I) De la commémoration traditionnelle à la micro-commémoration participative
A) Jalons pour une origine de la pratique commémorative
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[1] Maurice Halbwachs, La mémoire...
Maurice Halbwachs, La mémoire collective, Paris, Albin Michel, 2019, p. 97.
[2] Cet ouvrage posthume a été écrit dans...
Cet ouvrage posthume a été écrit dans l’entre-deux-guerres. Il complète Les cadres sociaux de la mémoire publié en 1925.
[3] Sarah Gensburger, « Réflexion sur...
Sarah Gensburger, « Réflexion sur l’institutionnalisation récente des memory studies », Revue de Synthèse, Springer Verglag/Lavoisier, 2001, pp. 1-23, halshs-00926329.
[4] Voir à ce sujet les travaux de Carlo...
Voir à ce sujet les travaux de Carlo Ginzburg.
[5] Bernard Cottret et Lauric Henneton...
ernard Cottret et Lauric Henneton (dir.), Du bon usage des commémorations. Histoire, mémoire et identité, xvie-xxie siècle, Presses universitaires de Rennes, 2010, www.pur-editions.fr.
[6] Enzo Traverso, Le passé, modes...
Enzo Traverso, Le passé, modes d’emploi. Histoire, mémoire, politique. Paris, La fabrique éditions, 2011, p. 14.
[7] Ibid.
Maria Gentile, dite « l’Antigone corse », donna une sépulture à son fiancé malgré l’interdiction des autorités militaires de Louis XV, du temps de la conquête de la Corse. Ce fait historique inspira plusieurs œuvres littéraires.
[8] Olivier Ihl, « Commemoratio »...
Olivier Ihl, « Commemoratio », Observatoire des politiques culturelles. « L’Observatoire », 2017/2 N° 50, p12-15, ISSN 1165-2675.
[9] Esther Benbassa, « ‘’Juste mémoire...
Esther Benbassa, « ‘’Juste mémoire’’ ou raisonnable oubli », Gouverner les mémoires. Les politiques mémorielles en France, sous la direction de Michel Johann. Presses Universitaires de France, 2010, pp. IX-XV.
[10] Voir à ce sujet : Jean-François...
Voir à ce sujet : Jean-François Chanet, Les grands hommes du Panthéon, Editions du patrimoine, Paris, 1996.
[11] Johann Michel, Gouverner les mémoires...
Johann Michel, Gouverner les mémoires, Paris, PUF, 2010, p. 16.
[12] Ibid, p. 62.
Les Ragguagli, journal officiel de l’Etat paolien, signalent que le 27 mai 1764, un « bandit » tué lors de son arrestation a été découpé par le bourreau en quatre morceaux, lesquels ont été exposés sur les voies publiques. (N° 46, mai 1764).
B) Repenser la commémoration
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[13] Emmanuel Droit, « Le Goulag contre la...
Emmanuel Droit, « Le Goulag contre la Shoah. Mémoires officielles et cultures mémorielles dans l’Europe élargie », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, vol. no 94, no. 2, 2007, pp. 101-120.
[14] Johann Michel, Gouverner les mémoires...
Johann Michel, Gouverner les mémoires, Paris, PUF, 2010, p. 50.
[15] Ibid.
Sarah Gensburger, « Réflexion sur l’institutionnalisation récente des memory studies », Revue de Synthèse, Springer Verglag/Lavoisier, 2001, pp. 1-23, halshs-00926329.
[16] François Dosse, Entre histoire et...
François Dosse, Entre histoire et mémoire : une histoire sociale de la mémoire, dans : « Raison présente », n°128, 4e trimestre 1998. « Mémoire et histoire ». pp. 5-24 ; doi : https://doi.org/10.3406/raipr.1998.3502.
[17] Pierre Nora (Dir.), Les lieux de mémoire...
Pierre Nora (Dir.), Les lieux de mémoire. La République, La Nation, Les France, Gallimard, « Quarto », 1997, p. 466.
[18] Voir à ce sujet : Marie-Claire Lavabre...
