette cité deviendra un foyer artistique important pour la Corse et qui sera également reconnu au sein de la Méditerranée. Les chercheurs de l'Université de Corse ont voulu mettre en exergue un axe artistique lié à une tradition populaire qui s'opère à partir de l'époque Moderne (XVIe - XVIIIe siècle) dans la capitale ligure et gagnera rapidement la Corse à travers sa capitale. Cet art populaire prend l'aspect d'édicules votifs qui se traduisent sous la forme de niches érigées sur la voie publique comportant une image pieuse à destination des passants. Les édicules votifs illustrent parfaitement un art à la portée du peuple qui s'introduit dans les quartiers, les rues et s'affiche sur les façades des maisons de notables. Ils incarnent la volonté du peuple de bénéficier de la protection divine en dehors des murs sacrés. Ces oratoires seront alors embellis tout au long des siècles tant à Gênes qu'à Bastia. Vénérés, les édicules deviennent des lieux de prière incontournables de l'époque Moderne à l'époque Contemporaine (XIXe - XXIe siècle).Porteur du projetFrédérique Valery, Docteur en langues et cultures régionales, mention histoire moderne.Vacataire en Histoire des Arts, Università di Corsica Pasquale Paoli - Laboratoire LISASuperviseurs du projet- Pr. Dominique Verdoni, Professeur de Langues et Cultures Régionales,Responsable de la Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses- Pr. Antoine-Laurent Serpentini, Professeur d'Histoire ModerneAvec la collaboration de- Jean Castela, PRAG, Responsable Pédagogique de Licence professionnelle Guide conférencier- Catherine Campocasso, PRAG et Responsable Pédagogique de la Filière des Arts Plastiques- Vanessa Alberti, MCF en Histoire ModerneLisa D'Orazio, Ingénieur de Recherches, M3C- Aurélien Leoni, Ingénieur d'Etudes, M3C- Sylvia Flore, Ingénieur d'Etudes, Responsable de la communication de l'Université de Corse
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Depuis 1380, date de la fondation de Bastia par la République de Gênes, les deux cités seront liées à la fois sur le plan politique, économique et artistique. À partir du XVIe, Bastia devient la capitale génoise de la Corse et le restera jusqu'au XVIIIe siècle. Ainsi, cette cité deviendra un foyer artistique important pour la Corse et qui sera également reconnu au sein de la Méditerranée. Les chercheurs de l'Université de Corse ont voulu mettre en exergue un axe artistique lié à une tradition populaire qui s'opère à partir de l'époque Moderne (XVIe - XVIIIe siècle) dans la capitale ligure et gagnera rapidement la Corse à travers sa capitale. Cet art populaire prend l'aspect d'édicules votifs qui se traduisent sous la forme de niches érigées sur la voie publique comportant une image pieuse à destination des passants. Les édicules votifs illustrent parfaitement un art à la portée du peuple qui s'introduit dans les quartiers, les rues et s'affiche sur les façades des maisons de notables. Ils incarnent la volonté du peuple de bénéficier de la protection divine en dehors des murs sacrés. Ces oratoires seront alors embellis tout au long des siècles tant à Gênes qu'à Bastia. Vénérés, les édicules deviennent des lieux de prière incontournables de l'époque Moderne à l'époque Contemporaine (XIXe - XXIe siècle).Porteur du projetFrédérique Valery, Docteur en langues et cultures régionales, mention histoire moderne.Vacataire en Histoire des Arts, Università di Corsica Pasquale Paoli - Laboratoire LISASuperviseurs du projet- Pr. Dominique Verdoni, Professeur de Langues et Cultures Régionales,Responsable de la Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses- Pr. Antoine-Laurent Serpentini, Professeur d'Histoire ModerneAvec la collaboration de- Jean Castela, PRAG, Responsable Pédagogique de Licence professionnelle Guide conférencier- Catherine Campocasso, PRAG et Responsable Pédagogique de la Filière des Arts Plastiques- Vanessa Alberti, MCF en Histoire ModerneLisa D'Orazio, Ingénieur de Recherches, M3C- Aurélien Leoni, Ingénieur d'Etudes, M3C- Sylvia Flore, Ingénieur d'Etudes, Responsable de la communication de l'Université de Corse
