Résumé : Afin de saisir la relation présente entre Pascal Paoli et l’héritage des Lumières, en cette année de tricentenaire, nous confronterons la formule Sapere aude à quelques manifestations historiographiques et graffitiques liées à la mémoire paolienne observées dans l’espace public insulaire.

Mots clés : Historiographie, Lumières, art urbain, espace public, commémoration

 

Abstract : For understand the relation between Pascal Paoli and the Enlightenment’s heritage, in this tricentenary year, we’ll confront the famous formule Sapere aude to a few historiografic and street artistic manifestations linked to the Paoli’s memory in the corsican’s public space.

Key words : Historiography, Enlightenment, street art, public space, commemoration

Sapere aude[1] est la formule de Kant[2] qui permet de synthétiser l’esprit des Lumières. Afin de saisir la relation présente entre Pascal Paoli et l’héritage des Lumières, nous la confronterons à quelques manifestations liées à la mémoire paolienne observées dans l’espace public insulaire.

Pascal Paoli est un personnage historique qui a vécu de 1725 à 1807. Que savons-nous de lui ? Dans le domaine de l’historiographie, la période présente est marquée par les biographies de deux chercheurs, Antoine-Marie Graziani[3] et Michel Vergé-Franceschi[4]. Notons dès à présent que c’est dès le titre de son ouvrage que Michel Vergé-Franceschi évoque la qualité d’homme des Lumières de Pascal Paoli. Antoine-Marie Graziani pour sa part, pose « L’homme des Lumières » en titre du troisième tiers du livret de l’exposition consacrée au grand homme par le Conseil général de la Haute-Corse en 2007.  Le catalogue de l’exposition temporaire qu’il codirige au Musée de la Corse est « La Corse au cœur de l’Europe des Lumières »[5]. Depuis, qu’il s’agisse de précision, de complément[6], ou de controverse qui donnent lieu à de très nombreuses manifestations scientifiques et publications, on peut considérer que ce qui est écrit sur ce grand homme doit être compris en comparaison avec ces textes puis la production ultérieure de leurs auteurs qui font autorité.

2025 est l’année du tricentenaire de la naissance de Pascal Paoli. L’Université de Corse, qui porte le nom de son fondateur de 1765, a programmé un ensemble d’actions de natures diverses, lié à la célébration de cet évènement parmi lesquelles, le colloque auquel je participe. Dix-huit ans plus tôt, en 2007, à l’occasion du bicentenaire de la disparition de Pascal Paoli, une série de conférences, publiées ultérieurement[7], avait déjà été donnée par cet établissement. Cette année, à titre de restitution d’une étude suscitée par la pose d’une plaque en 2001, c’est au couvent de Calacuccia que j’ai réalisé la lecture publique d’un texte portant sur la mémoire de l’évènement, appelé « Les pendus du Niolu »[8]. J’y ai démontré comment l’Université avait été actrice du bicentenaire, après que j’y avais obtenu un doctorat d’anthropologie. Pour ce faire, je me suis donc rendu à Morosaglia, d’abord, pour commémorer la date de naissance du 6 avril puis, pour assister à l’inauguration d’une plaque par les membres du Conseil d’administration de l’Université.

S’il est loisible d’évoquer des commémorations passées[9] grâce aux méthodes de l’ethnologie, en cette année 2025, je prends le risque de ne pas avoir assez de recul puisque nous sommes en plein dans le déroulement d’un nombre bien plus important qu’en 2007, de manifestations de dimensions variées déclarées comme commémoratives. De plus, ce tricentenaire ne concerne pas la seule année 2025 puisqu’on peut considérer que la pièce de théâtre A rimigna 24 jouée dans le Niolu en juin 2024 pour les 250 ans de l’épisode des « Pendus du Niolu » y participe. Ce tricentenaire ne concerne pas que la seule action de Pascal Paoli puisque la célébration des 50 ans d’Aléria[10] sur le site de la cave viticole alors occupée par un commando de l’ARC, avec le slogan discutable Memoria face storia, pour laquelle j’ai assisté à l’inauguration d’une fresque du street artist Piombu, en fait totalement partie.

Le débat sur le sens à accorder aux Lumières, réactualisé il y quelques années par Tzvetan Todorov[11] est actuellement marqué par les analyses d’Antoine Lilti dont la publication de L’héritage des lumières[12] est un jalon important. Le projet de la présente communication est d’apporter un éclairage sur l’articulation de la mémoire de Pascal Paoli avec le mouvement des Lumières par, principalement, le croisement de deux entrées complémentaires liées à l’espace public. La première est l’analyse d’une controverse historiographique largement relayée par la presse écrite insulaire sur la qualité d’homme des Lumières de Pascal Paoli. La seconde est la représentation figurée de Pascal Paoli sur le territoire corse contemporain par des œuvres peintes à la bombe de peinture des années 1970 à nos jours[13]. On verra comment durant ces vingt dernières années marquées par une difficile reconnaissance institutionnelle du street art[14], la figure de Pascal Paoli a occupé une place importante sur la scène graffitique.

La controverse historiographique sur Pascal Paoli, homme des Lumières

C’est dans ce contexte que l’on peut apprécier une controverse récente portant sur la qualité d’homme des Lumières de Pascal Paoli. En mai 2024, le lecteur du seul quotidien imprimé de l’île, Corse Matin, fut pris à témoin dans une controverse étrange[15]. En page de der, il pouvait lire en titre gras : « Pour Ange Rovere, Pascal Paoli n’est pas un homme des Lumières ». L’article avait paru à l’occasion de la sortie d’un livre[16] consacré à Paoli. On pourrait penser à une affirmation technique rédigée par un spécialiste.

Quelques jours plus tard, je me rendis au couvent de Casabianca. Ce site est un lieu de mémoire. Une conférence y était proposée le matin par l’érudit local, Jean-Christophe Liccia. La manifestation était organisée par une association, les amis du Musée de Bastia. Elle participait à une série d’évènements culturels multi-située dont le centre était la commune de Campile. Tandis que Jean-Christophe Liccia s’exprimait, Stéphane Orsini, le chargé de mission du patrimoine de la Communauté des communes de Castagniccia-Casinca tenait le micro. Ange Rovere, qui a écrit sur l’élection de 1755[17] et qui était dans le public, ne s’exprimait pas ce jour sur Paoli et se tenait à côté de l’orateur et du porteur de mégaphone. La conférence portait sur l’histoire du couvent qui abrita des servites de Marie[18]. Nous sommes dans le domaine de l’histoire religieuse. Quasiment rien ne fut dit sur l’évènement évoqué en langue corse sur la plaque de marbre posée depuis 1936 par la municipalité sur la façade du bâtiment, à savoir, l’élection de Paoli comme Général de la Nation en juillet 1755. En revanche, dans le numéro 11 de la revue Storia corsa dont il est le rédacteur en chef, Stéphane Orsini permit à Ange Rovere de développer ses idées sur un Pascal Paoli non qualifié d’homme des Lumières.

Un an après, le lecteur de Corse Matin[19] pouvait lire un avis diamétralement opposé à celui que présentait Ange Rovere : « Pascal Paoli est le prototype même de l’homme des Lumières ». Dans un article où il évoque à la fois Paoli, comme homme des Lumières ainsi que son rôle durant le tricentenaire de 2025, le professeur émérite des universités, Antoine-Marie Graziani, présenté encore récemment dans la presse comme un ancien militant du FLNC[20], avait une pensée pour Ange Rovere, dont on sait que sur la scène politique corse, il est un des responsables du PCF depuis des décennies :

« Certaines personnes s’abritent volontiers derrière les travaux de l’historien Franco Venturi, en particulier la partie V de Settecento riformatore. Or, le spécialiste de l’histoire du XVIIIe siècle des Lumières en Europe ne dit pas du tout ce qu’on lui fait dire, c’est-à-dire que Paoli n’est pas du tout un homme des Lumières. Au début du 6e volume de la correspondance, j’ai publié un texte politique en français, de Venturi qui s’achève par la phrase suivante : Paoli est trop libre pour les fascistes. J’y ajouterai, aussi pour les staliniens ».

Pour les 300 ans de la naissance de Paoli, Corse Matin proposa un supplément consacré à Pascal Paoli[21]. Il s’agissait d’un objet laissé en vente des semaines durant dans les kiosques. Il avait vocation à être conservé, tout comme les suppléments extraordinaires imprimés pour le bicentenaire de la mort de Napoléon en 2021, ou pour la venue du pape sur l’île en 2024. Antoine-Marie Graziani y présentait le résultat de ses recherches. Ange Rovere avait pour titre d’entretien une formule qui correspondait à son style laconique et tranchant : « Paoli démocrate et homme des lumières ? n’importe quoi ! »[22]. La cohabitation des thèses laisse le lecteur choisir celle qu’il préfère.

