La grande histoire du monument impérial inachevé
Marcandria PERAUT
Postdoctorant à la Maison française d’Oxford et à l’Université des Antilles
La grande histoire du monument impérial inachevé (1832-1845)
Résumé
En 1832, le Conseil Général de la Corse et le conseil municipal d’Ajaccio entamèrent des démarches en vue de l’érection d’un monument impérial à la mémoire de Napoléon dans sa ville natale. Après quelques formalités administratives, Honoré Jourdan du Var, préfet de Corse depuis 1830, fut nommé président de la commission du monument et une souscription nationale fut ouverte. La commission opta pour une colonne ornée d’une statue de Napoléon, dessinée par l’architecte de Ligny, tandis que l’entrepreneur Henraux fut chargé de l’extraction et de l’acheminement du monolithe depuis la carrière d’Algajola. Malgré la pose de la première pierre en 1837, les travaux s’enlisèrent puis furent suspendus en 1839 faute de fonds. L’immense colonne, restée sur place, est aujourd’hui connue sous le nom de « monolithe d’Algajola ».
Cet article retrace la genèse du projet, ses ambitions artistiques et politiques, son financement, ses dérives administratives, puis les tentatives ultérieures de réactivation du monument jusqu’au XXe siècle. Il est extrait de « La grande histoire du monument impérial inachevé (1832-1845) » Revue du souvenir napoléonien, n°542, 2025, pp. 26-32
Mots-clés : Napoléon, Ajaccio, Algajola, monument impérial, monolithe, mémoire, Corse
Introduction
En 1832, le Conseil Général de la Corse et le conseil municipal d’Ajaccio entamèrent des démarches en vue de l’érection d’un monument impérial à la mémoire de Napoléon dans sa ville natale. Après quelques formalités administratives – proposition d’un devis, d’un plan, obtention de l’ordonnance royale – Honoré Jourdan du Var, préfet de Corse depuis 1830, est nommé Président de la commission du monument et une souscription nationale est ouverte.
Moyennant la somme de 80 000 francs, la commission opta pour la réalisation d’une colonne, semblable à la colonne de la guerre place Vendôme à Paris, ornée d’une statue de Napoléon. Le dessin fut réalisé par l’architecte de Ligny, Corse par sa mère.
En 1837, alors que les travaux avaient été entamés, l’on célébra à Ajaccio, en grande pompe, la pose de la première pierre. Pourtant, en début d’année 1839 les travaux s’enlisèrent, et en juin, ils furent totalement suspendus, faute de fonds. Le préfet-Président fut rapidement pointé du doigt. Dans la mémoire collective des Corses, l’immense colonne n’est désormais connue que sous le nom de « monolithe d’Algajola », du nom de la carrière dont on essaya de l’extraire et dans laquelle elle se trouve encore.
1832 : une colonne ornée de la statue d’un grand artiste pour la cité impériale
En 1808, Elisa Baciocchi, Grande Duchesse de Toscane, Princesse de Lucques et de Piombino et surtout, sœur de Napoléon, passa commande d’une statue à l’effigie de l’Empereur au sculpteur Florentin Lorenzo Bartolini.
C’est donc dans ce contexte de réhabilitation napoléonienne qu’en 1832 le Conseil Général de Corse associé à la municipalité d’Ajaccio se positionna pour ériger un monument à la mémoire de l’Empereur.