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Depuis 1380, date de la fondation de Bastia par la République de Gênes, les deux cités seront liées à la fois sur le plan politique, économique et artistique. À partir du XVIe, Bastia devient la capitale génoise de la Corse et le restera jusqu'au XVIIIe siècle. Ainsi, cette cité deviendra un foyer artistique important pour la Corse et qui sera également reconnu au sein de la Méditerranée. Les chercheurs de l'Université de Corse ont voulu mettre en exergue un axe artistique lié à une tradition populaire qui s'opère à partir de l'époque Moderne (XVIe - XVIIIe siècle) dans la capitale ligure et gagnera rapidement la Corse à travers sa capitale. Cet art populaire prend l'aspect d'édicules votifs qui se traduisent sous la forme de niches érigées sur la voie publique comportant une image pieuse à destination des passants. Les édicules votifs illustrent parfaitement un art à la portée du peuple qui s'introduit dans les quartiers, les rues et s'affiche sur les façades des maisons de notables. Ils incarnent la volonté du peuple de bénéficier de la protection divine en dehors des murs sacrés. Ces oratoires seront alors embellis tout au long des siècles tant à Gênes qu'à Bastia. Vénérés, les édicules deviennent des lieux de prière incontournables de l'époque Moderne à l'époque Contemporaine (XIXe - XXIe siècle).Porteur du projetFrédérique Valery, Docteur en langues et cultures régionales, mention histoire moderne.Vacataire en Histoire des Arts, Università di Corsica Pasquale Paoli - Laboratoire LISASuperviseurs du projet- Pr. Dominique Verdoni, Professeur de Langues et Cultures Régionales,Responsable de la Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses- Pr. Antoine-Laurent Serpentini, Professeur d'Histoire ModerneAvec la collaboration de- Jean Castela, PRAG, Responsable Pédagogique de Licence professionnelle Guide conférencier- Catherine Campocasso, PRAG et Responsable Pédagogique de la Filière des Arts Plastiques- Vanessa Alberti, MCF en Histoire ModerneLisa D'Orazio, Ingénieur de Recherches, M3C- Aurélien Leoni, Ingénieur d'Etudes, M3C- Sylvia Flore, Ingénieur d'Etudes, Responsable de la communication de l'Université de Corse
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Depuis 1380, date de la fondation de Bastia par la République de Gênes, les deux cités seront liées à la fois sur le plan politique, économique et artistique. À partir du XVIe, Bastia devient la capitale génoise de la Corse et le restera jusqu'au XVIIIe siècle. Ainsi, cette cité deviendra un foyer artistique important pour la Corse et qui sera également reconnu au sein de la Méditerranée. Les chercheurs de l'Université de Corse ont voulu mettre en exergue un axe artistique lié à une tradition populaire qui s'opère à partir de l'époque Moderne (XVIe - XVIIIe siècle) dans la capitale ligure et gagnera rapidement la Corse à travers sa capitale. Cet art populaire prend l'aspect d'édicules votifs qui se traduisent sous la forme de niches érigées sur la voie publique comportant une image pieuse à destination des passants. Les édicules votifs illustrent parfaitement un art à la portée du peuple qui s'introduit dans les quartiers, les rues et s'affiche sur les façades des maisons de notables. Ils incarnent la volonté du peuple de bénéficier de la protection divine en dehors des murs sacrés. Ces oratoires seront alors embellis tout au long des siècles tant à Gênes qu'à Bastia. Vénérés, les édicules deviennent des lieux de prière incontournables de l'époque Moderne à l'époque Contemporaine (XIXe - XXIe siècle).Porteur du projetFrédérique Valery, Docteur en langues et cultures régionales, mention histoire moderne.Vacataire en Histoire des Arts, Università di