Le 6 avril 2025, le téléspectateur corse put voir une « émission spéciale » de la chaîne Via stella diffuser un sujet consacré aux 300 ans de la naissance de Pascal Paoli. L’équipe de journalistes avait organisé, pour ce jour anniversaire ouvrant le tricentenaire, un plateau au couvent Saint Antoine de Casabianca. Les deux intervenants principaux interrogés par l’animateur Dominique Moret, étaient Eugène Gherardi[23], directeur de l’UMR LISA de l’Université de Corse, et le professeur Antoine-Marie Graziani. Dans ce cadre-là, à la différence de la conférence de mai 2024, l’histoire séculaire du couvent de Casabianca était concentrée par les intervenants dans la référence aux trois journées de la mi-juillet 1755 qui virent Pascal Paoli être élu par les représentants présents des pieve environnantes.

Quatre mois plus tard, à la date anniversaire du 15 juillet 2025, devant le couvent de Casabianca, j’assistais le soir à une table ronde d’historiens annoncée par voie de presse par Stéphane Orsini. En qualité d’animateur patrimonial de la Communauté de communes Castagniccia-Casinca, il présenta trois historiens qui, devant une assistance d’une centaine de personnes, analysaient les conditions de l’élection de Pascal Paoli. A côté d’Antoine-Marie Graziani, se trouvaient Erick Miceli et lui-même, ainsi que le maire de Casabianca qui prononça, comme en mai de l’an passé, un discours introductif. Les deux derniers intervenants cités étaient là pour les deux manifestations qui évoquant le même monument historique, partageaient pourtant très peu de points communs.

Parallèlement à la guerre de position qui se jouait au couvent de Casabianca, le débat sur la nature de la révolution corse avait connu un autre épisode en 2015. En effet, lors de l’accession pour la première fois d’une majorité nationaliste au pouvoir à la Collectivité de Corse, une cérémonie inédite avait été réalisée au sein de l’hémicycle de l’Assemblée de Corse. Les conseillers exécutifs nouvellement élus avaient prêté serment sur un ouvrage publié durant la révolution corse, la Giustificazione della revoluzione di Corsica. Ange Rovere avait d’ailleurs signé un texte dans lequel il critiquait l’usage politique du livre. De façon inédite, par une lettre ouverte du 14 mars 2016, le président de l’exécutif de la CdC, le président de l’Assemblée de Corse ainsi que les deux présidents des groupes issus des deux partis ayant fait coalition pour l’emporter, répondaient en leur qualité de dirigeants politiques et contestaient le bien-fondé de la démarche de l’historien :

« Bref, on l’aura compris, si l’interprétation historique de Monsieur Rovere est très discutable, il y a bien plus grave : cette interprétation s’appuie sur une lecture de la Giustificazione pour le moins lacunaire et sur des faits historiques radicalement faux. C’est surprenant si l’on s’en tient à la qualité d’historien d’Ange Rovere. Cela se comprend beaucoup mieux si l’on considère que l’intervention polémique de celui-ci est bien plus idéologique que politique : sans doute est-elle dictée par le refus d’accepter l’évolution de la Corse aux plans électoral et politique, et notamment le résultat du scrutin de décembre 2016 ayant conduit à la prestation de serment devant leur peuple des nouveaux responsables politiques corses. »

Bien qu’elle en prenne certaines formes puisque c’est en qualité de dirigeants politiques que les quatre signataires voulurent ici imposer leurs idées à un historien, on ne peut analyser cette polémique comme une stricte ingérence du pouvoir politique dans la recherche historique, ce qui avait déclenché la rédaction du manifeste « Liberté pour l’histoire » qui revendiquait :

« L’histoire n’est pas une religion. L’historien n’accepte aucun dogme, ne respecte aucun interdit, ne connaît pas de tabous. Il peut être dérangeant. (…). Dans un État libre, il n’appartient ni au Parlement ni à l’autorité judiciaire de définir la vérité historique[24] ». 

Pour rappel, Ange Rovere a longtemps été le premier adjoint de la ville de Bastia. Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni ont été, des années durant, ses concurrents minoritaires aux élections municipales. Le président de l’Association des chercheurs en sciences humaines du domaine corse était ici dans un débat avec deux universitaires de Corte, mené par Jean-Guy Talamoni et Petru Antò Tomasi. C’est conscient de ces données historiographiques et politiques que le lecteur du communiqué dut se forger un avis. Il peut ainsi apprécier les dernières lignes de l’ouvrage de Rovere qui sont une attaque frontale contre la « mythologisation »[25] actuellement à l’œuvre à l’Université de Corse.

Dans le communiqué de l’Assemblée de Corse de 2016, était fait allusion à une polémique plus ancienne relative à une plaque de marbre déposée huit années auparavant. En 2007, pour les 200 ans du décès de Pascal Paoli, Bastia avait en effet connu une « bataille des plaques » liées à la mémoire de Paoli. Une plaque avait ainsi été posée sous un bas-relief représentant le « Père de la patrie » dans le centre historique de Bastia. Après avoir annoncé que la période de l’indépendance avait été la « seule période positive » de l’histoire de l’île, une liste de réalisations était énumérée. La plaque avait été retirée et emportée au commissariat. Aujourd’hui, tandis qu’une plaque plus consensuelle (en seconde ligne, remarquons qu’après son lieu de naissance, est écrit « homme des Lumières ») est consultable à Bastia (on peut en trouver aussi une à Ponte Novu, elle y est apposée près d’une entrée du pont où eut lieu la bataille) à côté d’une autre, de taille plus réduite, qui rend hommage au militant politique indépendantiste Pierre Sinoncelli, à l’origine de la pose de la plaque de combat. Arrivés au pouvoir municipal bastiais en 2014, les nationalistes avaient baptisé le passage (scalinata) où se situait la plaque du nom de Pierre Sinoncelli (disparu en 2008) lors une cérémonie durant laquelle, afin de montrer son soutien à la démarche, le nouveau maire, Gilles Simeoni, prit la parole.

La liste des polémiques pourrait être plus longue. Pour Ange Rovere, il semble qu’elle trouve son origine en 1973 au moment de l’impression du premier numéro de la revue Études Corses[26]. Pour mémoire, dans ce numéro, le professeur Fernand Ettori y présentait le texte, demeuré de référence, sur le congrès des théologiens du couvent d’Orezza. Cet article évoquait le contexte qui permit de justifier la rébellion des Corses de façon formelle. Dans le même numéro, une note de lecture sur les débuts de la Corse française démontrait comment il y eut une volonté du nouveau pouvoir de diriger paisiblement l’île récemment conquise. Dans cette lutte qui se poursuit, Ange Rovere tire à boulets rouges sur les prises de position de Jean-Guy Talamoni[27]. Néanmoins, quand je lis Ange Rovere qui écrit que Paoli suivit les principes de Nicolas Machiavel, quand j’entends en conférence Jean-Guy Talamoni identifier la même source théorique[28], je reconnais que les deux chefs politiques bastiais sont tous deux les lecteurs de Fernand Ettori[29] et de son fameux article sur la formation intellectuelle de Pascal Paoli.

Ainsi, en 2025, existe un réservoir de polémiques inépuisable entre deux traditions historiographiques. Quand j’enseigne l’histoire de Paoli à des lycéens, je leur présente la donne historiographique afin qu’ils apprennent comment l’histoire est un élément de débat vif même, et surtout, concernant des personnages dont on croit tout savoir. Tandis que la présente polémique occupe une part de l’espace médiatique, il faut rappeler comment la figure de Napoléon Bonaparte jette pour une grande partie de l’opinion publique française de l’ombre sur celle de Paoli. La biographie de Napoléon Bonaparte, signée par Patrice Gueniffey[30], peut être lue comme une entreprise systématique de dénigrement de l’œuvre de Paoli. Pour l’auteur qui fait autorité aujourd’hui dans les études napoléoniennes, au moins jusqu’en 2021, l’œuvre de Paoli provient du passé, d’ailleurs pour lui, Napoléon vient de « nulle part »[31]. C’est sur cette vision historiographique discutable[32] que Laurent Marcangeli, ancien maire d’Ajaccio, base son entreprise d’instrumentalisation partisane de l’héritage napoléonien.