Voir à ce sujet : Marie-Claire Lavabre, « Du poids et du choix du passé. Lecture critique du “syndrome de Vichy” ». Les Cahiers de l’Institut d’Histoire du Temps Présent, n°18, juin 1991. Histoire politique et sciences sociales, p. 177-185. Voir également : Andrieu Claire, Lavabre Marie-Claire, Tartakowsky Danielle (Dir.), Politiques du passé. Usages politiques du passé dans la France contemporaine, Aix-en-Provence, PUP, 2006.
[19] Enzo Traverso, Le passé mode...
Enzo Traverso, Le passé mode d’emploi. Histoire, mémoire, politique, Paris, La fabrique éditions, 2011, p. 11.
[20] Jacqueline Lalouette, Un peuple de...
Jacqueline Lalouette, Un peuple de statues. La célébration sculptée des grands hommes, Paris, Mare & martin, 2018, p. 452.
[21] En empruntant la même construction...
En empruntant la même construction étymologique que le mot « commémoration » (du latin commemorare ‘’se souvenir ensemble’’), nous proposons le néologisme « oblivsceration» (du latin oblivscere ‘’oublier’’). L’oblivscération devient ainsi une cérémonie qui volontairement ou involontairement contribue à faire oublier un événement, un personnage ou un objet.
[22] Johann Michel, Gouverner les mémoires...
Johann Michel, Gouverner les mémoires, Paris, Presses universitaires de France, 2010, p. 48.
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[23] Françoise Benhamou, Économie...
Françoise Benhamou, Économie du patrimoine culturel, La Découverte, Paris, 2012, p. 13.
[24] Jacqueline Lalouette, Un peuple de...
Jacqueline Lalouette, Un peuple de statues. La célébration sculptée des grands hommes, Paris, Mare & martin, 2018, p. 452.
[25] « Les fresques peintes par Diego Rivera...
« Les fresques peintes par Diego Rivera au Palacio Nacional de Mexico représentent un des plus importants compendiums historiques effectués au XXe siècle. L’histoire du Mexique et de la ville de Mexico se lit dans un ensemble de sept peintures murales, partant de l’époque précolombienne jusqu’au vingtième siècle, en passant par les gestes fondateurs, les révoltes et les révolutions les plus signifiantes de ce pays » Fell Claude. « Diego Rivera et les débuts du muralisme mexicain ». Etude iconologique. Dans América : Cahiers du CRICCAL, n°1, 1986. « Politiques et productions culturelles dans l’Amérique latine contemporaine ». pp. 11-28; doi : https://doi.org/10.3406/ameri.1986.881.
II) La fresque historico-mémorielle au cœur d’une nouvelle stratégie de commémoration
A) Le projet Paoli-Napoléon et l’exemple du Fium’Orbu Castellu
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[26] Voir à ce sujet : Jean-Guy Talamoni...
Voir à ce sujet : Jean-Guy Talamoni (Dir.), Héros de Plutarque, Ajaccio, Editions Alain Piazzola, 2022. Et Jean-Guy Talamoni, Jean-Dominique Poli (dir.), Pascal Paoli, la Révolution de Corse et Napoléon Bonaparte, Ajaccio, Editions Alain Piazzola, 2017.
[27] Voir à ce sujet, Jean-Guy Talamoni...
Voir à ce sujet, Jean-Guy Talamoni, Le républicanisme Corse. Sources, institutions, imaginaire, Ajaccio, Albiana, 2018.
[28] En 1974 les Fiumorbais s’étaient...
En 1974 les Fiumorbais s’étaient organisés pour ériger un premier monument commémoratif à la mémoire des déportés de 1808. Dans les années 2000 un monument plus imposant recensant les noms et prénoms de chacun des déportés fut érigé.
[29] Ce chiffre varie selon les informateurs...
Ce chiffre varie selon les informateurs et la science historique ne permet pas, à ce jour, d’apporter un élément de réponse définitif.
[30] Les citations apportées dans l’extrait qui...
Les citations apportées dans l’extrait qui va suivre nous ont été données par écrit par un informateur. Elles proviennent des Mémoires du Commandant Poli.