Corsica Pasquale Paoli - Laboratoire LISASuperviseurs du projet- Pr. Dominique Verdoni, Professeur de Langues et Cultures Régionales,Responsable de la Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses- Pr. Antoine-Laurent Serpentini, Professeur d'Histoire ModerneAvec la collaboration de- Jean Castela, PRAG, Responsable Pédagogique de Licence professionnelle Guide conférencier- Catherine Campocasso, PRAG et Responsable Pédagogique de la Filière des Arts Plastiques- Vanessa Alberti, MCF en Histoire ModerneLisa D'Orazio, Ingénieur de Recherches, M3C- Aurélien Leoni, Ingénieur d'Etudes, M3C- Sylvia Flore, Ingénieur d'Etudes, Responsable de la communication de l'Université de Corse
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Depuis 1380, date de la fondation de Bastia par la République de Gênes, les deux cités seront liées à la fois sur le plan politique, économique et artistique. À partir du XVIe, Bastia devient la capitale génoise de la Corse et le restera jusqu'au XVIIIe siècle. Ainsi, cette cité deviendra un foyer artistique important pour la Corse et qui sera également reconnu au sein de la Méditerranée. Les chercheurs de l'Université de Corse ont voulu mettre en exergue un axe artistique lié à une tradition populaire qui s'opère à partir de l'époque Moderne (XVIe - XVIIIe siècle) dans la capitale ligure et gagnera rapidement la Corse à travers sa capitale. Cet art populaire prend l'aspect d'édicules votifs qui se traduisent sous la forme de niches érigées sur la voie publique comportant une image pieuse à destination des passants. Les édicules votifs illustrent parfaitement un art à la portée du peuple qui s'introduit dans les quartiers, les rues et s'affiche sur les façades des maisons de notables. Ils incarnent la volonté du peuple de bénéficier de la protection divine en dehors des murs sacrés. Ces oratoires seront alors embellis tout au long des siècles tant à Gênes qu'à Bastia. Vénérés, les édicules deviennent des lieux de prière incontournables de l'époque Moderne à l'époque Contemporaine (XIXe - XXIe siècle).Porteur du projetFrédérique Valery, Docteur en langues et cultures régionales, mention histoire moderne.Vacataire en Histoire des Arts, Università di Corsica Pasquale Paoli - Laboratoire LISASuperviseurs du projet- Pr. Dominique Verdoni, Professeur de Langues et Cultures Régionales,Responsable de la Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses- Pr. Antoine-Laurent Serpentini, Professeur d'Histoire ModerneAvec la collaboration de- Jean Castela, PRAG, Responsable Pédagogique de Licence professionnelle Guide conférencier- Catherine Campocasso, PRAG et Responsable Pédagogique de la Filière des Arts Plastiques- Vanessa Alberti, MCF en Histoire ModerneLisa D'Orazio, Ingénieur de Recherches, M3C- Aurélien Leoni, Ingénieur d'Etudes, M3C- Sylvia Flore, Ingénieur d'Etudes, Responsable de la communication de l'Université de Corse
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Depuis 1380, date de la fondation de Bastia par la République de Gênes, les deux cités seront liées à la fois sur le plan politique, économique et artistique. À partir du XVIe, Bastia devient la capitale génoise de la Corse et le restera jusqu'au XVIIIe siècle. Ainsi, cette cité deviendra un foyer artistique important pour la Corse et qui sera également reconnu au sein de la Méditerranée. Les chercheurs de l'Université de Corse ont voulu mettre en exergue un axe artistique lié à une tradition populaire qui s'opère à partir de l'époque Moderne (XVIe - XVIIIe siècle) dans la capitale ligure et gagnera rapidement la Corse à travers sa capitale. Cet art populaire prend l'aspect d'édicules votifs qui se traduisent sous la forme de niches érigées sur la voie publique comportant une image pieuse à destination des passants. Les édicules votifs illustrent parfaitement un art à la portée du peuple qui s'introduit dans les quartiers, les rues et s'affiche sur