  1. Les graffitis représentant Pascal Paoli, révélateur de lumières ?

La relation de Paoli avec l’héritage des Lumières ne se réduit pas aux controverses entre une historiographie proche du PCF et une historiographie proche du FLNC. La question « Sapere aude » se pose aussi sur l’apparition du grand homme dans l’espace public sous forme de peinture réalisée avec une bombe aérosol. Le graffiti politique est une des dimensions de la propagande moderne. Cela fut théorisé par Serge Tchakhotine[33]. Les historiens montrent que Pascal Paoli a su utiliser la propagande. Erick Miceli[34] utilise volontiers le terme quand il évoque les Ragguagli di l’Isola di Corsica par exemple. Il s’agit d’une autre facette de ce que Jurgen Habermas a pu appeler la création d’un espace public. Les murs de l’île ont donc porté des graffitis liés à la mémoire paolienne. Il ne s’agit pas d’érudition mais simultanément à l’apparition et aux métamorphoses du législateur dans la bande dessinée[35], de prises de position contestataires. Un des groupes clandestins qui a précédé le FLNC, Ghjustizia paolina, a laissé un graffiti « GP », donc datable d’avant 1976, trouvé dans la vallée d’Asco en 1997. En 1989, une scission d’A Cuncolta naziunalista prit le nom d’ANC. Son logo, visible parfois sous forme de pochoir (vu à Corte en 1997) porte à côté de la tête de Maure, le profil de Paoli. Il fallut attendre 1992 et la création du syndicat Ghjuventù paolina pour voir apparaître à chaque inscription du nom du syndicat, une référence explicite au Babbu di a patria. Les graffitis de l’organisation étaient très nombreux à Corte, afin de gagner une lutte d’influence contre le syndicat jusqu’alors hégémonique, la CSC. Il y eut pose de quelques pochoirs présentant à la fois le nom du syndicat et le visage du Général de la Nation. Des pièces furent également peintes hors des campus. On peut comprendre la présence d’une sorte de référence au carré quand on trouve l’inscription de ce syndicat dans la capitale paolienne, au sein de l’Université fondée par le législateur.

Il en est de même quand on trouve un message de la GP sur le site de Ponte Novu dans les années 1990. Un Rinnovu sempre paolistu vu dans la Vallée de la Restonica témoigne du passage de certains militants de la GP au parti Rinnovu. Quand l’organisation politique se transforma à partir de 2018 en Core in fronte, qui est une reprise abrégée d’une formule paolienne, Core in fronte è strada diritta, ses militants poursuivaient la même entreprise de référence à la révolution corse.

En 1998, j’identifiais à Ajaccio un déjà usé, « Pascal Paoli, Che Guevara, même combat ». Il était signé par l’organisation trotskiste A Fiumara. Le contenu du message était sans doute contemporain de la rédaction du Secondu quaternu[36], texte théorique du FLNC qui, tout en comportant en illustration deux photographies de statues de Paoli[37], présentait comme programme à venir, les atouts d’une voie corse au socialisme. Dans les années 1999, apparut à Ghisonaccia, « Da Paoli à Colonna dui seculi di resistanza ». Il s’agissait là d’une variante rare du slogan type de la période « Yvan Gloria à tè ». Au moment de l’assassinat du berger de Cargese, j’avais pu voir au printemps 2022, à Bastia comme à Corte, les numéros « 1769-2022 ». Ces deux seules dates, dans un environnement où un grand nombre de pochoirs représentait le visage du défunt, portaient un discours très synthétique sur une vision de l’histoire, marquée par deux siècles de domination qualifiée de « coloniale » de l’État français en Corse.

En 2004, après l’émergence du syndicat étudiant Ghjuventù indipendentista, une polémique eut lieu. L’organisation d’un évènement culturel, Sogni d’invidia[38], à Corte fut attaqué par le syndicat. Un atelier street art était proposé parmi une série d’autres activités culturelles. Le syndicat procéda à une mesure inédite qui jusque-là n’était faite que par les autorités du CROUS : recouvrir les graffitis de type hip hop par une couche de peinture d’un blanc censeur. Sur le mur immaculé de l’entrée du Campus Caraman, une fresque fut peinte par les membres de la GI. Il s’agissait d’une figure de Paoli doublée d’une tête de Maure. Un tract signé par la GI justifia l’action en portant atteinte au principe de la liberté de création. Le syndicat s’érigeait en prescripteur de goûts artistiques : « Et nous demandons que cette fresque ait un rapport avec la Corse, notre culture et notre histoire ». Ce texte de mise au pas des créateurs était bien contraire à l’esprit des Lumières qui appelle chacun à s’autodéterminer.

La façade de la poste de Ponte Novu est de fait liée spatialement au lieu de mémoire qu’est la bataille de Ponte Novu de 1769. Les graffitis peints sur ce bâtiment, visibles de la route nationale (puis territoriale) qui relie les deux villes préfectures de Bastia et d’Ajaccio, ont implicitement valeur d’interpellation en relation avec la mort tragique des miliciens de Paoli. Dans les années 2010, la façade du bâtiment de la poste reçut un traitement particulier. Une commande fut faite par les autorités municipales ainsi que par la sous-préfecture afin d’empêcher la pose régulière de graffitis contestataires nationalistes sur la façade du bâtiment. C’est dans ce cadre de commande publique que la plasticienne Linda Calderon posa une fresque demeurée depuis immaculée. Il s’agit d’une variation sur une représentation célèbre de la bataille imprimée en 1863[39]. Pour les 250 ans de la bataille, en 2019, pour contester la politique suivie par la majorité territoriale autonomiste et valoriser « a strada di a lotta armata », c’est à côté qu’un message évoquant « 250 anni di sacrifizi » fut bombé à la peinture noire puis diffusé[40] dans les médias.

Le street art a progressivement été intégré dans le champ artistique officiel. Il a d’abord été un outil au service des politiques de la ville. Rémunérer un artiste pour faire une fresque avec des adolescents qui connaissent des difficultés sociales dans un cadre associatif a été quelquefois pratiqué durant les années 1990-2000. Dans ce mouvement de reconnaissance[41] de ce que le Ministère de la culture appelle « l’art urbain »[42], quelques opérations furent programmées en Corse. C’est à ce moment qu’émergèrent sur la scène du street art, deux plasticiens reconnus comme talentueux par la presse locale et divers commanditaires publics, Mako Deuza et Piombu.

À Ajaccio, il y eut Mako Deuza. Dans les années 2010, tandis qu’il y commençait sa carrière en bombant sans autorisation, par exemple sur le site du Scudo, il répondait à une commande publique pour représenter Napoléon Bonaparte. La réalisation de cette fresque trouva un écho favorable dans la presse régionale. Je me rendis sur place. Je constatais qu’elle était peinte sur une plaque posée sur l’enceinte d’un terrain militaire. Je remarquais qu’à proximité (moins d’une minute pour qui les croise en voiture) cohabitait un pochoir représentant un clandestin du FLNC. Quelques années auparavant, en 2003, c’est sur une plaque du Cours Napoléon que j’avais photographié le nom de l’empereur barré et remplacé par celui de « Paoli ». L’opposition entre descendants idéologiques de Bonaparte et de Paoli existait toujours dans l’espace vécu des Ajacciens.

Pour les 250 ans de la naissance de Bonaparte, Mako Deuza fut le lauréat d’un concours organisé par la municipalité d’Ajaccio[43]. Mako Deuza, qui y était mis en concurrence avec d’autres street artistes comme les collectifs Graffink ou Awaka, continua de répondre à des commandes publiques, comme à Bastia dans le quartier populaire de Montesoro[44] ou à l’entrée de l’école élémentaire Joseph Galloni. Ainsi, une figure d’enfant souriant, déjà peinte sur le site du Scudo, photographiée et diffusée par Corse Matin[45] avant que le site ne soit détruit par la municipalité de Laurent Marcangeli[46], était à nouveau reproduite sur un mur de Montesoro quelques années plus tard.

En 2025, le street artist signa deux fresques représentant Paoli. La première fut réalisée dans le cadre d’un projet pédagogique, « e so vite facenu a nostra storia » entre le lycée de Sartène et la Collectivité de Corse[47]. Dans la ville à majorité nationaliste de Porto Vecchio[48], en extérieur, la figure de Paoli fut peinte à proximité de l’Union Jack afin de symboliser son embarquement pour un exil dans les îles britanniques. Mako Deuza participa ainsi à l’institutionnalisation de la figure de Paoli sur les terres où Jean-Paul de Rocca Serra avait été élu de 1962 à 1998.