« Après un examen rigoureux il a été décidé qu’on érigerait une Colonne surmontée de la statue héroïque de Napoléon : cette forme de monument que l’exemple a consacré, permet d’employer dans de grandes proportions le beau granit d’Algajola, et se trouve en conformité de destination avec ce que les anciens ont laissé de plus magnifique comme monument traditionnel de leur gloire. L’art actuel l’a emprunté pour conserver à la postérité le souvenir des fastes militaires de la France, plus récemment la Russie a élevé à Alexandre, sous la direction d’un architecte français, une immense colonne commémorative. La Corse en érigeant la sienne au plus grand de ses fils aura des droits à la récompense de son époque et à l’admiration des siècles à venir[2]. »
Pour s’assurer de la bonne réalisation du projet, deux commissions furent créées. La première à Ajaccio, présidée par le préfet de Corse Honoré Jourdan du Var, et la seconde à Paris, présidée par le Duc de Bassano. Bien qu’il eût été conclu qu’« un concours entre tous les artistes nationaux[3] » serait ouvert afin de désigner l’architecte qui dessinerait le projet, le préfet Jourdan sélectionna unilatéralement l’architecte Monsieur de Ligny. Ce dernier proposa l’érection d’une colonne de 30 pieds en granit d’Algajola et nomma l’entrepreneur Jean-Baptiste Henraux pour la réalisation des travaux :
« Le dessin remis par Monsieur de Ligny consistait dans le dessin d’une colonne et il y avait joint un devis qui portait à 99 763 Fr 86 l’estimation de la dépense à faire pour l’exécution. Sur cette somme, 19 375 Fr s’appliquaient aux moulures et inscriptions en bronze dont devait être enrichi le monument et le reste c’est-à-dire 80 388 Fr 86 étaient affecté à l’extraction et à l’érection de la colonne monolithe dont les granits d’Algajola devaient fournir la matière.[4] »
Après quelques suggestions et légères modifications, le Conseil des bâtiments civils à Paris déclara lors de la séance du 8 décembre 1835 que « le Conseil ne voit rien qui puisse s’opposer à ce que le projet reçoive immédiatement l’approbation de M. le ministre[5] ».
Lorenzo Bartolini, contacté en amont par deux émissaires de la municipalité d’Ajaccio, messieurs Giacomoni et Poli, crut enfin pouvoir placer honorablement sa statue mais il fut brusquement écarté du projet au profit de Charles Émile Seurre.
Pour faire un double de la statue, il faut le faire par le premier modèle, qui est ma propriété, en vous adressant à moi, je vous fais l’avantage de ne pas compter la valeur de ce premier modèle ; ainsi il m’a été alloué pour la statue de Napoléon en bronze de onze pieds six pouces de hauteur, une somme de 60 000 Fr et je m’engagerai à vous en faire une toute semblable pour celle de 35 000 Fr que je pourrai vous livrer huit ou dix mois après votre commande, et vous en prendriez livraison à Paris dans mes ateliers. Dans le cas, M. le préfet ou cette somme dépassait votre budget, je vous propose de faire la statue en marbre pour la somme de 20 000 Fr.
Le soutien de Caroline Murat et de Talleyrand en faveur de Bartolini, n’y changea rien. Le préfet de corse jeta son dévolu sur le double en bronze de la statue de Seurre au détriment du Napoléon de marbre sculpté par Bartolini. Dépité, le malheureux florentin, adressait quelques notes amères à la Commission d’Ajaccio :
La Corse, patrie du héros qui a régénéré la France devait avoir le désir d'élever un monument à la mémoire de celui qui tiendra une grande place dans l'histoire. Aussi ai-je été trop heureux quand on est venu m'en parler dans mon atelier et me demander mes plans et devis. J'avais dans le temps ébauché la statue colossale de ce Grand-Homme, J'avais mis tous mes soins à cet ouvrage et l’avais conservé avec vénération dans mon atelier malgré la difficulté des temps que l'on a traversé depuis 1814. Je me faisais une gloire et un point d'honneur de consacrer mon temps et mon talent à rappeler celui qui avait assisté à mes premiers travaux, à mes premiers succès quand je fus couronné au Concours de notre École Française de l'an V[7] ».
De la pose de la première pierre à l’interruption des travaux
Pour financer un tel projet la Commission d’Ajaccio dut ouvrir une souscription nationale composée de trois séries distinctes. La première série comprenait la souscription du Roi, des membres de la famille royale, de la famille de Napoléon ainsi que les souscriptions émanant des différents départements du pays. La seconde série prenait en compte tous les souscripteurs de Corse jusqu’au 1er octobre 1835. La troisième série se focalisait sur les souscriptions reçues, ou à recevoir, sur l’île après le 1er octobre 1835.
Les travaux débutèrent en 1837, et l’extraction de l’immense colonne représenta une prouesse technique sans précédent : « jamais, en France, de tels travaux avaient eu lieu[8] ». À la vue de l’immense colonne, le préfet-président de la commission d’Ajaccio avouait être « dans l’admiration en présence de ce monolithe imposant du plus beau granit de la terre. Nous avons notre colonne maintenant ! Le problème est résolu.[9] » Le 2 juillet 1837, la ville d’Ajaccio inaugurait, place Bonaparte, la pose de la première pierre : « j’étais persuadé, déclarait de Ligny, que la ville à jamais immortelle, dans le sein de laquelle, Napoléon reçut le jour, ne pourrait rester longtemps privée d’un Monument qui lui créait un nouveau titre, à l’admiration de la postérité »[10].