les façades des maisons de notables. Ils incarnent la volonté du peuple de bénéficier de la protection divine en dehors des murs sacrés. Ces oratoires seront alors embellis tout au long des siècles tant à Gênes qu'à Bastia. Vénérés, les édicules deviennent des lieux de prière incontournables de l'époque Moderne à l'époque Contemporaine (XIXe - XXIe siècle).Porteur du projetFrédérique Valery, Docteur en langues et cultures régionales, mention histoire moderne.Vacataire en Histoire des Arts, Università di Corsica Pasquale Paoli - Laboratoire LISASuperviseurs du projet- Pr. Dominique Verdoni, Professeur de Langues et Cultures Régionales,Responsable de la Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses- Pr. Antoine-Laurent Serpentini, Professeur d'Histoire ModerneAvec la collaboration de- Jean Castela, PRAG, Responsable Pédagogique de Licence professionnelle Guide conférencier- Catherine Campocasso, PRAG et Responsable Pédagogique de la Filière des Arts Plastiques- Vanessa Alberti, MCF en Histoire ModerneLisa D'Orazio, Ingénieur de Recherches, M3C- Aurélien Leoni, Ingénieur d'Etudes, M3C- Sylvia Flore, Ingénieur d'Etudes, Responsable de la communication de l'Université de Corse
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Depuis 1380, date de la fondation de Bastia par la République de Gênes, les deux cités seront liées à la fois sur le plan politique, économique et artistique. À partir du XVIe, Bastia devient la capitale génoise de la Corse et le restera jusqu'au XVIIIe siècle. Ainsi, cette cité deviendra un foyer artistique important pour la Corse et qui sera également reconnu au sein de la Méditerranée. Les chercheurs de l'Université de Corse ont voulu mettre en exergue un axe artistique lié à une tradition populaire qui s'opère à partir de l'époque Moderne (XVIe - XVIIIe siècle) dans la capitale ligure et gagnera rapidement la Corse à travers sa capitale. Cet art populaire prend l'aspect d'édicules votifs qui se traduisent sous la forme de niches érigées sur la voie publique comportant une image pieuse à destination des passants. Les édicules votifs illustrent parfaitement un art à la portée du peuple qui s'introduit dans les quartiers, les rues et s'affiche sur les façades des maisons de notables. Ils incarnent la volonté du peuple de bénéficier de la protection divine en dehors des murs sacrés. Ces oratoires seront alors embellis tout au long des siècles tant à Gênes qu'à Bastia. Vénérés, les édicules deviennent des lieux de prière incontournables de l'époque Moderne à l'époque Contemporaine (XIXe - XXIe siècle).Porteur du projetFrédérique Valery, Docteur en langues et cultures régionales, mention histoire moderne.Vacataire en Histoire des Arts, Università di Corsica Pasquale Paoli - Laboratoire LISASuperviseurs du projet- Pr. Dominique Verdoni, Professeur de Langues et Cultures Régionales,Responsable de la Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses- Pr. Antoine-Laurent Serpentini, Professeur d'Histoire ModerneAvec la collaboration de- Jean Castela, PRAG, Responsable Pédagogique de Licence professionnelle Guide conférencier- Catherine Campocasso, PRAG et Responsable Pédagogique de la Filière des Arts Plastiques- Vanessa Alberti, MCF en Histoire ModerneLisa D'Orazio, Ingénieur de Recherches, M3C- Aurélien Leoni, Ingénieur d'Etudes, M3C- Sylvia Flore, Ingénieur d'Etudes, Responsable de la communication de l'Université de Corse