Je retrouve un phénomène semblable en Balagne. Dans les années 2008, je photographiais l’entrée du collège Pascal Paoli de L’Île Rousse. Avait été bombée une nuit, une série liée à l’histoire de Pascal Paoli : « Ricordu di Ponte Novu 8 di maghju – Sarko Fora. FLNC ». Ce même mur porta de très nombreux bombages systématiquement recouverts d’un à plat uniforme par les agents d’entretien du collège. Quelques années auparavant, en 2004, je photographiais : « Lingua corsa ufficiale per a nostra cultura per cunstruice l’avvene di u populu. A riscossa. A ghjuventù in mossa. O zitelli a lotta culturale per u vostru paese ».

En 2023, une fresque commandée fut peinte sur cette entrée par le plasticien Piombu. Empêche-t-elle toute nouvelle expression ou traduit-elle les messages enregistrés depuis des années ? Les deux réponses sont sans doute valables. Le street artist, à la différence de Mako Deuza qui apparaît plus dans l’opinion publique comme un technicien, a un parcours reconnu de peintre engagé. Tandis qu’on peut croiser ici ou là des œuvres « vandales » (sans commande, ni autorisation) qu’il signe par son logo facilement identifiable, il peint simultanément des œuvres de commande publique ou privée comme celle inaugurée en présence du président de l’exécutif de la Collectivité de Corse depuis alors dix ans, Gilles Simeoni, sur le site de la cave d’Aléria[49], le 22 août 2025, ainsi que des pièces plus « spontanées », comme une figure d’Yvan Colonna sur un mur de la citadelle de Bastia[50]. Celle qui orne l’entrée du collège Pascal Paoli de L’Île Rousse, dont la Collectivité de Corse est propriétaire, représente dans un style BD avec des couleurs chaudes, le buste de Pascal Paoli. On lit le message « Studià hè libertà ». Cette formule, comme « Sapere aude » peint par Mako Deuza à Sartène inscrit la mémoire paolienne dans le mouvement culturel des Lumières. À la différence de l’hommage bastiais à Yvan Colonna, la fresque demeure à ce jour immaculée.

Une autre fresque signée par Piombu, inaugurée dans le village de Cervioni[51] où figure Pascal Paoli, près de l’entrée du collège, demande d’être plus précis dans l’interprétation. La municipalité a déjà commandé plusieurs fresques de taille plus réduite à l’artiste Philippe Nicolai[52] au moment de sa réalisation. Si les thèmes de Nicolai correspondent au domaine « art et traditions populaires »[53], ceux que représente Piombu sont presque exclusivement liés à l’histoire politique, au point que la paghjella chantée par trois personnages au-delà d’une seule pratique de PCI, ne semble pouvoir être qu’un chant engagé pour l’indépendance. Le personnage principal apparaît, par sa taille et les couleurs, comme étant Théodore de Neuhoff, seul roi que la Corse ne se soit jamais choisi. C’est un personnage important pour les villageois puisque c’est au couvent d’Alesani qu’il devint roi et du Palais épiscopal qu’il régna. Ses armoiries sont reprises dans le blason de la commune. Pascal Paoli apparaît d’une façon inédite. Il est représenté en opposition frontale avec un autre chef corse, Mariu Emmanuelle Matra. Le site internet de la Communauté des communes, commanditaire de la fresque, propose une explication à ses lecteurs.

La présence de Mariu Emmanuelle Matra est liée à la récente thèse soutenue par Marcandria Peraut. Celui-ci a en effet analysé une guerre des mémoires où Matra est devenu le porte-parole des vaincus[54]. Dans sa biographie sur Paoli, Michel Vergé-Franceschi présentait les Matra depuis 1731[55] comme d’abord pro-génois. La thèse de Marcandria Peraut participe-t-elle à un mouvement de réhabilitation de chefs peu progressistes ? La participation de Michel Vergé-Franceschi au jury de soutenance en qualité de rapporteur semble infirmer cette hypothèse. Le co-directeur de recherche de Marcandria Peraut, Jean-Guy Talamoni, qui participa officiellement à l’inauguration de la fresque[56], valide la démarche. Il plaida[57] pour une pensée complexe en se référant à Edgar Morin, qui ne soit pas manichéenne. Je compléterai le propos en rappelant que suivant cette pensée, le sociologue[58] a quitté le Parti communiste qu’il jugeait stalinien mais on peut remarquer qu’il n’est jamais allé à droite pour autant !

Sur la fresque de Cervioni, on distingue Napoléon, en extrémité, comme un héritier de la révolution corse attendant son tour[59]. Analyser ces données liées aux engagements partisans ne peut se faire qu’en refusant l’apparente évidence de la formule Memoria face storia[60] en suivant les méthodes expérimentées par Jean-Pierre Vernant, autre résistant ayant quitté le Parti communiste pour désaccord, qui énonçait : « la mémoire historique, contrairement à la mémoire individuelle, contrairement à la mémoire collective, se place sous le signe de la vérité »[61].

Ainsi, les œuvres de Piombu ne peuvent être comprises uniquement en qualité d’œuvres d’un artiste engagé underground à la manière de Banksy comme la lecture de la presse locale pourrait le laisser penser[62]. Les représentations de l’histoire de Corse par Piombu sont liées aux options idéologiques toujours dans la mouvance nationaliste corse certes, mais parfois divergentes des commanditaires, qu’il s’agisse d’associations, d’universitaires, de pouvoir politique régionaux, intercommunaux, communaux ou partisans.

Sur les bâtiments universitaires de Corte, plusieurs commandes publiques ont impulsé la production de représentations de Pascal Paoli. Dans les années 2007, au Palazzu naziunale, alors siège de la présidence de l’Université, fut déployée une bâche représentant la figure du grand homme avec le message « Studià hè liberta ». Le CROUS fit poser une représentation de Paoli sur un mur de la cité universitaire qu’est l’ancienne Caserne Grossetti. C’est durant cette période que j’ai proposé d’animer une conférence sur « les paradoxes de la reconnaissance du street art en Corse »[63], et que le lecteur de Corse Matin vit poser les membres de la liste Corsica libera dans le cadre des élections territoriales. L’article commençait ainsi :

« Le lieu a été choisi de manière symbolique. À Corti, bien sûr, mais devant une fresque représentant u Babbu, et la constitution, réalisée sur le mur du bâtiment Grossetti-campus Grimaldi, ancien lieu des cunsulte de Pasquale Paoli. »[64]

La même année 2021, à l’occasion des 40 ans de la réouverture de l’Université de Corse, soit presque 20 ans après la destruction revendiquée d’œuvres de street artists par des membres de la GI, le street artist Julien de Casabianca, que le public corse avait découvert en 2018 à Calvi[65], avec force échafaudages, colle, selon le procédé popularisé par JR, une représentation du « Père de la patrie » sur la façade de la faculté de droit du Campus Mariani[66]. La reproduction du portrait de Thomas Lawrence, devenu the place to be, servait de fond à un cliché représentant un jeune docteur de l’Université[67]. Pour le tricentenaire, l’association Popularte, active dans le domaine du street art depuis 2021[68], elle avait déjà servi d’intermédiaire pour Julien de Casabianca, passa une nouvelle commande afin que soit représenté Paoli sur la même façade, cette fois en utilisant des bombes de peinture. Tandis qu’en 2021, le journaliste Noël Kruslin pronostiquait pour la pièce de Julien de Casabianca « une œuvre qui a vocation à durer »[69], celle-ci était détruite[70].

On atteint une nouvelle couche du palimpseste universitaire. Sommes-nous dans la transgression, dans l’affirmation d’une nouvelle esthétique ? Il s’agit à nouveau de la reproduction d’une œuvre centenaire, ici une lithographie de Charles-Etienne Pierre Motte, d’après un dessin de Jean-Baptiste Mauzaisse, peinte par l’artiste italien Andrea Ravo Mattoni. Les autorités universitaires passèrent donc commande d’une œuvre de street art qui reproduisait… le logo de l’Université. On est quelque part dans le discours tautologique bien loin de Sapere aude. Alors, il est logique que pour un article qui concerne la vie de l’Université, le seul quotidien régional[71] propose une photographie de la façade. Elle est devenue la carte de visite officielle de l’institution.

Du début des années 1970 à aujourd’hui, nous sommes donc passés de la peinture d’un Paoli contestataire, clandestin, révolutionnaire, qui appelle le peuple corse à devenir adulte suivant les principes énoncés par Emmanuel Kant, à la cohabitation avec une peinture de commande d’un Paoli homme de pouvoir, chef d’État, et à Cervioni, factieux. Les historiens sont d’accord sur un point : Pascal Paoli vivait dans un temps où s’exprimaient les Lumières. La référence au Prince de Machiavel faisait partie de la culture commune des révolutionnaires d’alors.