Pourtant, alors que tout s’annonçait sous les meilleurs auspices, qu’il ne restait, a priori, qu’à dégrossir, la colonne, l’embellir et la transporter à Ajaccio pour l’ériger, les travaux furent brusquement suspendus: « à la fin de juin 1839, les fonds existants dans la caisse d’Ajaccio étant épuisés, il n’y avait plus rien à y prendre »[11]. Comment une situation si bien engagée avait-t-elle pu aboutir à l’un des plus grands revers mémoriels de l’époque contemporaine ? À qui devait-on imputer cet échec ?
Reprenons les faits. L’entrepreneur avait initialement pour mission, moyennant la somme de 80 000 Fr, d’extraire un fût de granit de la carrière d’Algajola, de le travailler pour en élaborer une colonne de neuf mètres soixante-quinze, puis de transporter ladite colonne à Ajaccio afin de l’ériger sur la place Bonaparte. Après quelques jours de recherche, l’entrepreneur informa le Président de la Commission qu’il avait débuté l’extraction d’une masse de quarante pieds, soit environ douze mètres, précisant toutefois que les nouvelles dimensions du monument avaient été déterminées par Monsieur de Ligny.
C’est à cette occasion qu’advint, au grand dam des souscripteurs, l’élément déclencheur d’une longue suite de péripéties. Une irrégularité dans la pierre provoqua la fente du bloc en deux parties.
Néanmoins, cet accident entraîna des conséquences surmontables dans la mesure ou le plus grand des deux blocs mesurait encore plus de dix mètres. Il était alors tout à fait conforme au projet initial approuvé en amont par le ministre ainsi que par la Commission. Cependant, à défaut d’entamer les contours du bloc de dix mètres déjà détaché, Jourdan, de Ligny et Henraux, se lancèrent à la recherche d’un nouveau gisement de granit. À deux cents pas du premier, ils découvrirent un bloc de pierre gigantesque et prirent, unilatéralement, c’est-à-dire sans consultation de la Commission et/ou du ministre, la décision incompréhensible d’entamer l’extraction d’une nouvelle colonne de dix-sept mètres soit cinquante-deux pieds de long[12].
Prétextant d’une part que le nouveau monument fut « conçu dans les proportions qui s’approchent le plus de la grandeur du sujet[13] », et d’autres part – non sans une mauvaise foi déconcertante – que « l’importance du monument dépendait essentiellement de la proportion du fût à extraire ; c’était donc la nature elle-même qui en fixerait la limite[14] », les trois hommes transformèrent un projet abordable d’environ 100 000 francs en un projet irréalisable s’élevant à 716 228 Fr 40. En multipliant quasiment par dix le prix total du monument – il fallait ajouter à cela les coûts relatifs à l’achat, le transport et la pose de la statue – le préfet de Corse et ses deux acolytes, transformèrent un projet viable, soutenu par le ministère, en un gouffre financier insurmontable.
Le préfet Jourdan. Administrateur ou affairiste ?
L’étude biographique menée dans le cadre de ma thèse sur le préfet de Corse Honoré Jourdan du Var, m’a toutefois permis de saisir que des enjeux obscurs et sous-jacents expliquent aisément l’attitude irresponsable du président de la Commission. Bien avant d’être le premier administrateur de l’île, Jourdan était, avant tout, un homme d’affaire redoutable. Et en parallèle de ses activités politiques, il dirigeait l’entreprise familiale : une société spécialisée dans le commerce de meubles et la transformation du bois. Nous ne serons alors guère surpris d’apprendre que son frère – bientôt « renvoyé pour malversation[15] » – dirigeait une entreprise de navire à vapeur reliant la Corse et le Var, territoire originel des Jourdan, dans laquelle le préfet possédait des actions. Ainsi, l’analyse des milliers de documents relatifs à l’affaire du monolithe m’ont permis de saisir qu’une partie des fonds de la souscription du monument a été détournée de manière à servir les intérêts privés entrepreneurials du préfet[16]. Jourdan n’avait-il pas délivré puis ordonnancé à l’entrepreneur, d’une part « l’autorisation de prendre ravitaillement des bois dans la forêt de corse[17] », et d’autre part – toujours avec l’argent de la souscription – le versement d’une somme de 15 000 francs dans le but d’acquérir un navire à vapeur[18] » ?