1815 – 1816 Guerre du Fium’Orbu et trésor de Murat
A la chute de Napoléon, Murat ex-roi de Naples et beau-frère de l’Empereur, décide de se rendre en Corse, sous la protection du Général Franceschetti. Il sait que Poli avait constitué une armée fidèle à Napoléon et pense pouvoir, avec l’aide des Corses, reconquérir son trône. Murat n’ayant pas accès à son argent déposé dans divers endroits d’Europe, avait emporté avec lui des diamants31Le mémorial des Corses, dirigé par Francis Pomponi, fait état d’un trésor fait de bijoux et diamants dont le montant s’élève à 100 000 francs.. Murat meurt fusillé à peine arrivé en Italie mais son trésor, dit-on, est resté dans la région…
A la chute de l’Empire, Rivière proclame une amnistie générale à l’exception du Fium’Orbu qu’il déclare hors la loi le 14 avril 1816 car il l’accusait d’avoir ouvert le feu sur les troupes du roi. Le 16 il réunit son armée à Aléria, 8000 hommes commandés par 3 généraux, 4 colonels et deux commandants. Rivière disposait également de 10 navires de guerre prêts à débarquer à Cala d’Oru et à prendre Sari. Poli dispose de 1200 hommes et de 500 femmes « pour la défense du pays ». Après une journée de combat qui tourne en faveur des partisans de Poli, le général Rivière s’enfuit, à pied, harcelé par une poignée de Fiumorbacci. Rivière est tenu pour responsable de cet échec, il est renvoyé et remplacé par Willot.
Le 26 juin 1816, l’armistice est signé, à I Furnelli, à Migliacciaru, dans une maison en pierre « au-dessus du cimetière, à un croisement ». D’égal à égal, Poli et les Fiumorbais signent un traité de paix avec la France de Louis XVIII…
B) Feuille de route pour la mise en place d’un pèlerinage commémoratif
L’immense œuvre de Rivera ne représente pas un exemple à suivre au pied de la lettre, il nous servira simplement de point de départ et de source comparative. Il ne s’agit pas de réaliser une fresque historique pensée par un artiste ou par des historiens mais plutôt d’effectuer une fresque historico-mémorielle à partir de la mémoire d’un groupe d’individu tout en maintenant une certaine légitimité historique. Les personnages, les objets et symboles ainsi que les événements représentés sur la fresque constitueront un ensemble qui deviendra le nouvel objet commémoratif32Ce dernier remplace la statue ou la plaque commémorative..
Le premier travail s’effectue en trois temps : d ’abord, comme nous l’avons fait dans le cadre du projet Paoli-Napoléon, le chercheur se rend sur le terrain pour collecter la mémoire de la population étudiée. Il doit dans un second temps saisir les contours de cette mémoire en faisant ressortir les éléments qui apparaissent comme les plus importants ou les plus représentés dans le souvenir de ladite population. Enfin il vérifie, par la recherche historique et/ou archivistique, qu’il n’y ait pas de décalage flagrant, volontaire ou involontaire, entre la réalité historique et la représentation du passé du groupe. Il convient donc de dresser un tableau de l’histoire-mémoire du territoire ciblé en confrontant systématiquement les deux dimensions.
C’est donc l’ensemble du cheminement, allant de la conception participative jusqu’à la réalisation de l’objet commémoratif, qui pourrait constituer cette nouvelle pratique commémorative. Et lorsque l’on sait que le mot « commémoration », du latin commemorare ‘’se souvenir ensemble ‘’, est un assemblage de deux mots latins : memoria, memento ‘’mémoire, se souvenir’’ et cum ‘’avec’’. L’idée de pratique commémorative participative n’est-elle pas la forme de commémoration la plus fidèle au sens premier du mot ?
La seconde dissemblance qui doit apparaître entre notre œuvre et celle de Rivera est d’ordre chronologique et géographique. Là où Rivera a peint deux mille ans d’histoire sur plusieurs centaines de mètres carrés dans une seule ville (Mexico), nous proposons la réalisation de six à dix fresques réparties sur l’ensemble du territoire. Ces fresques devront être proportionnelles aux dimensions des villages, c’est pourquoi il conviendra d’y faire apparaître uniquement les éléments les plus représentés dans la mémoire des habitants concernés. Dans le cas du Fium’Orbu Castellu par exemple, il conviendrait de représenter uniquement la période 1774-1816.