Aussi, il apparaît qu’aujourd’hui, sur les murs de Corse, cohabitent des références à un Paoli révolutionnaire dans l’opposition, qui lutte contre l’arbitraire, qui utilise toutes les ressources intellectuelles et politiques offertes par les Lumières et un Paoli, homme de pouvoir pour qui la frilosité, en termes de choix de société et fait du prince, prévalent.

Conclusion

Le débat principal qui porte au cours du tricentenaire de sa naissance sur la relation entre Paoli et les Lumières ne se réduit pas à la polémique spectaculaire à laquelle participent en porte-étendard Ange Rovere d’une part, Antoine-Marie Graziani, d’autre part. L’étude des relations entre Pascal Paoli et le street art nous montre comment Pascal Paoli peut être représenté autant comme l’emblème d’une geste révolutionnaire que comme celui d’un pouvoir politique en place. C’est la lecture de François Hartog qui permet alors de saisir la relation entre Pascal Paoli et les Lumières. Dans ses recherches sur les régimes d’historicité, l’historien a montré comment le régime ancien basé sur la tradition a été suivi du moderne basé sur le progrès. Nous sommes, selon lui, dans un temps marqué par le régime du présentisme. Quand en suivant la Strada paolina[72], j’observe les discours tenus dans l’espace public de 2025 à propos de Pascal Paoli, c’est un attachement simultané à ces trois régimes que j’identifie : le retour à (ou l’invention pour être plus précis) la tradition marquée par la foi religieuse catholique est l’ancien, utiliser la figure de Pascal Paoli pour créer des conditions d’autodétermination du peuple corse, lié aux Lumières, au régime de progrès. Vouloir absolument faire du bénéfice pour la prochaine saison touristique en exploitant la ressource Pascal Paoli est lié au troisième. Il y a bien trois modes de pratique de la strada paolina[73] aujourd’hui en compétition dans la société corse. C’est en empruntant cette route que l’on rencontre des graffitis et des ouvrages ou articles d’histoire qui mettent en lumière ou veulent jeter dans l’obscurité la mémoire du plus célèbre enfant du Rustinu.

[1] De multiples ... [2] Kant Emmanuel...

[1] De multiples traductions circulent. On propose ici « ose savoir ».

[2] Kant Emmanuel, Qu’est-ce que les Lumières ?, 1784.

[3] Graziani A... [4] Vergé-Franceschi Michel....

[3] Graziani Antoine-Marie, Pascal Paoli, Père de la patrie corse, Paris, Tallandier, 2002.

[4] Vergé-Franceschi Michel, Pascal Paoli, Un Corse des Lumières, Paris, Fayard, 2005.

[5] Graziani A... [6] Comme par exemple...

[5] Ajaccio, Stamp. G. Marchi, 1860, 8 p.

[7] Verdoni Dominique (sous la coordination de), Pasquale Paoli. Aspects de son œuvre et de la Corse de son temps, Ajaccio, Université de Corse-Albiana, 2008.

[7] Verdoni Dominique (sous la coordination de), Pasquale Paoli. Aspects de son œuvre et de la Corse de son temps, Ajaccio, Université de Corse-Albiana, 2008.

[8] Bertoncini Pierre, « Mémoires militantes corses dans le Niolu », Ethnologie française, « Mémoires plurielles, mémoires en conflit », juillet 2007, pp. 423-433.

[8] Bertoncini Pierre, « Mémoires militantes corses dans le Niolu », Ethnologie française, « Mémoires plurielles, mémoires en conflit », juillet 2007, pp. 423-433.

[9] Peraut Marcandria, « Les pratiques commémoratives en Corse à la veille du tricentenaire de la naissance de Paoli », Storia corsa, n°11, décembre 2024, pp. 106-113.

[9] Peraut Marcandria, « Les pratiques commémoratives en Corse à la veille du tricentenaire de la naissance de Paoli », Storia corsa, n°11, décembre 2024, pp. 106-113.

[10] Annoncée et présentée le 8 mai à Ponte Novu par un porte-parole de l’association support.

[10] Annoncée et présentée le 8 mai à Ponte Novu par un porte-parole de l’association support.

[11] Todorov Tzvetan, L’esprit des Lumières...

[11] Todorov Tzvetan, L’esprit des Lumières, Paris, Le livre de poche, 2007.

[12] Lilti Antoine, L’héritage des lumières. Ambivalences de la modernité, Paris, Le Seuil, 2019

[12] Lilti Antoine, L’héritage des lumières. Ambivalences de la modernité, Paris, Le Seuil, 2019

[13]Le sujet déjà étudié sera complété par...

[13]Le sujet déjà étudié sera complété par l’analyse de la séquence 2012-2025. (Bertoncini Pierre, Graffiti bombé et territoire corse (1973-2003), Thèse de doctorat d’anthropologie, Université de Corse, 2005, puis « La concurrence Napoléon/Pascal Paoli. Eléments pour l’analyse de la fabrique des héros corses en contexte touristique (1969-2010) », in Poli Jean-Dominique (dir.), Attente et sens autour de Napoléon aujourd’hui, Ajaccio, Editions Alain Piazzola-Università di Corsica, 2012, pp. 137-153.

[14] Bertoncini Pierre, « La scène graffitique corse : du modèle algérien à la non reconnaissance du street art. 55 ans de conflit entre société et pouvoirs », Insaniyat. La pratique du graffiti dans le contexte maghrébin. Les voix de l’underground, juillet-décembre 2019, n°85-86, pp. 193-214.

[14] Bertoncini Pierre, « La scène graffitique corse : du modèle algérien à la non reconnaissance du street art. 55 ans de conflit entre société et pouvoirs », Insaniyat. La pratique du graffiti dans le contexte maghrébin. Les voix de l’underground, juillet-décembre 2019, n°85-86, pp. 193-214.

[15] Negrel Pierre, « Pour Ange Rovere, ...

[15] Negrel Pierre, « Pour Ange Rovere, Pascal Paoli n’est pas un homme des Lumières », Corse Matin, 7 mai 2024.

[16] Rovere Ange, Pascal Paoli. De lumières et d’ombres, Paris, Garnier, 2024.

[16] Rovere Ange, Pascal Paoli. De lumières et d’ombres, Paris, Garnier, 2024.

[17] Rovere Ange, Ibid, pp. 76 et 108 par exemple.

[17] Rovere Ange, Ibid, pp. 76 et 108 par exemple.

[18] Liccia Jean-Christophe (sous la dir.), Les servites de Marie en Corse, Histoire, patrimoine, vie conventuelle, Ajaccio, Editions Alain Piazzola, 2000.

[18] Liccia Jean-Christophe (sous la dir.), Les servites de Marie en Corse, Histoire, patrimoine, vie conventuelle, Ajaccio, Editions Alain Piazzola, 2000.

[19] Emmanuelli Véronique, « Pascal Paoli est le prototype même de l’homme des Lumières », Corse Matin, 25 février 2025.

[19] Emmanuelli Véronique, « Pascal Paoli est le prototype même de l’homme des Lumières », Corse Matin, 25 février 2025.

[20] C’est l’évocation de la période où avant 1981, il fut emprisonné pour son engagement. Charrier Pascal, « A Ponte Nuovo, la mémoire vive de Pascal Paoli, La Croix, 18 juillet 2022.

[20] C’est l’évocation de la période où avant 1981, il fut emprisonné pour son engagement. Charrier Pascal, « A Ponte Nuovo, la mémoire vive de Pascal Paoli, La Croix, 18 juillet 2022.

[21] Corse Matin. Supplément Pasquale Paoli, l’homme derrière le mythe, 2025.

[21] Corse Matin. Supplément Pasquale Paoli, l’homme derrière le mythe, 2025.

[22] Corse Matin. Supplément Pasquale Paoli, l’homme derrière le mythe, 2025, p. 17.

[22] Corse Matin. Supplément Pasquale Paoli, l’homme derrière le mythe, 2025, p. 17.

[23] Qui dès le bicentenaire avait signé une anthologie d’une quarantaine de textes sur P. Paoli. Gherardi Eugène F.-X., Pasquale Paoli, Portraits, Ajaccio, Albiana, 2007.

[23] Qui dès le bicentenaire avait signé une anthologie d’une quarantaine de textes sur P. Paoli. Gherardi Eugène F.-X., Pasquale Paoli, Portraits, Ajaccio, Albiana, 2007.

[24] « Liberté pour l’histoire », Libération, 13 décembre 2005.

[24] « Liberté pour l’histoire », Libération, 13 décembre 2005.

[25] Rovere Ange, Ibid, p. 457.

[25] Rovere Ange, Ibid, p. 457.