Le Comité spécial, un organisme créé dans le but de « connaître et faire connaître la vérité » sur cette affaire concluait ainsi :
« Tel est donc, M. le préfet, le résultat de votre administration en ce qui concerne le monument impérial ! (…) Vous nous avez engagé à notre insu dans une dépense estimée par votre architecte à plus de 700 mille francs et dont le chiffre, tout exagéré qu’il soit, aurait encore été dépassé puisque le maniement devait vous être laissé à vous, à votre architecte et à votre entrepreneur ! Vous avez violenté les intentions des souscripteurs dont l’argent a été par vous comme jeté au vent puisqu’il a glissé dans vos mains sans profit… du moins pour eux ! Dites-nous donc alors par quelles intentions vous avez été guidé, par quel stimulant vous avez été excité à commettre des énormités plus grosses que le monolithe ! (…) Vous avez trompé le monde : souscripteurs, trésorier, commission, ministre, personne n’a échappé à votre tactique : tous ont été enveloppé dans le vaste et frauduleux filet que vos mains ont tressé ![19] »
Le monolithe de Napoléon III à aujourd’hui
Pour conclure j’indiquerai ci-après deux nouvelles tentatives de déplacements puis d’érection de l’immense colonne sur la place centrale d’Ajaccio. À l’avènement de Napoléon III, le projet ambitieux d’élever une colonne impériale en l’honneur de Napoléon 1er fut relancé, mais les transporteurs du Second Empire dressèrent un constat semblable à celui de leurs prédécesseurs : trop lourd, le monolithe demeurait inamovible et son transport trop couteux. Dans l’entre-deux-guerres enfin, en 1933, soit un siècle tout juste après le début du projet initial, lorsque la République souhaita mobiliser l’aura de Napoléon comme rempart aux prétentions mussoliniennes sur la Corse, la potentialité d’utiliser la colonne d’Algajola pour surélever la statue de Seurre, arrivée à Ajaccio en 1923, fut étudiée.
Malheureusement, les avancées techniques réalisées en un siècle n’eurent point raison de l’imposante masse de granit. Aujourd’hui, le monolithe gît encore sur le sol d’Algajola en espérant, sans doute, qu’un projet nouveau lui garantisse la postérité qui lui avait été promise.
Bibliographie
- Allorant Pierre, « Être maire en Corse, d’un Napoléon à l’autre (1800-1870) », Cahiers de la Méditerranée, n° 94, 2017.
- Bianco Odile, « Le monument à Napoléon, place du Casone : l’arrivée de la statue à Ajaccio enfin dévoilée », Napoléon Ier. Revue du Souvenir napoléonien, n° 110, 2024, pp. 60-64.
- Canavaggio Jean, « Honoré Jourdan du Var, préfet de la Corse sous la monarchie de Juillet, à travers des lettres inédites (1831-1846) », Études corses, Ajaccio, Albiana/ACSH, n° 71, 2010, pp. 29-54.
- Estrangin Jacques, « Un libéral fréjussien : Honoré Jourdan », Annales de la société scientifique et littéraire de Cannes et de l’arrondissement de Grasse, tome XXIV, Cannes, Imprimerie Aegitna, 1973.
- Olivesi Jean-Marc (dir.), Le marbre et l’airain. La mémoire des Bonaparte en Corse : les statues, Ajaccio, Musée national de la maison Bonaparte, Albiana, 2021.
- Peraut Marcandria, « Entre Histoires et Mémoires. Usages, représentations et métamorphose de la mémoire en Corse (XVIIIe - XXIe siècles) », thèse pour le doctorat en Cultures et Langues Régionales, soutenue le 14 novembre 2024, Université de Corse.
Illustrations et crédits
- Illustration 1. Projet d’un monument à ériger à Napoléon à Ajaccio, décembre 1835, Archives nationales, F/21/1880, © Archives nationales de France.
- Illustration 2. Monolithe d’Algajola, © Marcandria Peraut.