Il serait, à notre sens, hors de propos de désigner un seul territoire (Ajaccio ou Bastia par exemple) pour accueillir toute l’histoire de Corse sur un seul monument. Car une ville ne peut à elle seule prétendre être la gardienne de l’ensemble de la mémoire insulaire. De plus, la question de l’accessibilité se pose. Même si Rivera a prouvé que techniquement il était possible de rassembler, par la peinture, un grand pan d’histoire du Mexique dans une seule ville, nous constatons que les populations des divers états du Mexique n’ont pas la possibilité (temps, coût du trajet, desserte) de venir se recueillir sur ce monument d’intérêt national.
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[31] Le mémorial des Corses, dirigé...
Le mémorial des Corses, dirigé par Francis Pomponi, fait état d’un trésor fait de bijoux et diamants dont le montant s’élève à 100 000 francs.
[32] Ce dernier remplace la statue ou la...
Ce dernier remplace la statue ou la plaque commémorative.
Le concept de micro-commémorations ou de commémorations ultra-locales, que nous proposons à travers la répartition des fresques dans les diverses intercommunalités de l’île comporte plusieurs avantages. D’abord, chaque groupe de population aurait facilement accès à son objet commémoratif et cela est déjà un argument non négligeable si l’on se rappelle le caractère populaire et local de ce projet. Ensuite, chaque fresque serait en parfaite adéquation avec les représentations de la population alentour, chose impossible si une seule ville abritait l’œuvre entière. Les fresques seraient par ailleurs à considérer comme un ensemble dont les différentes parties sont exposées sur l’ensemble du territoire. C’est cette répartition qui nous conduira ci-après à évoquer l’idée de pèlerinage commémoratif.
D’un point de vue technique il est important d’inclure les populations dans la conception et la réalisation de l’œuvre. C’est-à-dire qu’en plus d’avoir, par la transmission de mémoire, décidé de ce qu’il serait commémoré sur la fresque, il est important que les artistes locaux, pré-dessinent l’œuvre et éventuellement qu’ils encadrent les scolaires de la région pour qu’ils contribuent à la mise en peinture de la fresque. L’acte commémoratif n’en sortirait que renforcé : les octogénaires racontent l’histoire de leur aïeux, cette dernière est immortalisée dans la peinture par les scolaires qui expliqueront un jour, eux-mêmes, à leur petits-enfants la double dimension symbolique du monument.
D’un point de vue artistique, nous pensons qu’il est important de garder la conception de Rivera. C’est-à-dire que l’œuvre ne doit pas être une photographie de l’histoire. Elle doit à l’inverse, susciter des doutes, interroger, inciter le regardant à se questionner, à rechercher, à débattre, à consulter l’habitant ou le passant car c’est exactement par cette attitude que débute la commémoration.
Bien qu’élaborée pour les populations locales (village ou commune), chacune de ces fresques représentatives de l’histoire-mémoire des microrégions entreraient dans le cadre global de l’histoire-mémoire de la Corse et des Corses. Et à ce titre, elles deviendraient les garantes de la mémoire populaire des Corses. Le pèlerinage commémoratif que constituerait le circuit reliant les différentes fresques historico-mémorielles permettrait à chaque habitant de l’île de se souvenir, d’étudier, de comprendre et de découvrir potentiellement, une autre vision du passé en Corse.
Nous pouvons d’ores et déjà imaginer l’organisation de voyages scolaires partiels, ou étalés sur plusieurs jours pour contempler, étudier et comprendre ce nouvel art commémoratif. Bien plus qu’un monument aux morts, les fresques sensibiliseraient les élèves à l’histoire-mémoire de leur région tout en mettant en perspective la pluralité des points de vue. Si l’on considère que le repli sur soi engendre la chute dans l’obscurité des abîmes, mettre en lumière, dès le plus jeune âge, une acceptation de la mémoire du voisin, permettra certainement une ouverture à l’Autre et au Monde.