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Depuis 1380, date de la fondation de Bastia par la République de Gênes, les deux cités seront liées à la fois sur le plan politique, économique et artistique. À partir du XVIe, Bastia devient la capitale génoise de la Corse et le restera jusqu'au XVIIIe siècle. Ainsi, cette cité deviendra un foyer artistique important pour la Corse et qui sera également reconnu au sein de la Méditerranée. Les chercheurs de l'Université de Corse ont voulu mettre en exergue un axe artistique lié à une tradition populaire qui s'opère à partir de l'époque Moderne (XVIe - XVIIIe siècle) dans la capitale ligure et gagnera rapidement la Corse à travers sa capitale. Cet art populaire prend l'aspect d'édicules votifs qui se traduisent sous la forme de niches érigées sur la voie publique comportant une image pieuse à destination des passants. Les édicules votifs illustrent parfaitement un art à la portée du peuple qui s'introduit dans les quartiers, les rues et s'affiche sur les façades des maisons de notables. Ils incarnent la volonté du peuple de bénéficier de la protection divine en dehors des murs sacrés. Ces oratoires seront alors embellis tout au long des siècles tant à Gênes qu'à Bastia. Vénérés, les édicules deviennent des lieux de prière incontournables de l'époque Moderne à l'époque Contemporaine (XIXe - XXIe siècle).Porteur du projetFrédérique Valery, Docteur en langues et cultures régionales, mention histoire moderne.Vacataire en Histoire des Arts, Università di Corsica Pasquale Paoli - Laboratoire LISASuperviseurs du projet- Pr. Dominique Verdoni, Professeur de Langues et Cultures Régionales,Responsable de la Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses- Pr. Antoine-Laurent Serpentini, Professeur d'Histoire ModerneAvec la collaboration de- Jean Castela, PRAG, Responsable Pédagogique de Licence professionnelle Guide conférencier- Catherine Campocasso, PRAG et Responsable Pédagogique de la Filière des Arts Plastiques- Vanessa Alberti, MCF en Histoire ModerneLisa D'Orazio, Ingénieur de Recherches, M3C- Aurélien Leoni, Ingénieur d'Etudes, M3C- Sylvia Flore, Ingénieur d'Etudes, Responsable de la communication de l'Université de Corse
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Au village de Tox (micro-région de la Moïta-Verde), il s’agit vraisemblablement de la procession dédiée à Saint-Jean-Baptiste, saint à laquelle l’église paroissiale est consacrée et dont la fête patronale est célébrée le 24 juin. Il n'y a pas de date précise pour ce document d'archives familiales, qui remonterait vraisemblablement aux années 1970-1980.
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Au village de Linguizzetta, ce document audiovisuel présente vraisemblablement la célébration de la Solennité des saints Pierre et Paul, traditionellement célébrée le 29 juin. L'église paroissiale de la commune est elle-même consacrée à Saint-Pierre et Saint-Paul. Il n'y a pas de date précise pour ce document d'archives familiales, qui remonterait approximativement aux années 1970-1980.
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Mémoire de maîtrise présenté par Benedettu Sarocchi dans la discipline "langue et civilisation corses" sous la direction de Ghjacumu Fusina, durant l'année universitaire 1992-1993 à l'Université de Corse Pasquale Paoli (Corte).
Natalellu Sarocchi, pueta di Rusiu natu in 1839 è mortu in 1916, era mulinaghju in paese è babbu di ottu figlioli. Avemu intesu stu studiu cum'è un bisognu, scuprendu a mancanza chi ci era à stu livellu : ancu s'ellu si parla à pena, qualchi volta, di Natalellu in certi studii, stu pueta fermava sin'à oghje un sugettu di ricerca guasi vergine.
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Il s'agit du mémoire de D.E.A. présenté par Marie-France Bereni Canazzi, sous la direction de Monsieur Philippe Pesteil (Maître de conférences à l'Université de Corse) durant l'année universitaire 1997-1998. La figure du Diable, apparue au V e siècle avant J. Christ, a réussi à s'imposer dans toute l' Europe, et surtout sur les bords de la Méditerranée. Les religions juive, chrétienne ou islamique en ont fait un auxiliaire qui effraie celui qui prétendrait agir à sa guise ; il restreint donc la liberté individuelle. Les pouvoirs politiques, tous ceux qui gèrent c~ commandent, 1 'ont évoqué pour faire avorter les révoltes. Le Diable est donc un personnage "utile" à divers titres.