- Illustration 3. Lorenzo Bartolini, Napoléon Ier, © Jean-Charles Marcily.
- Illustration 4. Charles-Émile Seurre, Napoléon Ier, carte postale ancienne, © DR.
- Illustration 5. Granit Algajola (1er projet), © Marcandria Peraut.
- Illustration 6. Anonyme, Projet de monument à Napoléon Ier, 1933, © Jean-François Paccosi.
[1] La politique de réhabilitation napoléonienne de Louis Philippe, s’articule autour de deux éléments clés : le redressement de la colonne Vendôme en 1833 et le retour des cendres de l’Empereur en 1840.
[2] Archives de la Collectivité de Corse, Bastia, 38J52 - 38J53, ms, Notice explicative du monument, 1832.
[3] Le Moniteur du 3 février 1834, dans, Archives de la Collectivité de Corse, Bastia, 38J52, ms, Mémoire du Comité spécial, p. 9.
[4] Archives de la Collectivité de Corse, Bastia, 38J52, ms, Mémoire du Comité spécial, p. 13.
[5] Archives de la Collectivité de Corse, Bastia, 38J52, ms, Extrait du registre des délibérations du Conseils des bâtimens civils.
[6] Archives de la Collectivité de Corse, Bastia, 38J52, ms, Lettre de Charles Émile Seurre au préfet Jourdan, (sans titre), 1833.
[7] Archives de la Collectivité de Corse, Bastia, 38J53, ms, Lettre de Lorenzo Bartolini, « A Son Excellence Monsieur le Préfet Président de la commission pour la statue qui doit être élevée à la mémoire de Napoléon le Grand », (non datée).
[8] Jean-Marc Olivesi (dir.), le marbre et l’airain. La mémoire des Bonaparte en Corse : les statues, Ajaccio, Musée national de la maison Bonaparte, Albiana, 2021, p. 184.
[9] Archives privées du musée-bibliothèque Paul Arbaud, Lettre de Jourdan à Henraux, « Correspondance administrative », 19 juillet 1838.
[10] Archives de la Collectivité de Corse, Bastia, 38J53, ms, Discours prononcé à l’occasion de la pose de la première pierre du Monument Napoléon, par M. de Ligny, architecte de ce monument, 2 juillet 1837.
[11] Archives de la Collectivité de Corse, Bastia, 38J53, ms, Mémoire du Comité spécial, p. 69.
[12] Voir figure 1 et 2 en fin d’article.
[13] Archives de la Collectivité de Corse, Bastia, 38J52 -38J53, ms, Registre des délibérations de la commission d’Ajaccio, « Session du 5 novembre 1843 », 1843.
[14] Archives de la Collectivité de Corse, Bastia, 38J52-38J53, ms, Lettre d’Honoré Jourdan au ministre de l’Intérieur, (sans titre), 1840.
[15] Pierre Allorant, « Être maire en Corse, d’un Napoléon à l’autre (1800-1870) », Cahiers de la Méditerranée, n°94, 2017.
[16] « La Commission n’avait demandé à M. Henraux ni bornes d’amarrage, ni marches d’escaliers, ni encadrements de portes ou fenêtres, ni pierres tumulaires. Pour certifier les bras de ses ouvriers qui, dit-il, ne pouvaient pas être toujours appliqués au monument, il a cependant fabriqué bon nombre de ces objets ». Archives de la Collectivité de Corse, Bastia, 38J53, ms, Mémoire du Comité spécial, pp. 127-128.
[17] Archives de la Collectivité de Corse, Bastia, 38IJ53, ms, Mémoire du comité spécial, p. 77.
[18] Censé être utilisé pour transporter la colonne de granit de dix-sept mètres, d’Algajola à Ajaccio, il avait été convenu que le navire demeurerait la propriété de l’entrepreneur après avoir assumé cette tâche.
[19] Archives de la Collectivité de Corse, Bastia, 38J52-38J53, ms, Mémoire du comité spécial, pp. 56-59. Plus loin dans le texte nous pouvions lire ceci : « Dieu veuille que vous sortiez victorieux de cette épreuve ! Préparez donc votre défense, car vous êtes accusé ! Mais ne comptez pas que vous vous en tiriez par votre seule énergie musculaire : chercher, chercher d’autres arguments pour terrasser vos adversaires ! », Ibid, p. 118.