[26] Bertoncini Pierre, « Comment évaluer la place et l’apport de l’ethnologie dans la revue Études corses ?», Colloque Études corses (1973-2023), Association des chercheurs en sciences humaines (Domaine Corse) - A Traversa, Bastia, 26 octobre 2023.

[26] Bertoncini Pierre, « Comment évaluer la place et l’apport de l’ethnologie dans la revue Études corses ?», Colloque Études corses (1973-2023), Association des chercheurs en sciences humaines (Domaine Corse) - A Traversa, Bastia, 26 octobre 2023.

[27] Rovere Ange, « Quelle identité pour la Corse ? »...

[27] Rovere Ange, « Quelle identité pour la Corse ? », La Pensée, 2017, n°392, pp. 70-80.

[28] Au Parc Galea, « Les sources et les ...

[28] « Però ristringendomi alla brevità dico io e ciò sia detto senza arroganza alcuna, che di continenza e integrità di vita noi lo potremmo equiparare a Catone, di modestia a Fabio Massimo, di onestà e pudicizia a Senocrate, e di frugalità e sobrietà ad un Pisone ».

[29] Ettori Fernand, « La formation intellectuelle de Pascal Paoli (1725-1755) » Annales historiques de la Révolution française, « La Corse. Des Lumières à la Révolution. », n°218, 1974, pp. 483-507.

[29] Ettori Fernand, « La formation intellectuelle de Pascal Paoli (1725-1755) » Annales historiques de la Révolution française, « La Corse. Des Lumières à la Révolution. », n°218, 1974, pp. 483-507.

[30] Gueniffey Patrice, Bonaparte (1769-1802), Paris, Gallimard, 2013.

[30] Gueniffey Patrice, Bonaparte (1769-1802), Paris, Gallimard, 2013.

[31] Gueniffey Patrice, « Commémorer...

[31] Gueniffey Patrice, « Commémorer Napoléon : gouverner par la mémoire ? », France culture, 1 mars 2021.

[32] Qui survit malgré des tentatives ultérieures de communication, comme l’exposition au Musée national de Bois-préau de 2023 : Musée national de la Maison Bonaparte, 1769. La Corse à la naissance de Napoléon Bonaparte, Ajaccio, Albiana, 2023.

[32] Qui survit malgré des tentatives ultérieures de communication, comme l’exposition au Musée national de Bois-préau de 2023 : Musée national de la Maison Bonaparte, 1769. La Corse à la naissance de Napoléon Bonaparte, Ajaccio, Albiana, 2023.

[33] Tchakhotine... [34] Miceli Erick...

[33] Tchakhotine, Le viol des foules par la propagande politiques, Paris, Gallimard, 1953.

[34] Miceli Erick, « Le coup de génie de Pasquale Paoli, c’est sa gestion de la propagande, Corse Matin. « « Supplément Pasquale Paoli, l’homme derrière le mythe, 2025.

[35] Bertoncini Pierre, « L’histoire de la Corse en bandes dessinées (1973-2017) : de la contestation au consensus ? », Journée académique du 8 décembre, Cité technique de Montesoro, Bastia, 8 décembre 2017 (puis publiée dans Notes d’un voyage en Keurse).

[35] Bertoncini Pierre, « L’histoire de la Corse en bandes dessinées (1973-2017) : de la contestation au consensus ? », Journée académique du 8 décembre, Cité technique de Montesoro, Bastia, 8 décembre 2017 (puis publiée dans Notes d’un voyage en Keurse).

[36] Corsica informazione, « Secondu...

[36] Corsica informazione, « Secondu quaternu », supplément à U Ribombu, mars 1991.

[37] Ibid., pp. 13-14.

[37] Ibid., pp. 13-14.

[38] Corse Matin, 20 mars 2004.

[38] Corse Matin, 20 mars 2004.

[39] Galletti Gian Angelo (Abbé), Histoire illustrée de la Corse, Paris, Imprimerie...

[39] Galletti Gian Angelo (Abbé), Histoire illustrée de la Corse, Paris, Imprimerie de Pillet fils aîné, 1863.

[40] Corse Matin, 9 mai 2019, Une.

[40] Corse Matin, 9 mai 2019, Une.

[41] Vaslin Julie, Gouverner les graffitis...

[41] Vaslin Julie, Gouverner les graffitis, Grenoble, PUG, 2021.

[42] Aris Dominique, Benoit-Blain Marine (dir.), Oxymores III, Actes du colloque, Etat de l’art urbain, 13-14 octobre 2016, Paris, Ministère de la culture, 2016.

[42] Aris Dominique, Benoit-Blain Marine (dir.), Oxymores III, Actes du colloque, Etat de l’art urbain, 13-14 octobre 2016, Paris, Ministère de la culture, 2016.

[43] Corse Matin, « Napoléon en peinture », 18 juillet 2019.

[43] Corse Matin, « Napoléon en peinture », 18 juillet 2019.

[44] Hubert Hadrien, « Une fresque de street...

[44] Hubert Hadrien, « Une fresque de street art au cœur d’un projet pédagogique », Corse Matin, 24 juillet 2021.

[45] Emmanuelli Véronique, « Les fresques...

[45] Emmanuelli Véronique, « Les fresques sous les bombes », La Corse votre hebdo (supplément hebdomadaire du Corse Matin), 9 -15 avril 2010, p. 1 et p. 13.

[46] Bertoncini Pierre, « Tourisme, patrimoine et street art en Corse. L’impossible politique publique ? », Actes du 3ème séminaire international du réseau Tourisme, patrimoine, politiques publiques-9ème conférence internationale ASTRES...

[46] Bertoncini Pierre, « Tourisme, patrimoine et street art en Corse. L’impossible politique publique ? », Actes du 3ème séminaire international du réseau Tourisme, patrimoine, politiques publiques-9ème conférence internationale ASTRES, Université fédérale de Parà (Belèm-Brésil), Papers do NAEA, 2020, volume 29, n°3, pp. 392-411.

[47] Collectivité de... [48] Corse Matin...

[47] Collectivité de Corse, Film E so vite facenu a nostra storia 2025, 2025.

[48] Corse Matin, « Une fresque en hommage à Pasquale Paoli », 14 juin 2025.

[49] Pour le décès d’Edmond Simeoni...

[49] Pour le décès d’Edmond Simeoni, le titre de l’éditorial d’Arritti en janvier 2019 était « u Babbu di a patria » ; Pour certains autonomistes, il y a une tendance au culte de la personnalité qui fait assimiler la figure de Pascal Paoli à celle d’Edmond Simeoni.

[50] Attaquée avec le soutien de la municipalité de Bastia, la fresque a été restaurée (Gianelli Pierre, « Piombu, l’artiste bastiais qui fait du mur un terrain de lutte », Corse Matin, 21 avril 2025.)

[50] Attaquée avec le soutien de la municipalité de Bastia, la fresque a été restaurée (Gianelli Pierre, « Piombu, l’artiste bastiais qui fait du mur un terrain de lutte », Corse Matin, 21 avril 2025.)

[51] Après une intervention, dans le cadre d’une action de la municipalité, dans le village...

[51] Après une intervention, dans le cadre d’une action de la municipalité, dans le village cap-corsin de Luri (Camoin Alain, « Le street art s’expose dans les rues de Luri », Corse Matin, 4 juillet 2022.). Le village avait accueilli Julien de Casabianca une année auparavant (Camoin Alain, « Julien de Casabianca fait de l’espace rural un chef d’œuvre, Corse Matin, 3 juin 2021.).

[52] Paoli Jacques, « Les transformateurs...

[52] Paoli Jacques, « Les transformateurs d’EDF prennent de la couleur », Corse Matin, 24 août 2020.

[53] Une pièce qui représente la femme corse en porteuse d’eau sert d’illustration pour un article sur la condition féminine (Vergé-Franceschi Michel, « Cinq siècles de condition féminine », Storia corsa, n°12, juillet 2025, pp. 60-61.

[53] Une pièce qui représente la femme corse en porteuse d’eau sert d’illustration pour un article sur la condition féminine (Vergé-Franceschi Michel, « Cinq siècles de condition féminine », Storia corsa, n°12, juillet 2025, pp. 60-61.

[54] « Chez les Matra, une blessure toujours...

[54] « Chez les Matra, une blessure toujours à vif », Corse Matin. Supplément Pasquale Paoli, l’homme derrière le mythe, 2025, p. 12.

[55] Vergé-Franceschi Michel, op.cit., pp. 131 et 272-275.

[55] Vergé-Franceschi Michel, op.cit., pp. 131 et 272-275.

[56] Paoli Jacques...[57] C’est ces propos...

[56] Paoli Jacques, « Cervioni, une grande fresque rend hommage à la petite comme à la grande Histoire », Corse Matin, 24 avril 2024.

