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Cet ouvrage est le fruit d’un travail de traduction à plusieurs voix à partir d’une cantate de Manuel Molins Casaña (Alfara del Patriarca, 1946), auteur et dramaturge valencien récompensé en octobre 2018 par le Premi d’Honor de les Arts Escèniques de la Generalitat Valenciana pour toute une vie consacrée au théâtre, à la littérature et à l’enseignement. Le texte Les veus de la frontera (material per a una cantata) (2016) traite de la thématique des réfugiés à travers une composition rhapsodique qui donne la parole à des personnages/réfugiés, exilés de la guerre et de la misère. Si elle invite à une réflexion sur le drame actuel des réfugiés et des exilés, tragédie qui convoque les mythes antiques tout comme une vision cyclique de l’histoire, celle des vaincus, la cantate constitue également un exemple de l’engagement éthique et poétique de Manuel Molins, un « éloge de la frontière » comme élément dynamique et mouvant, d’une grande portée symbolique et humaniste. Or interroger la frontière c'est également interroger la langue, les mots, le langage fondamental dans l'élaboration, la perception du monde, et se poser la question de la traduction, d'une langue à une autre, d'une culture à une autre, d'une vision du monde à une autre. Les traductions proposées permettent de mettre en contact et en regard le valencien, le corse et le français, dans un mouvement dialectique d’ouverture à la langue de l’autre et de réflexion sur sa propre langue. Un geste, créateur de passage — passage qui ne va pas de soi — qui tend à rendre visible et faire entendre des langues, des cultures et des identités. Traductions réalisées par Ghjacumu Thiers, professeur en langue et culture régionales à l’Università di Corsica, écrivain, dramaturge et poète, et Fabienne Crastes, professeure agrégée d’espagnol à l’INSPE de l’Università di Corsica et membre du Laboratoire Lieux, Identités, eSpaces et Activités UMR 6240 CNRS/Università di Corsica.
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Les interactions entre communication et politique sont des plus anciennes. Elles révèlent l’état de ce lieu d’expression et d’affrontement des légitimités constitutives et contradictoires de la démocratie. Le bon fonctionnement de la triangulation Individu – Espace public – Médias exige une participation des citoyens toujours plus active. Face aux profondes mutations du monde, la Corse a pour obligation de trouver son positionnement au sein de ce nouveau paysage sans cesse évolutif. Pour relever ce challenge, elle doit mobiliser ses ressources, activer ses compétences communicatives, locales comme diasporiques, et surtout s’apprêter à relever le défi qui consiste à repenser, et sans doute à réinventer, sa propre communication politique.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
-
Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
-
Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
-
Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
-
Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
-
Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
-
Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
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Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.
-
Collection photographique illustrant l’exposition et le catalogue intitulés « De chair et de gloire…
Dans les pas des Rivarola : une famille dans l’Histoire de la Corse et de l’Europe ». Ce projet est inscrit dans l’action « Rivarola » du programme B3C. Il se décline de la manière suivante : numérisation des archives privées et inédites de la famille Rivarola de Corse ; exposition itinérante et sur le site de la M3C et publication d’un catalogue d’exposition ; publication d’un ouvrage historique intitulé Casa Rivarola. Une famille corse dans l’Europe des Révolutions.
Il est difficile et même impossible de traiter des XVIIIe et XIXe siècles corses, sans rencontrer en pleine lumière les membres de la famille Rivarola. L’histoire de cette famille se confond avec l’histoire tumultueuse de leur pays, la Corse. D’une rive à l’autre, les Rivarola se trouvent souvent au cœur des événements. Rares sont les historiens qui se sont penchés sur ces vies, ces trajectoires et ces destins. Rares sont ceux qui ont essayé à donner du sens à des existences et chair à des personnages qui sont aussi une part de nous-mêmes. C’est à une tâche ardue et enthousiasmante que m’appelait les Rivarola. J’ai essayé d’assembler les pièces d’un puzzle dispersées par le vent de l’Histoire. J’ai essayé de reconstituer les existences, à partir des archives et documents souvent disparates et lacunaires qu’il fallait revivifier sans les travestir. Je songe à ce qu’écrivait la romancière Marguerite Yourcenar arrivée au soir de sa vie. Se livrant dans un ouvrage d’entretiens sur l’élaboration des Mémoires d’Hadrien, elle soulignait que « tant qu’on ne fait pas entrer toute sa propre intensité dans un document, il est mort, quel qu’il soit ».
Les Rivarola, c’est Oletta et Bastia. Bastia d’abord. Oletta ensuite et surtout. Les Rivarola c’est aussi la Méditerranée, cette mer-monde, parturiente des civilisations, qu’ils ont arpentée, où ils ont vécu, où ils ont noué des alliances.
À bien y regarder, rares sont les membres d’une même famille à avoir peuplé et illustré de ses rejetons, en si grand nombre et avec autant de force, la chronique historique de la Corse du XVIIIe siècle, ce siècle d’or des Révolutions. Certes, les Gafforj, les Giafferi, les Matra, les Bonaparte… Mais aussi quelques autres au nombre desquels les Rivarola figurent en premier lieu.
Ce qui frappe d’emblée dans la destinée des membres de la famille Rivarola, c’est le courage. C’est aussi une forme de cosmopolitisme européen qui ne tient pas tout de l’attrait des Corses pour le métier des armes et le mercenariat au service de tous les princes d’Europe ni même de l’opportunisme politique. Pour résumer, Domenico Rivarola, l’ancien, aura été fidèle à Gênes avant de vouloir réaliser l’unité politique de l’île sous sa direction ; son fils Antonio qui s’établit en Toscane sans se désintéresser de la Corse et en s’efforçant d’y amener les Anglais ; son autre fils Francesco, devenu colonel au service de l’Espagne ; son petit-fils Domenico, officier de la marine du royaume de Sardaigne, puis conservateur des forêts et député de la Corse sous la Restauration ; son autre petit-fils Francesco, enrôlé dans les troupes britanniques à la fin de l’épisode du royaume anglo-corse, qui épouse une fille de la noblesse grecque de Céphalonie et devient général à Malte.
La monaca Rivarola est un personnage fascinant. Quel personnage hors du commun ! Quelle figure romanesque que celle de cette singulière moniale ! Quelle belle héroïne dont l’existence ne déparerait pas les Vies des hommes illustres de Plutarque. Si dans l’imaginaire national et donc collectif des Corses, Maria Gentile d’Oletta est l’Antigone corse, la monaca Rivarola, une autre fille d’Oletta, n’est-elle pas une nouvelle Jeanne d’Arc ? Elle, la religieuse de la congrégation des ursulines, dont Pascal Paoli était si proche et avec qui il correspondait si souvent avec une confiance aveugle. Elle, la « Regina di Caprara », à qui Paoli avait confié la mission de planter le drapeau corse sur l’îlot conquis. Elle qui dilapida une bonne part de la fortune familiale afin d’acheter armes et munitions pour aider sa patrie corse à laquelle elle restera fidèle jusqu’à la tombe. Comme Paoli, la Monaca a un destin météorique. Elle partage une même soif de liberté et d’infini.
L’histoire des Rivarola est une illustration de l’Histoire culturelle de la Corse, entre XVIIIe et XIXe siècles.