Par ailleurs, ne perdant jamais de vue la valeur locale, éducative et mémorielle originelle de ces monuments, il est probable que ce pèlerinage commémoratif susciterait de l’intérêt chez les voyageurs non-insulaires sensibilisés à la question de l’art, de l’histoire et du patrimoine. A cet effet, et sans tomber dans le piège que rencontre l’œuvre de Rivera, c’est-à-dire devenir une œuvre dévorée par les touristes et de ce fait, éloignée des locaux, nous pouvons imaginer un accompagnement didactique numérique aux monuments.
La création d’une application mobile pourrait être employée pour renseigner le visiteur sur la manière dont a été conçue la fresque ainsi que sur la symbolique des personnages, objets et événements représentés. Un travail du genre contribuerait ainsi au rayonnement de l’histoire-mémoire insulaire à travers l’Europe et le Monde.
Conclusion
Nous avons proposé dans cet article un outil original centré sur l’art, l’histoire et la mémoire pour pallier le manque d’intérêt suscité par la pratique commémorative de notre temps. Ce travail se voudrait en définitive une feuille de route susceptible de donner un souffle nouveau à la commémoration. Pensée d’abord verticalement du bas vers le haut, cette alternative, a-étatique et a-institutionnelle, à la commémoration dite traditionnelle replace l’habitant, le local, celui qui se souvient et qui transmet, au cœur de la nouvelle action commémorative. Pensée ensuite horizontalement, cette nouvelle approche, n’est plus concentrée dans un seul endroit mais au contraire répartie sur l’ensemble d’un territoire. Notre idée est finalement simple : l’interpénétration incessante de l’histoire et de la mémoire pour réaliser, avec le concours engagé et indispensable de populations faiblement denses, l’élaboration, par la peinture, de nouveaux lieux de mémoire à caractère commémoratif.
Ce travail aboutirait de toute évidence à une réalité régionale. Celle-ci s’avère être la pluralité des histoires, des mémoires et des représentations. Mais importe-il véritablement que les histoires-mémoires d’une même région soient contradictoires ou opposées ? Les livres d’histoire et récits nationaux ne le sont-ils pas ?
Ne doit-on pas admettre qu’il existe d’autres formes de reconnaissance, qui ne passent par la fabrication d’un récit commun ni même partagé, mais par l’acceptation de la pluralité des points de vue et par l’émergence plus ou moins spontanée d’un espace de cohabitation où chacun puisse accepter non pas le récit de l’autre mais sa simple légitimité ?33Crivello Maryline (dir.), Les échelles de la mémoire en Méditerranée, Arles, Actes Sud, « études méditerranéennes, 2010.
Accepter la mémoire de l’Autre peut être une tâche ardue pour celui qui, contrairement à Funes el memorioso, a perdu la sienne. Pourtant nous sommes convaincus que cette démarche est seule capable de préserver notre siècle des drames du siècle précédent. Puisse la commémoration ultra-locale proposée dans cet article contribuer à aller dans ce sens…
Pour conclure ce travail, nous laissons au lecteur le soin d’analyser et de questionner l’œuvre34Ce dessin a été réalisé par la graphiste insulaire Maéva Cecchi spécialement pour illustrer cet article. Cet exemple de fresque ne représente que l’épisode des déportés de 1808. Nous remercions chaleureusement l’artiste pour son enthousiasme et son professionnalisme. qui va suivre et le remercions de contribuer ainsi à ce premier projet de micro-commémoration d’un pan de l’histoire Fiumorbaccia.
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[33] Crivello Maryline (dir.), Les échelles...
Crivello Maryline (dir.), Les échelles de la mémoire en Méditerranée, Arles, Actes Sud, « études méditerranéennes, 2010.
[34] Ce dessin a été réalisé par la graphiste...
Ce dessin a été réalisé par la graphiste insulaire Maéva Cecchi spécialement pour illustrer cet article. Cet exemple de fresque ne représente que l’épisode des déportés de 1808. Nous remercions chaleureusement l’artiste pour son enthousiasme et son professionnalisme.