[57] C’est ces propos tenus le jour du colloque suite à l’écoute de ma présentation pour lesquels je le remercie. Il ne voit que du positif dans l’évolution d’une historiographie de la réconciliation dont il est l’entrepreneur. Ainsi, où je vois un renforcement de la droite légitimiste, il continue à estimer qu’il remporte des victoires.

[58] Morin Edgar, Mes démons, Paris, Stock, 1994.

[58] Morin Edgar, Mes démons, Paris, Stock, 1994.

[59] Seuls des villageois peuvent comprendre

[59] Seuls des villageois peuvent comprendre la relation avec une légende locale sur l’épisode de l’exil de l’empereur sur l’île d’Elbe.

[60] Ortoli Paul, « Le nationalisme corse salue son passé à Aléria », Le Monde, 25 août 2025.

[60] Ortoli Paul, « Le nationalisme corse salue son passé à Aléria », Le Monde, 25 août 2025.

[61] Vernant Jean-Pierre, La traversée des frontières. Entre mythe et politique II, Paris, Seuil, 2004, p. 25 et p. 30.

[61] Vernant Jean-Pierre, La traversée des frontières. Entre mythe et politique II, Paris, Seuil, 2004, p. 25 et p. 30.

[62] Gianelli Pierre, « Haute-Corse : Piombu, l’artiste bastiais qui fait du mur un terrain de lutte », Corse Matin, 21 avril 2025.

[62] Gianelli Pierre, « Haute-Corse : Piombu, l’artiste bastiais qui fait du mur un terrain de lutte », Corse Matin, 21 avril 2025.

[63] Bertoncini Pierre, « La paradoxale reconnaissance du street art en Corse », Workshop Land art et street art en Méditerranée, Corte, Université de Corse, 12 avril 2017.

[63] Bertoncini Pierre, « La paradoxale reconnaissance du street art en Corse », Workshop Land art et street art en Méditerranée, Corte, Université de Corse, 12 avril 2017.

[64] Ignacio-Luccioni Barbara, « Corsica libera : « Fà nazione », Corse Matin, 17 mai 2021.

[64] Ignacio-Luccioni Barbara, « Corsica libera : « Fà nazione », Corse Matin, 17 mai 2021.

[65] Emmanuelli Véronique, « Il voit les choses en grand dans la citadelle », Corse Matin...

[65] Emmanuelli Véronique, « Il voit les choses en grand dans la citadelle », Corse Matin, 11 septembre 2018.

[66] Kruslin Noel, « Dans Corte, il fait...

[66] Kruslin Noel, « Dans Corte, il fait rayonner l’art », Corse Matin, 3 décembre 2021.

[67] Corse Matin. Supplément Pasquale Paoli...

[67] Corse Matin. Supplément Pasquale Paoli, l’homme derrière le mythe, 2025, p. 12.

[68] Grandseigne Elisa, « Popularte, le festival qui valorise les villages », Corse Matin, 7 mai 2021.

[68] Grandseigne Elisa, « Popularte, le festival qui valorise les villages », Corse Matin, 7 mai 2021.

[68] Kruslin Noel... [68] Je n’ai pas enregistré...

[68] Kruslin Noel, « Dans la rue, il fait rayonner l’art », Corse Matin, 3 décembre 2021

[68] Je n’ai pas enregistré de regrets à ce sujet.

[71] Corse Matin, « A l’Université des places vacantes en premières années d’études », 24 mai 2025.

[71] Corse Matin, « A l’Université des places vacantes en premières années d’études », 24 mai 2025.

[72] L’itinéraire organisé par la Collectivité de Corse comprend treize étapes. Mattei Julian, « Patrimoine : la strada paolina inaugurée au couvent d'Orezza », Corse Matin, 31 mai 2023.

[72] L’itinéraire organisé par la Collectivité de Corse comprend treize étapes. Mattei Julian, « Patrimoine : la strada paolina inaugurée au couvent d'Orezza », Corse Matin, 31 mai 2023.

[73] Bertoncini Pierre, « Strada paolina. De quel patrimoine est est-elle le nom ?», Journées d’étude « Enjeux politiques et éthiques de la patrimonialisation » du Comité de recherche 44 (patrimoines et héritages) de l’Association internationale des sociologues de langue française, Avignon, Université d’Avignon, 3-4 octobre 2025.

[73] Bertoncini Pierre, « Strada paolina. De quel patrimoine est est-elle le nom ?», Journées d’étude « Enjeux politiques et éthiques de la patrimonialisation » du Comité de recherche 44 (patrimoines et héritages) de l’Association internationale des sociologues de langue française, Avignon, Université d’Avignon, 3-4 octobre 2025.

[1] De multiples traductions circulent. On propose ici « ose savoir ».

[2] Kant Emmanuel, Qu’est-ce que les Lumières ?, 1784.

[3] Graziani Antoine-Marie, Pascal Paoli, Père de la patrie corse, Paris, Tallandier, 2002.

[4] Vergé-Franceschi Michel, Pascal Paoli, Un Corse des Lumières, Paris, Fayard, 2005.

[5] Graziani Antoine-Marie, Luigi Mascilli-Migliorini (dir.), « La Corse au cœur de l’Europe des Lumières », Catalogue de l’exposition du Musée de la Corse, 23 juin 2007 au 20 décembre 2007, Corte, Musée de la Corse/Albiana, 2007.

[6] Comme par exemple, Pietrera Ange-Toussaint, « La Corse contemporaine au prisme du XVIIIe siècle français : de l’enracinement républicain à l’affirmation nationaliste », Astérion, n°24, 2021.

[7] Verdoni Dominique (sous la coordination de), Pasquale Paoli. Aspects de son œuvre et de la Corse de son temps, Ajaccio, Université de Corse-Albiana, 2008.

[8] Bertoncini Pierre, « Mémoires militantes corses dans le Niolu », Ethnologie française, « Mémoires plurielles, mémoires en conflit », juillet 2007, pp. 423-433.

[9] Peraut Marcandria, « Les pratiques commémoratives en Corse à la veille du tricentenaire de la naissance de Paoli », Storia corsa, n°11, décembre 2024, pp. 106-113.

[10] Annoncée et présentée le 8 mai à Ponte Novu par un porte-parole de l’association support.

[11] Todorov Tzvetan, L’esprit des Lumières, Paris, Le livre de poche, 2007.

[12] Lilti Antoine, L’héritage des lumières. Ambivalences de la modernité, Paris, Le Seuil, 2019.

[13]Le sujet déjà étudié sera complété par l’analyse de la séquence 2012-2025. (Bertoncini Pierre, Graffiti bombé et territoire corse (1973-2003), Thèse de doctorat d’anthropologie, Université de Corse, 2005, puis « La concurrence Napoléon/Pascal Paoli. Eléments pour l’analyse de la fabrique des héros corses en contexte touristique (1969-2010) », in Poli Jean-Dominique (dir.), Attente et sens autour de Napoléon aujourd’hui, Ajaccio, Editions Alain Piazzola-Università di Corsica, 2012, pp. 137-153.

[14] Bertoncini Pierre, « La scène graffitique corse : du modèle algérien à la non reconnaissance du street art. 55 ans de conflit entre société et pouvoirs », Insaniyat. La pratique du graffiti dans le contexte maghrébin. Les voix de l’underground, juillet-décembre 2019, n°85-86, pp. 193-214.

[15] Negrel Pierre, « Pour Ange Rovere, Pascal Paoli n’est pas un homme des Lumières », Corse Matin, 7 mai 2024.

[16] Rovere Ange, Pascal Paoli. De lumières et d’ombres, Paris, Garnier, 2024.

[17] Rovere Ange, Ibid, pp. 76 et 108 par exemple.

[18] Liccia Jean-Christophe (sous la dir.), Les servites de Marie en Corse, Histoire, patrimoine, vie conventuelle, Ajaccio, Editions Alain Piazzola, 2000.

[19] Emmanuelli Véronique, « Pascal Paoli est le prototype même de l’homme des Lumières », Corse Matin, 25 février 2025.

[20] C’est l’évocation de la période où avant 1981, il fut emprisonné pour son engagement. Charrier Pascal, « A Ponte Nuovo, la mémoire vive de Pascal Paoli, La Croix, 18 juillet 2022.

[21] Corse Matin. Supplément Pasquale Paoli, l’homme derrière le mythe, 2025.

[22] Corse Matin. Supplément Pasquale Paoli, l’homme derrière le mythe, 2025, p. 17.

[23] Qui dès le bicentenaire avait signé une anthologie d’une quarantaine de textes sur P. Paoli. Gherardi Eugène F.-X., Pasquale Paoli, Portraits, Ajaccio, Albiana, 2007.

[24] « Liberté pour l’histoire », Libération, 13 décembre 2005.

[25] Rovere Ange, Ibid, p. 457.

[26] Bertoncini Pierre, « Comment évaluer la place et l’apport de l’ethnologie dans la revue Études corses ?», Colloque Études corses (1973-2023), Association des chercheurs en sciences humaines (Domaine Corse) – A Traversa, Bastia, 26 octobre 2023.

[27] Rovere Ange, « Quelle identité pour la Corse ? », La Pensée, 2017, n°392, pp. 70-80.

[28] Au Parc Galea, « Les sources et les apports de la pensée paolienne », le 14 septembre 2025, dans le cadre des entretiens de l’Université de Corse, quelques jours avant une conférence au couvent de Morosaglia, cette fois dans le cadre d’A Cerca Paolina, une série de manifestations liées à la commémoration du tricentenaire, J.-G. Talamoni reprend les propos du commentaire de la Giustificazione de 1758 qu’il présente, en particulier dans : Talamoni Jean-Guy, L’enracinement. L’arradichera. Essai sur l’imaginaire polyphonique corses, Bordeaux, Le Bord de l’Eau, 2025, pp. 187-188.

[29] Ettori Fernand, « La formation intellectuelle de Pascal Paoli (1725-1755) » Annales historiques de la Révolution française, « La Corse. Des Lumières à la Révolution. », n°218, 1974, pp. 483-507.

[30] Gueniffey Patrice, Bonaparte (1769-1802), Paris, Gallimard, 2013.

[31] Gueniffey Patrice, « Commémorer Napoléon : gouverner par la mémoire ? », France culture, 1 mars 2021.

[32] Qui survit malgré des tentatives ultérieures de communication, comme l’exposition au Musée national de Bois-préau de 2023 : Musée national de la Maison Bonaparte, 1769. La Corse à la naissance de Napoléon Bonaparte, Ajaccio, Albiana, 2023.

[33] Tchakhotine, Le viol des foules par la propagande politiques, Paris, Gallimard, 1953.

[34] Miceli Erick, « Le coup de génie de Pasquale Paoli, c’est sa gestion de la propagande, Corse Matin. « « Supplément Pasquale Paoli, l’homme derrière le mythe, 2025.

[35] Bertoncini Pierre, « L’histoire de la Corse en bandes dessinées (1973-2017) : de la contestation au consensus ? », Journée académique du 8 décembre, Cité technique de Montesoro, Bastia, 8 décembre 2017 (puis publiée dans Notes d’un voyage en Keurse).

[36] Corsica informazione, « Secondu quaternu », supplément à U Ribombu, mars 1991.

[37] Ibid., pp. 13-14.

[38] Corse Matin, 20 mars 2004.

[39] Galletti Gian Angelo (Abbé), Histoire illustrée de la Corse, Paris, Imprimerie de Pillet fils aîné, 1863.

[40] Corse Matin, 9 mai 2019, Une.

[41] Vaslin Julie, Gouverner les graffitis, Grenoble, PUG, 2021.

[42] Aris Dominique, Benoit-Blain Marine (dir.), Oxymores III, Actes du colloque, Etat de l’art urbain, 13-14 octobre 2016, Paris, Ministère de la culture, 2016.

[43] Corse Matin, « Napoléon en peinture », 18 juillet 2019.

[44] Hubert Hadrien, « Une fresque de street art au cœur d’un projet pédagogique », Corse Matin, 24 juillet 2021.

[45] Emmanuelli Véronique, « Les fresques sous les bombes », La Corse votre hebdo (supplément hebdomadaire du Corse Matin), 9 -15 avril 2010, p. 1 et p. 13.

[46] Bertoncini Pierre, « Tourisme, patrimoine et street art en Corse. L’impossible politique publique ? », Actes du 3ème séminaire international du réseau Tourisme, patrimoine, politiques publiques-9ème conférence internationale ASTRES, Université fédérale de Parà (Belèm-Brésil), Papers do NAEA, 2020, volume 29, n°3, pp. 392-411.

[47] Collectivité de Corse, Film E so vite facenu a nostra storia 2025, 2025.

[48] Corse Matin, « Une fresque en hommage à Pasquale Paoli », 14 juin 2025.

[49] Pour le décès d’Edmond Simeoni, le titre de l’éditorial d’Arritti en janvier 2019 était « u Babbu di a patria » ; Pour certains autonomistes, il y a une tendance au culte de la personnalité qui fait assimiler la figure de Pascal Paoli à celle d’Edmond Simeoni.

[50] Attaquée avec le soutien de la municipalité de Bastia, la fresque a été restaurée (Gianelli Pierre, « Piombu, l’artiste bastiais qui fait du mur un terrain de lutte », Corse Matin, 21 avril 2025.)

[51] Après une intervention, dans le cadre d’une action de la municipalité, dans le village cap-corsin de Luri (Camoin Alain, « Le street art s’expose dans les rues de Luri », Corse Matin, 4 juillet 2022.). Le village avait accueilli Julien de Casabianca une année auparavant (Camoin Alain, « Julien de Casabianca fait de l’espace rural un chef d’œuvre, Corse Matin, 3 juin 2021.).

[52] Paoli Jacques, « Les transformateurs d’EDF prennent de la couleur », Corse Matin, 24 août 2020.

[53] Une pièce qui représente la femme corse en porteuse d’eau sert d’illustration pour un article sur la condition féminine (Vergé-Franceschi Michel, « Cinq siècles de condition féminine », Storia corsa, n°12, juillet 2025, pp. 60-61.

[54] « Chez les Matra, une blessure toujours à vif », Corse Matin. Supplément Pasquale Paoli, l’homme derrière le mythe, 2025, p. 12.

[55] Vergé-Franceschi Michel, op.cit., pp. 131 et 272-275.

[56] Paoli Jacques, « Cervioni, une grande fresque rend hommage à la petite comme à la grande Histoire », Corse Matin, 24 avril 2024.

[57] C’est ces propos tenus le jour du colloque suite à l’écoute de ma présentation pour lesquels je le remercie. Il ne voit que du positif dans l’évolution d’une historiographie de la réconciliation dont il est l’entrepreneur. Ainsi, où je vois un renforcement de la droite légitimiste, il continue à estimer qu’il remporte des victoires.

[58] Morin Edgar, Mes démons, Paris, Stock, 1994.

[59] Seuls des villageois peuvent comprendre la relation avec une légende locale sur l’épisode de l’exil de l’empereur sur l’île d’Elbe.

[60] Ortoli Paul, « Le nationalisme corse salue son passé à Aléria », Le Monde, 25 août 2025.

[61] Vernant Jean-Pierre, La traversée des frontières. Entre mythe et politique II, Paris, Seuil, 2004, p. 25 et p. 30.

[62] Gianelli Pierre, « Haute-Corse : Piombu, l’artiste bastiais qui fait du mur un terrain de lutte », Corse Matin, 21 avril 2025.

[63] Bertoncini Pierre, « La paradoxale reconnaissance du street art en Corse », Workshop Land art et street art en Méditerranée, Corte, Université de Corse, 12 avril 2017.

[64] Ignacio-Luccioni Barbara, « Corsica libera : « Fà nazione », Corse Matin, 17 mai 2021.

[65] Emmanuelli Véronique, « Il voit les choses en grand dans la citadelle », Corse Matin, 11 septembre 2018.

[66] Kruslin Noel, « Dans Corte, il fait rayonner l’art », Corse Matin, 3 décembre 2021.

[67] Corse Matin. Supplément Pasquale Paoli, l’homme derrière le mythe, 2025, p. 12.

[68] Grandseigne Elisa, « Popularte, le festival qui valorise les villages », Corse Matin, 7 mai 2021.

[69] Kruslin Noel, « Dans la rue, il fait rayonner l’art », Corse Matin, 3 décembre 2021

[70] Je n’ai pas enregistré de regrets à ce sujet.

[71] Corse Matin, « A l’Université des places vacantes en premières années d’études », 24 mai 2025.

[72] L’itinéraire organisé par la Collectivité de Corse comprend treize étapes. Mattei Julian, « Patrimoine : la strada paolina inaugurée au couvent d’Orezza », Corse Matin, 31 mai 2023.

[73] Bertoncini Pierre, « Strada paolina. De quel patrimoine est est-elle le nom ?», Journées d’étude « Enjeux politiques et éthiques de la patrimonialisation » du Comité de recherche 44 (patrimoines et héritages) de l’Association internationale des sociologues de langue française, Avignon, Université d’Avignon, 3-4 octobre 2025.